Entreprendre

Franchise Expo Paris: invitation gratuite

A partir de dimanche 18 mars (pensez à voter pour les élections régionales avant!) se tiendra Porte de Versailles à Paris le salon Franchise Expo, et ce jusqu’à mardi 21 mars inclus.

L’occasion unique de rencontrer un grand nombre de franchiseurs (400 enseignes représentées) et d’assister à des conférences et des formations ou de rencontrer des experts au sein du Village Créateurs d’Entreprises.

L’entrée étant payante, je tiens à vous faire bénéficier d’un code promotionnel qui vous exonérera du prix d’entrée! Rien de plus simple: il suffit de taper le code « BPFP12″ lors de la commande de votre badge (puis d’imprimer le sésame qui vous sera demandé et scanné à l’entrée). Pour encore plus de facilité, en suivant ce lien vous pourrez directement saisir vos coordonnées (le code promotionnel étant déjà pré-enregistré: on n’arrête pas le progrès!).

Je ne sais pas si j’irai personnellement, restant persuadé que le seul moyen de gagner de l’argent en franchise est de devenir franchiseur et non… franchisé! Toutefois Franchise Expo reste un bon moyen de prendre la température, de voir les réseaux qui recrutent, ceux qui ont du succès, d’assister à des conférences faites par des experts (plutôt que des commerciaux)…etc.

Vous pouvez faire mille autre chose ce dimanche. Découvrez, apprenez, évoluez, mais ne restez pas inerte, devant une TV qui vous lobotomise… N’hésitez pas à partager dans les commentaires les franchises qui vous ont marqué, interpellé.

Franchise Expo Paris: invitation gratuite

Franchise Expo Paris: invitation gratuite

MAJ: ce billet est récurrent, comme le salon -> vous trouverez le nouveau code 2012 en suivant ce lien!

A partir de dimanche 20 mars se tiendra Porte de Versailles à Paris le salon Franchise Expo, et ce jusqu’à mercredi 23 mars inclus. Tiens, l’an dernier, c’était en même temps que les élections régionales, cette année il s’agit des cantonales!

L’occasion unique de rencontrer un grand nombre de franchiseurs (400 enseignes représentées) et d’assister à des conférences et des formations ou de rencontrer des experts au sein du Village Créateurs d’Entreprises.

L’entrée étant payante, je tiens à vous faire bénéficier d’un code promotionnel qui vous exonérera du prix d’entrée! Rien de plus simple: il suffit de taper le code « GP » lors de la commande de votre badge (suivez le lien) puis d’imprimer le sésame qui vous sera demandé et scanné à l’entrée.

Pour ceux qui sont décidés à passer à l’action, vous pouvez commencer dès le 20 mars à vous mettre dans l’ambiance en allant (gratuitement) à ce salon. Même si vous n’êtes pas intéressés par le système de la franchise, ça vous permettra de vous mettre dans le bain, dans l’ambiance de la création d’entreprise, pourquoi pas non plus d’y rencontrer d’autres entrepreneurs, de nouer des contacts avec les banques ou encore certains prestataires.

Prenez le pli, car quand vous aurez réussi en franchise, et gagné plein d’argent, vous irez toujours Porte de Versailles, toujours aux mêmes dates, mais cette fois-ci… au Salon du Golf!!

Comment le Lean Six Sigma peut transformer une boutique en Franchise ?

Comment le Lean Six Sigma peut transformer une boutique en Franchise ?

Nouvel exercice de style pour moi puisque je cède aujourd’hui la parole à Florent Fouque, expert ès LSS, l’espace d’un billet-invité.

J’en profite au passage pour l’en remercier et pour faire la promotion de son livre que vous pouvez d’ors et déjà acheter en version électronique et qui sort aujourd’hui en version papier dans une très belle édition couleur agrémentée d’un CD-ROM (j’aurais l’occasion de revenir là-dessus mais vous pouvez dès maintenant bénéficier d’un code promotionnel en indiquant le code « AFFALTER » lors de votre commande!).

