Franchise

Franchise Expo Paris: invitation gratuite

A partir de dimanche 18 mars (pensez à voter pour les élections régionales avant!) se tiendra Porte de Versailles à Paris le salon Franchise Expo, et ce jusqu’à mardi 21 mars inclus.

L’occasion unique de rencontrer un grand nombre de franchiseurs (400 enseignes représentées) et d’assister à des conférences et des formations ou de rencontrer des experts au sein du Village Créateurs d’Entreprises.

L’entrée étant payante, je tiens à vous faire bénéficier d’un code promotionnel qui vous exonérera du prix d’entrée! Rien de plus simple: il suffit de taper le code « BPFP12″ lors de la commande de votre badge (puis d’imprimer le sésame qui vous sera demandé et scanné à l’entrée). Pour encore plus de facilité, en suivant ce lien vous pourrez directement saisir vos coordonnées (le code promotionnel étant déjà pré-enregistré: on n’arrête pas le progrès!).

Je ne sais pas si j’irai personnellement, restant persuadé que le seul moyen de gagner de l’argent en franchise est de devenir franchiseur et non… franchisé! Toutefois Franchise Expo reste un bon moyen de prendre la température, de voir les réseaux qui recrutent, ceux qui ont du succès, d’assister à des conférences faites par des experts (plutôt que des commerciaux)…etc.

Vous pouvez faire mille autre chose ce dimanche. Découvrez, apprenez, évoluez, mais ne restez pas inerte, devant une TV qui vous lobotomise… N’hésitez pas à partager dans les commentaires les franchises qui vous ont marqué, interpellé.

Franchise Expo Paris: invitation gratuite

Franchise Expo Paris: invitation gratuite

MAJ: ce billet est récurrent, comme le salon -> vous trouverez le nouveau code 2012 en suivant ce lien!

A partir de dimanche 20 mars se tiendra Porte de Versailles à Paris le salon Franchise Expo, et ce jusqu’à mercredi 23 mars inclus. Tiens, l’an dernier, c’était en même temps que les élections régionales, cette année il s’agit des cantonales!

L’occasion unique de rencontrer un grand nombre de franchiseurs (400 enseignes représentées) et d’assister à des conférences et des formations ou de rencontrer des experts au sein du Village Créateurs d’Entreprises.

L’entrée étant payante, je tiens à vous faire bénéficier d’un code promotionnel qui vous exonérera du prix d’entrée! Rien de plus simple: il suffit de taper le code « GP » lors de la commande de votre badge (suivez le lien) puis d’imprimer le sésame qui vous sera demandé et scanné à l’entrée.

Pour ceux qui sont décidés à passer à l’action, vous pouvez commencer dès le 20 mars à vous mettre dans l’ambiance en allant (gratuitement) à ce salon. Même si vous n’êtes pas intéressés par le système de la franchise, ça vous permettra de vous mettre dans le bain, dans l’ambiance de la création d’entreprise, pourquoi pas non plus d’y rencontrer d’autres entrepreneurs, de nouer des contacts avec les banques ou encore certains prestataires.

Prenez le pli, car quand vous aurez réussi en franchise, et gagné plein d’argent, vous irez toujours Porte de Versailles, toujours aux mêmes dates, mais cette fois-ci… au Salon du Golf!!

Franchise « La Ferme »

Franchise « La Ferme »

« Manger bien et sain » est le leitmotiv de La Ferme, l’une des enseignes du groupe (à taille humaine) SENDA (avec Fuxia et Razowski). Dopé par une identité visuelle forte, La Ferme propose des produits frais préparés quotidiennement en laboratoire central.

