Une jeune franchise (mais pas prétentieuse) ayant déjà fait ses preuves sur 3 unités en propre, développe son concept de supermarché proposant 100% de produits bio.
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Chiffres-clés (plaquette d’information du franchiseur):
- Droits d’entrée: 15000€ HT
- Royalties: 1,3% du CA HT
- Durée du contrat: 5 ans
- Surface du point de vente: minimum 400m2
- Apport personnel: minimum 20% (du projet)
- Approvisionnements: 80% obligatoire auprès de la centrale
Dans les faits:
Doit-on encore vanter la vague bio actuelle (et qui est sans doute amenée à se développer)?
Le Grand Panier Bio surfe sur un concept de supermarché (2 des implantations ont une surface de 700m2) implanté en sortie de ville, près de « locomotives », là où les concurrents se développent en zone urbaine sur des concepts de « boutiques » (Naturalia, Les Nouveaux Robinson ou encore les intégristes de chez Biocoop). Le Grand Panier Bio offre sur un même vaste lieu différents espaces qui sont parfois de véritables corners (primeur, boucherie, boulangerie, cave à vins, bébé…etc) et permet surtout à une clientèle remplissant le coffre de sa voiture de manière hebdomadaire de faire un (dé)tour par le bio en sortant des grandes surfaces traditionnelles. Et qui sait, pourquoi pas un jour imaginer les clients bouder les hypermarchés pour un duo supermarché bio + hard-discount (Lidl, Ed, Aldi…etc). C’est d’ailleurs à mon sens le principal handicap de ce concept: son dimensionnement pour les ZAC, aujourd’hui en (légère) désaffection du public (on assiste à des replis stratégiques au centre-ville comme Carrefour Market ou encore des idées novatrices comme Auchan Drive) mais aussi dans une certaine mesure sa force (car qui dit plus de surface dit un meilleur développement de CA, ce qui permet de capitaliser sur une marge faite grâce au volume, donc des prix plus bas que dans les boutiques pré-citées). Ajoutons aussi une concurrence qui existe (même si peu développée mais avec des armes marketing qui semblent plus aiguisées): Natureo.
N’oublions pas non plus la réaction des mastodontes de la distribution qui peuvent réinventer les hypermarchés, et notamment y intégrer le bio (davantage que le petit rayon dédié en grande partie au mono-marque Bjorg…), comme elles l’ont fait récemment pour les MDD. Il restera alors clairement un vrai segment de niche: le bio discount (mais peut-on faire prévaloir les arguments parfois antinomiques de qualité et de prix bas?). Il reste aussi à faire évoluer les mentalités qui pour beaucoup résument encore le bio à la décroissance, à l’instar de ce sketch de Guillon:


Tweets that mention Franchise "Le Grand Panier Bio" | alteriche -- Topsy.com
[...] This post was mentioned on Twitter by Dév Perso, Frédéric Erdmann. Frédéric Erdmann said: Franchise « Le Grand Panier Bio »: Tour d'horizon de 5 concepts originaux aperçus au salon… http://goo.gl/fb/2ICB [...]
Je crois que la grande distrib commence a se mettre de plus en plus au Bio, il me semble que c’est Auchan qui fait un rayon entier maintenant, a mon avis la grande distribution traditionnelle est la plus grande menace pour les enseignes spécialisees, meme si une petite partie de la clientele preferera toujours se fournir dans des enseignes specialisees pour ce type de produit.
Oui mais ça n’est pas joué pour autant. Je vois par exemple 2 facteurs rampant:
_ L’autoritarisme dont a joué si longtemps la grande distri envers les (petits) producteurs et distributeurs: c’est la plus-value de ces enseignes à taille humaine qui traitent ces producteurs en humains et non en remise arrière.
_ Le mélange des genres: ça va un peu à l’encontre de la démocratisation du bio mais pour l’instant beaucoup de consommateurs bio ne veulent pas dépenser leur argent dans ces « hangars du grand capital », et retrouver un rayon plus loin les pires horreurs marketing de l’industrie agro-alimentaire.
On peut tout à fait imaginer (si la com est bien faite) un glissement de ces valeurs vers les couches plus populaires (qui veulent manger santé) plutôt qu’un rapprochement produits classiques/ produits bio (et des prix toujours tirés vers le bas).