Comment concilier business passif, automatisation des process et s’enrichir soi-même plutôt qu’un franchiseur? Réponse …

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La parution de mon roman d’entreprise « A la découverte du Lean Six Sigma » est l’occasion pour moi d’élargir mon lectorat habituel d’initiés (cf. mon blog http://leansixsigma.free.fr) à une plus large population. Cet exercice est également très enrichissant, car il me permet de montrer en quoi le Lean Six Sigma n’est pas réservé aux experts comme sa terminologie le laisse penser… ;-)

Alors, pour commencer : qu’est-ce que le Lean Six Sigma ? Le Lean Six Sigma est une méthodologie très structurée qui permet d’optimiser les processus. Optimiser les processus cela signifie réduire les gaspillages, réduire le temps de traitement des tâches, réduire les stocks, réduire les produits non conformes, améliorer l’efficacité voire l’efficience d’un outil de production…etc. Alors, vous allez me dire : quel est le lien entre l’optimisation des processus et la transformation d’un business en franchise ? Et je vais vous répondre par une autre question : Quelle est la plus grosse valeur ajoutée d’une franchise ? Bien sûr vous allez me répondre « le concept tout ficelé » ! et je vous répondrai Bravo !!! C’est marrant ce jeu où je fais les questions et les réponses… ;-P Bon allé un peu de sérieux !

Effectivement la plus grosse valeur ajoutée d’une franchise c’est le concept, mais qu’est-ce que le concept sinon une liste de process optimisé ?

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La force du Mac Do n’est surement pas dans la qualité et le bon goût de leur hamburger, sinon bien d’autres boutiques auraient plus de succès ! Non la force de Mac Do est dans l’optimisation de leur processus :

  • Processus de prise de commande
  • Processus de traitement des commandes
  • Processus de fabrication des hamburgers
  • Processus d’approvisionnement des matières premières (salade, steak, sauces…etc)
  • Processus d’entretien des locaux (cuisine et salle de restaurant)
  • …etc.

Voilà ce qui fait revenir les clients chez Mc Donald : l’optimisation des processus. Cette optimisation passe par deux leviers :

Le premier c’est la réduction de la variabilité : vous avouerez qu’il est rare de tomber sur un Big Mac qui n’a pas le goût Du Big Mac et ce malgré l’endroit où vous l’achetez ! Et le deuxième est l’adéquation du résultat du processus avec les spécifications définies par le client. Par exemple les frites doivent cuir entre 6 et 7 minutes mais jamais au-delà des 7 minutes. Voilà pourquoi vous entendez sonnez les friteuses chez Mc Donald, c’est pour avoir toujours des frites cuites de manière identique et avec le niveau de cuisson le plus apprécié des clients.

Vous devez maintenant mieux comprendre en quoi l’optimisation est au cœur de la problématique des franchises puisque la plus grosse valeur ajoutée qu’elles apportent est sur les processus.

Maintenant que j’ai démontré en quoi les processus étaient le cœur de la valeur ajoutée des franchises, je vais tenter de vous expliquer comment le Lean Six Sigma peut permettre la transformation d’un business en franchise.

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Dans un premier temps, il est fondamental de lister les processus de l’entreprise. Bien souvent, nous mettons en œuvre les processus sans même nous en rendre compte. Si nous restons sur l’exemple d’une sandwicherie (qu’est-ce que le Mc Do sinon une sandwicherie ? ;-P), nous pouvons aisément imaginer quelqu’un qui se mette à son compte, qui fasse ses petits sandwichs tranquillement et qui les vende tout aussi tranquillement. Si elle est bonne commerçante son affaire peut très bien marcher mais de là à en faire une franchise il restera du travail !

Et bien justement, ce travail consistera à formaliser tout ce qu’elle fait. Comment elle fait les sandwiches ? Quelle est la check-list des choses le matin à faire avant d’ouvrir la boutique ? Celle du soir avant de la fermer ? Quel est le processus de recrutement ? Quels sont les différents modes de paiement ? Quelles sont les procédures de réapprovisionnement ?…etc.

Une fois formalisés, il sera nécessaire de se focaliser sur les processus du cœur de métier pour les optimiser et faire en sorte que la gestion de 300 clients par jours devienne aussi simple et fluide que pour 30.

Attention c’est là que le Lean Six Sigma prend toute sa hauteur… ! :-)

1ère étape : Définition du projet et du processus.