Chiffres-clés (plaquette d’information du franchiseur):

  • Redevance initiale forfaitaire (droits d’entrée): 20000€
  • Formation: 5000€
  • Redevance proportionnelle d’exploitation: 5%
  • Redevance publicitaire: 1%
  • Durée du contrat: 7 ans
  • Surface du point de vente: à partir de 50m2

Dans les faits:

« Tendance », « trendy », « healhty », « frais », « bio », « nature »…etc. Autant de qualificatifs pour décrire l’ambiance qui se dégage d’un restaurant rapide La Ferme. Je n’ai pas eu le temps de tester in situ le concept mais j’ai pu goûter certains produits sur le stand. C’est bon (si tant est qu’on considère le produit pour ce qu’il est: rapide, éventuellement à emporter) et ça change.

L’avantage de La Ferme pour un investisseur non issu du secteur de la restauration est le concept pré-mâché (!) puisque la plupart des recettes sont préparées en atelier central (même si les clients sont sans doute persuadés que tout est fait à la main, avec amour, sur place…), donc un business axé sur de l’achat-revente-service. Mais ce service est cher payé (6% du CA) avec j’imagine (la conseillère sur le stand bien que sympathique ne maîtrisait pas son sujet) une marge moindre que pour un indépendant qui prépare lui-même ses plats et salades sur place…

Une cash-machine sur un segment qui a le vent en poupe? Un business-plan serré à confirmer selon l’emplacement…

Franchise « Mangas »

Franchise « Mangas »

Vous avez toujours rêvé d’un superbe costume parfaitement ajusté où les manches ne seraient ni trop courtes ni trop longues, où vous seriez à l’aise sans flotter? Vous êtes lassés de vos chemises qui se ressemblent toutes? Vous pensiez pourtant que la mode, l’élégance ne pouvaient revêtir que 2 nationalités: Anglaise ou Italienne. Faux car Mangas, franchiseur-fabricant de costume et chemiserie sur-mesure nous vient de la péninsule ibérique!

Chiffres-clés (plaquette d’information du franchiseur):

  • Aucun droit d’entrée – Aucune royaltie
  • Durée du contrat: 5 ans
  • Surface du point de vente: 40 à 60m2
  • Investissement initial (hors droit-au-bail): environ 44500€

Dans les faits:

Je dois vous faire une confidence: je ne porte plus de costume depuis longtemps, l’ayant troqué pour la tenue « Steve Jobs… » Coup de chance, j’étais le jour de ma visite accompagné d’un ami qui lui, en tant que DAF, porte des costumes sur-mesure comme certains le « bleu de travail » et qui m’a confirmé sa connaissance de la marque ainsi que la qualité des confections (et la diversité: rien que pour les chemises: plus de 50 modèles de cols différents – plus de 20 types de poignées, sans parler des tissus, des broderies en option…etc).

Comptez dans les 700€ prix public pour un costume (moins de 3 semaines de délai). L’originalité du concept réside en l’intégration du système puisque les vêtements sont fabriqués en Espagne selon les mesures prises en boutique. On pourrait presque rapprocher la franchise Mangas d’un système de commission-affiliation (le stock est très faible et concerne des échantillons de tissus essentiellement et quelques accessoires) puisque finalement le franchisé achète la marchandise qui est « transformée », « produite », par son franchiseur, tout en empochant sa marge au passage.

Mangas est finalement très proche du business-retail presque parfait: un stock symbolique, un produit haut de gamme, un investissement modéré, un renouvellement d’achat facile (et facilité), un sourcing produit garanti et un concept éprouvé (43 boutiques dont 31 en Espagne et 5 en France). En contrepartie, une marge plus faible que si vous étiez vous même tailleur (mais chacun son métier!). A vos calculettes…

Franchise « Le Grand Panier Bio »

Franchise « Le Grand Panier Bio »

Une jeune franchise (mais pas prétentieuse) ayant déjà fait ses preuves sur 3 unités en propre, développe son concept de supermarché proposant 100% de produits bio.

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Chiffres-clés (plaquette d’information du franchiseur):

  • Droits d’entrée: 15000€ HT
  • Royalties: 1,3% du CA HT
  • Durée du contrat: 5 ans
  • Surface du point de vente: minimum 400m2
  • Apport personnel: minimum 20% (du projet)
  • Approvisionnements: 80% obligatoire auprès de la centrale

Dans les faits:

Doit-on encore vanter la vague bio actuelle (et qui est sans doute amenée à se développer)?

Le Grand Panier Bio surfe sur un concept de supermarché (2 des implantations ont une surface de 700m2) implanté en sortie de ville, près de « locomotives », là où les concurrents se développent en zone urbaine sur des concepts de « boutiques » (Naturalia, Les Nouveaux Robinson ou encore les intégristes de chez Biocoop). Le Grand Panier Bio offre sur un même vaste lieu différents espaces qui sont parfois de véritables corners (primeur, boucherie, boulangerie, cave à vins, bébé…etc) et permet surtout à une clientèle remplissant le coffre de sa voiture de manière hebdomadaire de faire un (dé)tour par le bio en sortant des grandes surfaces traditionnelles. Et qui sait, pourquoi pas un jour imaginer les clients bouder les hypermarchés pour un duo supermarché bio + hard-discount (Lidl, Ed, Aldi…etc). C’est d’ailleurs à mon sens le principal handicap de ce concept: son dimensionnement pour les ZAC, aujourd’hui en (légère) désaffection du public (on assiste à des replis stratégiques au centre-ville comme Carrefour Market ou encore des idées novatrices comme Auchan Drive) mais aussi dans une certaine mesure sa force (car qui dit plus de surface dit un meilleur développement de CA, ce qui permet de capitaliser sur une marge faite grâce au volume, donc des prix plus bas que dans les boutiques pré-citées). Ajoutons aussi une concurrence qui existe (même si peu développée mais avec des armes marketing qui semblent plus aiguisées)Natureo.

N’oublions pas non plus la réaction des mastodontes de la distribution qui peuvent réinventer les hypermarchés, et notamment y intégrer le bio (davantage que le petit rayon dédié en grande partie au mono-marque Bjorg…), comme elles l’ont fait récemment pour les MDD. Il restera alors clairement un vrai segment de niche: le bio discount (mais peut-on faire prévaloir les arguments parfois antinomiques de qualité et de prix bas?). Il reste aussi à faire évoluer les mentalités qui pour beaucoup résument encore le bio à la décroissance, à l’instar de ce sketch de Guillon:

Franchise « Wasawok »

Franchise « Wasawok »

Une cuisine au wok alliant des saveurs exotiques et nouvelles à la rapidité de la préparation. Elle permet le renouveau de la cuisine traditionnelle, en offrant au consommateur une cuisine de produits simples et frais, pensée pour la VAE (vente à emporter).

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Chiffres-clés (plaquette d’information du franchiseur):

  • Droits d’entrée: 20000€ HT
  • Aménagement, décoration: entre 30000 et 70000€
  • Cuisine: 25000 à 55000€
  • Stock initial: 1500€
  • Redevance mensuelle de franchise: 4% du CA HT
  • Durée du contrat: 5 ans
  • Surface du point de vente: 40 à 60m2
  • Estimation de CA: environ 400000€

Dans les faits:

Pour avoir été client (à Strasbourg où ils sont implantés), je peux écrire tout le bien que je pense de cette nourriture, saine et équilibrée, diversifiée (plus de 200 combinaisons possibles!), « nutritive » (les portions sont généreuses) et économique (box à partir de 5€), sans parler de l’ambiance (il y a une dose de mise en scène dans la préparation…). Le secteur de la restauration rapide est en plein boom mais il faut rester prudent car on assiste à une explosion des concepts: pâtes, (pseudo)bio, wok, kebap…etc (en sus des « classiques » qui s’organisent: sushi, pizza, burgers…etc). Le wok n’en est qu’à ses premiers pas, le terrain est donc encore à défricher (Wazawok est d’ailleurs adossé au groupe Flam’s pour son développement). Le taux de marge (brute) annoncé est de 75% mais le droit-au-bail risque de grever la rentabilité car une (rare et très coûteuse) extraction est indispensable… Le sushi fut une déferlante durable (qui se propage aujourd’hui à la province), les pâtes sont en passe de prendre le même chemin: le wok sera-t-il le nouvel eldorado ou une simple niche?