Cette étape consiste à déterminer notre objectif et le périmètre du projet. Dans notre exemple ce pourrait être de conserver un temps d’attente maximal du client de 5 minutes avant d’être servis, et ce, quel que soit le nombre de clients. Dans cette première étape DEFINIR, il s’agira également de cartographie les processus. Cela permet de rendre visuel les enchaînements de tâches qui sont réalisés. Il existe 3 outils principaux pour cela. La Value Stream Map qui va permettre d’évaluer les temps de non-valeur ajoutée (par exemple lorsqu’il n’y a plus de frite de disponible et que vous êtes obligé d’aller chercher un sac dans le congélateur, de l’ouvrir, pour enfin faire cuire les magnifiques Mc Cain : c’est typiquement du temps de non-valeur ajoutée !) Le client ne vous paie pas pour le temps que vous passez à chercher et ouvrir un sac de frites. En revanche le client vous paie pour faire cuire les frites (sinon il irait acheter des patates aux marchés !) ;-P, la cuisson des frites est du temps de valeur ajoutée. L’objectif de cette carte, vous l’aurez compris, étant de réduire au maximum le temps de non-valeur ajoutée (et là vous comprenez mieux pourquoi chez Mc Do le congel est juste à côté des friteuses !) ;-D Les deux autres outils de cartographie sont le SIPOC (qui permet de visualiser ce qui rentre dans le processus et ce qui en ressort) et la cartographie détaillée qui montre pas à pas les différentes tâches (comme un mode opératoire, mais de façons visuelles).

2ème étape : Validation du système de mesures.

Avant de recherche les sources d’optimisation d’un processus, la méthodologie du Lean Six Sigma nous invite à valider le système de mesures. Par exemple si nous calculons le temps d’attente des clients, il faut bien être sûr que les relevés de temps seront toujours basés sur les mêmes critères. Car si un coup on calcul ce temps à partir du moment où le client entre dans la boutique, ou à partir du moment où le client à passer sa commande, ça n’est pas la même chose. Trop souvent nous travaillons sur des données dont nous n’avons pas vérifié la validité, c’est une erreur, car cela débouche nécessairement sur des erreurs d’interprétation.

3ème étape : Analyser les causes profondes de défaillance.

Une fois que le système de mesures de notre indicateur est bien validé alors il est possible de démarrer l’analyse. Trop souvent lorsque nous rencontrons des problèmes nous nous arrêtons à ces problèmes pour les résoudre. Or la plupart du temps, ces problèmes ne sont que des symptômes de problèmes beaucoup plus importants et qui resurgiront par la suite. Voilà pourquoi le Lean Six Sigma va rechercher les causes profondes avec des outils comme Pareto, le diagramme en poisson, les 5 why (5 pourquoi)…etc.

Dans notre sandwicherie nous pourrions avoir des problèmes de fusibles qui grillent systématiquement aux heures de grande influence, ce qui au-delà de ne pas faire sérieux, pourrait faire perdre du temps. Dans ce cas, plutôt que de résoudre le problème en achetant un caddie rempli de fusibles lol, l’idée serait de se poser la question pourquoi ces fusibles grillent ? Parce que le four et la friteuse branchée tirent trop de jus quand ils sont branchés ensemble ? Pourquoi ils tirent trop de jus ? Parce qu’ils ne sont pas dimensionnés à l’installation électrique de local ? Pour quoi ne sont-ils pas dimensionnés à l’installation du local ? Car le local accueillait auparavant une vieille boutique de coiffure et que l’installation électrique n’a pas été évaluée lors du réaménagement des locaux. Voilà, nous avons notre cause racine. Il faudra donc en déduire que pour les franchises une norme précise sur l’installation électrique en rapport avec le matériel requis pour la faire fonctionner.

4ème étape : Innover pour trouver des solutions simples.

En général, plus les problèmes sont compliqués, plus nous avons tendance à rechercher des solutions compliquées. C’est une erreur fondamentale ! Les solutions compliquées entrainent toujours plus de nouveaux problèmes qu’elles n’en résolvent. L’idée de Lean Six Sigma est de trouver les solutions les plus simples possible. Parmi les outils présents dans la méthode, il y a le management visuel. Là encore Mac Do excelle dans son utilisation… Chaque hamburger a sa propre boite, impossible de se tromper pour ceux qui préparent les commandes. De la même façon, les tournées de sandwichs sont précédées d’un numéro pour que l’on sache à quel moment il a été positionné dans la file d’attente, ce qui permet de le jeter quand il a dépassé son délai…etc. Le Lean Six Sigma intègre également tout une palette d’outils de créativité pour trouver de bonnes idées toutes simples ! ;-)

Une fois les idées trouvées, il s’agira de les évaluer via une matrice efficacité / faisabilité avant de lancer un plan d’action pour mettre en œuvre celles qui auront recueilli le meilleur score.