Franchise « Viens Jouer à la Maison »

Franchise « Viens Jouer à la Maison »

Viens Jouer à la Maison propose dans un même lieu, des ateliers pour enfants (0-10 ans), des goûters d’anniversaire, des stages pendant les vacances, des activités pour les futures mamans et une boutique unique pour les enfants.

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Chiffres-clés (plaquette d’information du franchiseur):

  • Durée du contrat: 7 ans
  • Droits d’entrée: 25000€ HT
  • Redevance mensuelle de franchise: 8% du CA HT
  • Coût estimatif des travaux + aménagement + informatique: 600 à 800€ HT/ m2
  • Rentabilité supérieure à 10%

Dans les faits:

Il n’existe qu’une seule boutique à Asnières (92), créée mi-2008, et qui n’a pas encore de bilan connu. Le concept store paraît vraiment « frais », novateur et réfléchi. On sent en revanche un fort degré de « boboitude » doublé d’un talent marketing très aiguisé (et surtout très chèrement monnayé pour une enseigne embryonnaire…). Tout est bien ficelé, bien étudié et parfaitement transposable pour un candidat (plutôt parent…) qui aurait un réseau de mères de famille (si possible avec un certain pouvoir d’achat) dans son entourage. N’est-ce pas un peu tôt toutefois pour capitaliser instantanément sur la transposition en franchise…!?

Gagner de l’argent en franchise

Gagner de l’argent en franchise

La franchise est un secteur qui se porte bien. Laquelle? Toutes! Toutes les franchises se portent bien car elles rapportent beaucoup d’argent …aux franchiseurs. Ne jetons pas l’anathème: certaines franchises sont sérieuses et parallèlement (et pas forcément concomitamment…) certains franchisés gagnent (très) bien leur vie.

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Qu’est-ce que la franchise?

Il s’agit d’un échange: le franchiseur « offre » son savoir-faire, en échange de quoi le franchisé le dédommage. Même quand le franchiseur apporte une notoriété établie, un « nom », cela s’assortit toujours d’un savoir-faire: s’appeler McDo ne suffit pas si on ne sait pas préparer un Big Mac dans les règles de l’Art. Normalement basé sur le principe gagnant-gagnant, c’est un système en symbiose où aucune des 2 parties (franchiseur et franchisé) n’est censée gagner de l’argent sur le dos de l’autre mais grâce à l’autre. Nuance de taille et pourtant…

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Pourquoi opter pour une franchise?

  1. L’inexpérience métier. Se lancer dans une activité pour laquelle on a pas de formation est délicat. Une franchise peut vous aiguiller dans cette voie. Mais attention: le rôle du franchiseur n’est pas de vous former à un nouveau métier mais de mettre en place des process rôdés grâce à son expertise.
  2. La notoriété et la confiance. C’est l’aspect incontournable de certaines franchises (un cercle assez restreint en fait): l’évocation d’un nom synonyme de reconnaissance. Certaines enseignes ont même un taux de notoriété spontanée hors du commun: si je vous dis opticien et salon de beauté, vous me citerez immédiatement Afflelou ou encore Yves Rocher.
  3. L’automatisation. Sans même parler de business passif (en simple investisseur), le confort d’une franchise est d’avoir une équipe de permanents dédiée au back-office: gestion des approvisionnements et des achats, marketing, actions publicitaires, architecture et agencement du point de vente…etc. La vraie plus-value de l’entrepreneur se résume donc au management. Sans doute aussi pour ça que le candidat-type est souvent un ancien cadre.
  4. Le chiffre d’affaires prévisionnel. La composante d’un réseau est son retour d’expérience. Si l’ensemble des points de vente fait entre 400 et 600k€ de CA et que la stratégie d’implantation (emplacement, cible) respecte les critères de cette franchise, il est peu probable que vous ne fassiez « que » 150k€ de CA après 2 ou 3 ans d’ouverture.

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Les faux-semblants de la franchise

  1. L’emplacement, l’emplacement, l’emplacement. Naguère, les développeurs commerciaux parlaient de 3 zones. Aujourd’hui les franchises vous recommandent des emplacements n°1 ou à la limite n°1bis, souhaitent éviter le n°2 et par pudeur ne parlent même pas de la 3ème zone… Mais ces pas de porte se monnayent à prix d’or et les baux valent une fortune tous les mois. Mais un franchiseur digne de ce nom se doit d’avoir un petit drapeau sur le meilleur emplacement de la carte! A noter aussi que certaines franchises (McDo, KFC, Quick…) proposent la plupart de leurs contrats sous location-gérance (c’est-à-dire que le franchiseur est lui-même propriétaire du foncier!!!).
  2. La centrale d’achats et de référencement. Pourquoi pas mais cela reste à prouver. Et les indépendants se fédèrent eux aussi afin d’obtenir des conditions commerciales pour des achats groupés. Par ailleurs, de plus en plus les enseignes développent d’ailleurs leurs propres gammes de produits en MDD (Marque De Distributeur), sortant non seulement de leur métier de distributeur mais empochant souvent une part du « prix de revient » facturé au franchisé…
  3. Le concept marketing et les outils. Le franchiseur apporte-t-il une réelle plus-value? Innove-t-il? L’intégralité du marché de la pizza est basé sur la livraison à domicile, la distribution de flyers en toute boîte et l’offre « 1 acheté = 1 offert »: où est la différenciation?
  4. La communication. N’oubliez pas une règle de base: tout l’argent investit en communication nationale (pour la notoriété de l’enseigne mais du point de vente local uniquement par retombée) ne l’est pas en local. Si vous dédiez (de manière « contrainte ») 2% de votre CA qui serait par exemple de 500k€ à la pub nationale, cela équivaut à un budget de 10000€, soit 2 à 4 mailings ciblés.
  5. La notoriété vs la proximité. L’un des critères de choix fondamentaux et pour beaucoup de domaines de consommation, c’est la proximité. Attention aux franchiseurs qui n’ont pas froid aux yeux et veulent s’implanter dans une zone de chalandise dont l’offre est déjà pléthorique. Certes la marque de la franchise n’est y pas encore représentée mais les gens ont des habitudes de consommation et la notoriété de l’enseigne ne suffit pas toujours à elle seule à les en détourner. Quant à penser que les consommateurs vont s’empresser de parcourir une distance non négligeable, sous prétexte d’y trouver la marque de la franchise, c’est prêter un pouvoir d’attractivité démesuré à cette notoriété d’enseigne. Même des géants comme Auchan ou Carrefour commencent à être boudés, en raison justement de la distance à parcourir trop importante pour les atteindre.
  6. Le choix dans la diversité. Ne scotomisons pas l’objectif qui est de gagner de l’argent. Mais pas à n’importe quel prix. On ne choisit pas sa franchise comme on choisit ce qu’on va manger lorsqu’on a faim! Sélectionnez d’abord votre secteur d’activité puis étudiez les franchises s’y associant. Pas l’inverse (choisir une franchise puis se demander si ça peut vous correspondre: vendre des piscines ou des sushis, ce n’est pas tout à fait la même chose!).