5ème et dernière étape : Contrôler que le processus est en phase avec les objectifs définis.

Le but de la dernière phase est de suivre l’indicateur afin de vérifier que le processus est en phase avec les objectifs que nous nous étions définis en début de projet. Cette étape c’est aussi l’occasion de formaliser les processus optimisés. Cette phase de formalisation est essentielle puisque ces documents seront la base de travail des franchisés. Ce sont les documents qui leur présenteront comment faire les choses, dans quel ordre, avec quels outils (check-list, tableau de bord de suivi d’indicateur…etc.), avec quel niveau d’exigence, dans quel but (ne jamais oublier de donner du sens aux tâches qui doivent être réalisée, un processus sans sa raison d’être est un processus qui sera détourné à terme)…etc.

Voilà, j’en ai terminé. Je n’ai malheureusement fait que survoler la méthode et je me suis limité qu’à la présentation de quelques outils. Si vous souhaitez en savoir davantage, je vous invite à vous procurer mon livre « A la découverte du lean six sigma ». C’est un roman d’initiation dont le héron est un simple manager qui n’y connait pas grand-chose. Vous allez donc découvrir à ses côtés la méthode. Plus qu’un récit, le livre est un véritable outil puisqu’il est accompagné d’un CD-Rom qui contient tous les fichiers sources des matrices et outils utilisés dans les livres (plus d’une trentaine). Vous y trouverez également des bonus très ludiques comme des animations interactives et des documents sur le making off du livre (story-board)…etc.

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Pour remercier Alteriche de m’avoir invité à intervenir sur son blog, je vous propose de bénéficier d’une réduction de 4€ (qui s’ajoute à la gratuité des frais de port pour le lancement du livre) en utilisant le code AFFALTER sur la boutique http://www.a-la-decouverte-du-lean-six-sigma.fr

Franchise « La Ferme »

Franchise « La Ferme »

« Manger bien et sain » est le leitmotiv de La Ferme, l’une des enseignes du groupe (à taille humaine) SENDA (avec Fuxia et Razowski). Dopé par une identité visuelle forte, La Ferme propose des produits frais préparés quotidiennement en laboratoire central.

Chiffres-clés (plaquette d’information du franchiseur):

  • Redevance initiale forfaitaire (droits d’entrée): 20000€
  • Formation: 5000€
  • Redevance proportionnelle d’exploitation: 5%
  • Redevance publicitaire: 1%
  • Durée du contrat: 7 ans
  • Surface du point de vente: à partir de 50m2

Dans les faits:

« Tendance », « trendy », « healhty », « frais », « bio », « nature »…etc. Autant de qualificatifs pour décrire l’ambiance qui se dégage d’un restaurant rapide La Ferme. Je n’ai pas eu le temps de tester in situ le concept mais j’ai pu goûter certains produits sur le stand. C’est bon (si tant est qu’on considère le produit pour ce qu’il est: rapide, éventuellement à emporter) et ça change.

L’avantage de La Ferme pour un investisseur non issu du secteur de la restauration est le concept pré-mâché (!) puisque la plupart des recettes sont préparées en atelier central (même si les clients sont sans doute persuadés que tout est fait à la main, avec amour, sur place…), donc un business axé sur de l’achat-revente-service. Mais ce service est cher payé (6% du CA) avec j’imagine (la conseillère sur le stand bien que sympathique ne maîtrisait pas son sujet) une marge moindre que pour un indépendant qui prépare lui-même ses plats et salades sur place…

Une cash-machine sur un segment qui a le vent en poupe? Un business-plan serré à confirmer selon l’emplacement…

Franchise « Mangas »

Franchise « Mangas »

Vous avez toujours rêvé d’un superbe costume parfaitement ajusté où les manches ne seraient ni trop courtes ni trop longues, où vous seriez à l’aise sans flotter? Vous êtes lassés de vos chemises qui se ressemblent toutes? Vous pensiez pourtant que la mode, l’élégance ne pouvaient revêtir que 2 nationalités: Anglaise ou Italienne. Faux car Mangas, franchiseur-fabricant de costume et chemiserie sur-mesure nous vient de la péninsule ibérique!