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Le coût de la franchise: votre bénéfice

Le franchiseur se doit de gagner de l’argent, ne serait-ce que pour financer son développement (et donc celui de l’ensemble de ses franchisés). Mais cela doit se faire selon une certaine éthique et une certaine rigueur. Combien de fois voit-on un franchisé peiner à se rémunérer? Combien de fois voit-on un franchisé « condamné » à entrer dans le système casse-figure du multi-magasins (pour le commerce retail, la masse critique se situe souvent à 5 ou 6 unités)? La défaillance d’entreprise est toujours moindre en franchise pour la bonne et simple raison qu’une fermeture signifie une franchise boudée pendant plusieurs années sur la zone. Le franchiseur préférera donc trouver un autre pigeon candidat pour réinjecter des fonds propres, voire détenir l’unité en propre (succursale) avant de la vendre pour le droit au bail seul, épongeant lui-même l’ardoise sans souffrir d’une publicité négative due à une faillite!

Se protéger passe par s’informer. Discutez avec les franchisés mais pas ceux présents sur les stands des franchises ou ceux recommandés par le développeur mais ceux que VOUS aurez sélectionné.

Posez les bonnes questions:

  • Combien de permanents sont présents au siège? Dans certaines enseignes, cela atteint des records avec parfois plus d’un permanent par franchisé!!! Imaginez, c’est comme si votre structure devait supporter la masse salariale d’un collaborateur supplémentaire…!
  • Quelle proportion de succursales? Ne pas avoir de succursales n’est pas forcément bénéfique car ces unités pilotes agissent souvent comme des laboratoires avancés pour tester de nouvelles offres, un nouvel agencement…etc (sans souci de résultat opérationnel puisque cela fait partie intégrante du développement, donc de son investissement). Mais il existe aussi certaines enseignes qui se taillent la part du lion: les succursales dans les endroits à fort potentiel et les franchises dans les zones plus restreintes (donc plus risquées et moins rentables…): non merci!
  • Quels objectifs de recrutement, selon quel plan? Un franchiseur qui ne sait pas répondre à ces questions doit changer de métier et vite. Objectif ne signifie pas forcément qu’il va l’atteindre mais au moins qu’il sait où il va. Pourtant certains évoquent encore la crise pour se camoufler derrière des phrases pleines de réussite « on ne fait pas plan: tant mieux si on ouvre, et tant mieux si on ouvre un maximum, Marseille ou Lille, on prendra ceux qui sont motivés! » Imaginez votre situation par analogie: « le CA? pas de plan sur la comète, tant mieux si on vend! notre cible? bof, si on a un étudiant ou un CSP+, c’est toujours une vente, viendra qui pourra! » No comment…
  • Comment son découpées les zones d’exclusivité? Il est important que la franchise elle-même ne vous tire pas une balle dans le pied en installant un concurrent qui serait de votre propre « famille! » La connaissance du géomarketing est un incontournable aujourd’hui afin d’avoir un développement en bonne harmonie.
  • Demandez des exemples factuels de prix de fournitures? Vous êtes censés faire des économies grâce à la centrale d’achats: comparez factuellement le prix d’un emballage auprès du franchiseur puis par votre propres moyens en tant qu’indépendant (par exemple un sac de transport en kraft logotypé).
  • Etudiez minutieusement les « coûts cachés! » La franchise tient souvent à 2 chiffres: droits d’entrée + royalties. Mais quid des campagnes publicitaires obligatoires et obligatoirement élaborées par la franchise elle-même? Quid du programme informatique dont le leasing et la maintenance transitent via la franchise? Quid de la formation continue (c’est déjà une bonne chose ceci étant qu’il y en ait!)?…etc.

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Les questions à (se) poser

LA question par excellence (et malheureusement souvent la première) que pose tout candidat au franchiseur est « combien je peux espérer gagner? » Depuis quand envisage-t-on un business sous cet angle. Ne serait-ce pas mettre la charrue avant les boeufs…!? Dans tout business, l’argent est une conséquence, jamais une fin en soi (à part pour un banquier mais il n’existe pas de franchise de ce type…).

Toute bonne implantation relève d’une étude de marché digne de ce nom. Et la règle d’or est de la faire soi-même, ne jamais la sous-traiter et encore moins à son franchiseur (tout au plus vous pouvez vérifier les données chiffrées (souvent laconiques) qu’il vous formule). Vous ne savez pas mener une étude de marché? Et bien revenez quand vous saurez: démarrer un business, qui plus est un commerce (puisque souvent la franchise s’appuie sur ce mode de distribution) n’est pas un hobby, donc hors de question de pécher par amateurisme.

Une fois l’étude de marché effectuée, le voyant ne peut être que de 3 couleurs: rouge et le projet s’arrête là – orange et il faut lever certains doutes (par exemple une autorisation administrative ou encore la possibilité de recruter des profils spécifiques…etc) - vert et on fonce! A ce stade-là, la franchise n’intervient pas: soit le projet pour implanter une sandwicherie dans tel emplacement, telle gamme de prix, pour telle cible…etc est viable, soit il ne l’est pas. S’appeler Subway, Paul ou La Mie Câline n’y changera rien… Donc au terme de cette étape, une fois que le voyant est vert (ou que l’orange est passé au vert), vient la question subsidiaire de l’enseigne: la franchise me fera-t-elle gagner plus d’argent (ou plus rapidement) grâce notamment à son concept, sa notoriété, sa communication ou inversement la franchise me fera-t-elle économiser de l’argent grâce (essentiellement) à sa centrale d’achat (mais aussi à ses process)? C’est seulement à cette étape et au terme de ce questionnement que le choix d’une franchise pourra être envisagé.

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Franchise or not franchise?

Beaucoup (trop) de franchises en sont au stade infantile et le déploiement de fastes cache souvent mal l’appétit vénal du franchiseur. Si la seule réponse est l’économie d’échelle pour l’impression de fournitures personnalisées (entendu sur plusieurs stands au dernier salon Franchise Expo…), il est grand temps pour le franchiseur de se remettre en question (et de prendre des cours de vente!).

  • La franchise me fait gagner plus d’argent. Encore faut-il le quantifier! Votre étude de marché a pu vous donner votre CA prévisionnel (réalisable « seul », en indépendant). Quel serait le CA estimé par la franchise pour le même point de vente? Et est-ce rentable: sur 5 ans, avec 20k€ de droits d’entrée et 5% de royalties/ an (et sans compter les cotisations fixes), au sein d’un business ayant une marge brute de 60% et un CA de 150k€, il faudrait… 171k€ pour absorber le surcoût de la franchise (soit 14% de CA supplémentaire!).
  • La franchise me fait économiser de l’argent. Etant très méfiant avec les franchises, je poserais aussi avant tout la question différemment: suis-je certain de payer moins cher mon agencement, mes fournitures, ma marchandise…etc grâce à l’enseigne car un franchiseur malhonnête aura tôt fait se se servir sur la moquette qu’il vous vend, sur le stock qu’il vous vend, sur les emballages qu’il vous vend…etc. Un franchiseur « sain » se rémunère sur les royalties, absorbe ses frais fixes grâce aux cotisations fixes et facture les prestations de démarrage qu’il vous apporte (formation, concept).

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La franchise peut s’avérer un très bon catalyseur pour qui veut démarrer une activité, surtout si cette activité ne s’étend pas sur le domaine de compétences de l’entrepreneur (nouveau métier). Mais les écueils sont nombreux, et à mon sens le risque plus important que le gain potentiel. Ce n’est pas une raison pour se détourner de ce mode de distribution mais ce billet a pour vocation de vous inciter à la plus grande prudence: celui qui prend le risque, c’est vous, le franchisé.

Finalement, le meilleur moyen de gagner de l’argent en franchise est encore… de devenir franchiseur, non?

Franchise: les réseaux qui ne recrutent pas!

Franchise: les réseaux qui ne recrutent pas!