Chiffres-clés (plaquette d’information du franchiseur):

  • Aucun droit d’entrée – Aucune royaltie
  • Durée du contrat: 5 ans
  • Surface du point de vente: 40 à 60m2
  • Investissement initial (hors droit-au-bail): environ 44500€

Dans les faits:

Je dois vous faire une confidence: je ne porte plus de costume depuis longtemps, l’ayant troqué pour la tenue « Steve Jobs… » Coup de chance, j’étais le jour de ma visite accompagné d’un ami qui lui, en tant que DAF, porte des costumes sur-mesure comme certains le « bleu de travail » et qui m’a confirmé sa connaissance de la marque ainsi que la qualité des confections (et la diversité: rien que pour les chemises: plus de 50 modèles de cols différents – plus de 20 types de poignées, sans parler des tissus, des broderies en option…etc).

Comptez dans les 700€ prix public pour un costume (moins de 3 semaines de délai). L’originalité du concept réside en l’intégration du système puisque les vêtements sont fabriqués en Espagne selon les mesures prises en boutique. On pourrait presque rapprocher la franchise Mangas d’un système de commission-affiliation (le stock est très faible et concerne des échantillons de tissus essentiellement et quelques accessoires) puisque finalement le franchisé achète la marchandise qui est « transformée », « produite », par son franchiseur, tout en empochant sa marge au passage.

Mangas est finalement très proche du business-retail presque parfait: un stock symbolique, un produit haut de gamme, un investissement modéré, un renouvellement d’achat facile (et facilité), un sourcing produit garanti et un concept éprouvé (43 boutiques dont 31 en Espagne et 5 en France). En contrepartie, une marge plus faible que si vous étiez vous même tailleur (mais chacun son métier!). A vos calculettes…

Franchise « Le Grand Panier Bio »

Franchise « Le Grand Panier Bio »

Une jeune franchise (mais pas prétentieuse) ayant déjà fait ses preuves sur 3 unités en propre, développe son concept de supermarché proposant 100% de produits bio.

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Chiffres-clés (plaquette d’information du franchiseur):

  • Droits d’entrée: 15000€ HT
  • Royalties: 1,3% du CA HT
  • Durée du contrat: 5 ans
  • Surface du point de vente: minimum 400m2
  • Apport personnel: minimum 20% (du projet)
  • Approvisionnements: 80% obligatoire auprès de la centrale

Dans les faits:

Doit-on encore vanter la vague bio actuelle (et qui est sans doute amenée à se développer)?

Le Grand Panier Bio surfe sur un concept de supermarché (2 des implantations ont une surface de 700m2) implanté en sortie de ville, près de « locomotives », là où les concurrents se développent en zone urbaine sur des concepts de « boutiques » (Naturalia, Les Nouveaux Robinson ou encore les intégristes de chez Biocoop). Le Grand Panier Bio offre sur un même vaste lieu différents espaces qui sont parfois de véritables corners (primeur, boucherie, boulangerie, cave à vins, bébé…etc) et permet surtout à une clientèle remplissant le coffre de sa voiture de manière hebdomadaire de faire un (dé)tour par le bio en sortant des grandes surfaces traditionnelles. Et qui sait, pourquoi pas un jour imaginer les clients bouder les hypermarchés pour un duo supermarché bio + hard-discount (Lidl, Ed, Aldi…etc). C’est d’ailleurs à mon sens le principal handicap de ce concept: son dimensionnement pour les ZAC, aujourd’hui en (légère) désaffection du public (on assiste à des replis stratégiques au centre-ville comme Carrefour Market ou encore des idées novatrices comme Auchan Drive) mais aussi dans une certaine mesure sa force (car qui dit plus de surface dit un meilleur développement de CA, ce qui permet de capitaliser sur une marge faite grâce au volume, donc des prix plus bas que dans les boutiques pré-citées). Ajoutons aussi une concurrence qui existe (même si peu développée mais avec des armes marketing qui semblent plus aiguisées)Natureo.