A ma grande surprise, le salon Franchise Expo ne réunit que certains secteurs d’activité. En entrant dans le détail de la catégorie « beauté, santé, remise en forme », je trouve 23 exposants dont notamment 7 clubs de sport ou assimilé et 9 salons d’esthétique ou assimilé. Des pans entiers sont oubliés comme la coiffure, l’optique ou la bijouterie. Ces secteurs ont déjà des salons propres à leurs activités respectives, mais surtout de premier rang drainant bien plus de visiteurs (proportionnellement aux chalands) que Franchise Expo (30000): 35000 pour MCB (Mondial Coiffure Beauté) – 40000 pour le Silmo (Mondial de l’Optique) – 25000 pour Bijorhca (répartis sur 2 éditions dans l’année).

Doit-on en conclure que ces réseaux ne recrutent pas? Oui et Non…

  • N’espérez pas parcourir un salon en vous disant que vous y trouverez LE franchiseur qui vous correspond car la liste n’est pas exhaustive.
  • Exposer coûte très cher (vous n’imaginez même pas le prix d’un petit m2 de moquette porte de Versailles…) et ne pas trouver un franchiseur peut aussi signifier que celui-ci ne dilapide pas n’importe comment l’argent de ses franchisés (de la même manière, toutes les enseignes commerçantes n’ont pas forcément un flagship store sur les Champs-Elysées!).
  • Certains métiers ont des « barrages à l’installation » (il faut par exemple un BP de coiffure ou un BTS opticien-lunetier pour pouvoir ouvrir les boutiques idoines), ce qui les pousse naturellement à s’adresser à un public de professionnels plus que d’investisseurs.
  • Ces salons sont souvent trustés par des groupes détenant un pool d’enseigne: le ticket d’entrée est lourd pour une structure indépendante qui démarre son réseau (j’ai par exemple l’an passé eu un contact avec Asia Wok qui ne fait plus partie de l’édition de cette année).
  • Des secteurs d’activités nouveaux (ou nouveaux en ce qui concerne leur succès fulgurant) ne sont tout simplement pas encore organisés en franchise, en réseau, ce qui n’écarte pas pour autant l’intérêt qu’il faut leur porter quant à leur potentiel futur. Je pense là en particulier au secteur des énergies renouvelables.
  • D’autres secteurs sont un peu plus « avancés » (comparativement à ceux du point précédent) mais sont encore totalement désorganisés. L’occasion de faire partie de l’aventure dès le démarrage (effet de levier plus important). J’en profite pour faire la pub à un copain qui lance son propre réseau de franchise (services à la personne): Papa Bricole

Franchise Expo Paris: invitation gratuite

Franchise Expo Paris: invitation gratuite

MAJ: ce billet est récurrent, comme le salon -> vous trouverez le nouveau code 2012 en suivant ce lien!

A partir de dimanche 14 mars (pensez à voter pour les élections régionales avant!) se tiendra Porte de Versailles à Paris le salon Franchise Expo, et ce jusqu’à mardi 17 mars inclus.

L’occasion unique de rencontrer un grand nombre de franchiseurs (400 enseignes représentées) et d’assister à des conférences et des formations ou de rencontrer des experts au sein du Village Créateurs d’Entreprises.

J’avais assisté à l’édition de l’an passé mais j’étais resté un peu sur ma faim car d’une part beaucoup de secteurs d’activité n’étaient pas représentés et d’autre part les conférences auxquelles j’ai assisté ne m’ont pas apporté grand-chose (« trop de blabla » chantait Princess Erika…). Si vous ciblez votre recherche ou si vous passez simplement en touriste, une demi-journée sera amplement suffisante (je suis d’ailleurs surpris de la durée du salon au vu de la faible surface d’exposition).

L’entrée étant payante, je tiens à vous faire bénéficier d’un code promotionnel qui vous exonérera du prix d’entrée! Rien de plus simple: il suffit de taper le code « NK » lors de la commande de votre badge (suivez le lien) puis d’imprimer le sésame qui vous sera demandé et scanné à l’entrée.

Passerez-vous votre dimanche devant votre TV à admirer Drucker ou irez-vous fureter dans les allées du salon à la recherche d’opportunités…!?