N’oublions pas non plus la réaction des mastodontes de la distribution qui peuvent réinventer les hypermarchés, et notamment y intégrer le bio (davantage que le petit rayon dédié en grande partie au mono-marque Bjorg…), comme elles l’ont fait récemment pour les MDD. Il restera alors clairement un vrai segment de niche: le bio discount (mais peut-on faire prévaloir les arguments parfois antinomiques de qualité et de prix bas?). Il reste aussi à faire évoluer les mentalités qui pour beaucoup résument encore le bio à la décroissance, à l’instar de ce sketch de Guillon:

Franchise « Wasawok »

Franchise « Wasawok »

Une cuisine au wok alliant des saveurs exotiques et nouvelles à la rapidité de la préparation. Elle permet le renouveau de la cuisine traditionnelle, en offrant au consommateur une cuisine de produits simples et frais, pensée pour la VAE (vente à emporter).

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Chiffres-clés (plaquette d’information du franchiseur):

  • Droits d’entrée: 20000€ HT
  • Aménagement, décoration: entre 30000 et 70000€
  • Cuisine: 25000 à 55000€
  • Stock initial: 1500€
  • Redevance mensuelle de franchise: 4% du CA HT
  • Durée du contrat: 5 ans
  • Surface du point de vente: 40 à 60m2
  • Estimation de CA: environ 400000€

Dans les faits:

Pour avoir été client (à Strasbourg où ils sont implantés), je peux écrire tout le bien que je pense de cette nourriture, saine et équilibrée, diversifiée (plus de 200 combinaisons possibles!), « nutritive » (les portions sont généreuses) et économique (box à partir de 5€), sans parler de l’ambiance (il y a une dose de mise en scène dans la préparation…). Le secteur de la restauration rapide est en plein boom mais il faut rester prudent car on assiste à une explosion des concepts: pâtes, (pseudo)bio, wok, kebap…etc (en sus des « classiques » qui s’organisent: sushi, pizza, burgers…etc). Le wok n’en est qu’à ses premiers pas, le terrain est donc encore à défricher (Wazawok est d’ailleurs adossé au groupe Flam’s pour son développement). Le taux de marge (brute) annoncé est de 75% mais le droit-au-bail risque de grever la rentabilité car une (rare et très coûteuse) extraction est indispensable… Le sushi fut une déferlante durable (qui se propage aujourd’hui à la province), les pâtes sont en passe de prendre le même chemin: le wok sera-t-il le nouvel eldorado ou une simple niche?

Franchise « Viens Jouer à la Maison »

Franchise « Viens Jouer à la Maison »

Viens Jouer à la Maison propose dans un même lieu, des ateliers pour enfants (0-10 ans), des goûters d’anniversaire, des stages pendant les vacances, des activités pour les futures mamans et une boutique unique pour les enfants.

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Chiffres-clés (plaquette d’information du franchiseur):

  • Durée du contrat: 7 ans
  • Droits d’entrée: 25000€ HT
  • Redevance mensuelle de franchise: 8% du CA HT
  • Coût estimatif des travaux + aménagement + informatique: 600 à 800€ HT/ m2
  • Rentabilité supérieure à 10%

Dans les faits:

Il n’existe qu’une seule boutique à Asnières (92), créée mi-2008, et qui n’a pas encore de bilan connu. Le concept store paraît vraiment « frais », novateur et réfléchi. On sent en revanche un fort degré de « boboitude » doublé d’un talent marketing très aiguisé (et surtout très chèrement monnayé pour une enseigne embryonnaire…). Tout est bien ficelé, bien étudié et parfaitement transposable pour un candidat (plutôt parent…) qui aurait un réseau de mères de famille (si possible avec un certain pouvoir d’achat) dans son entourage. N’est-ce pas un peu tôt toutefois pour capitaliser instantanément sur la transposition en franchise…!?

Gagner de l’argent en franchise

Gagner de l’argent en franchise

La franchise est un secteur qui se porte bien. Laquelle? Toutes! Toutes les franchises se portent bien car elles rapportent beaucoup d’argent …aux franchiseurs. Ne jetons pas l’anathème: certaines franchises sont sérieuses et parallèlement (et pas forcément concomitamment…) certains franchisés gagnent (très) bien leur vie.

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Qu’est-ce que la franchise?

Il s’agit d’un échange: le franchiseur « offre » son savoir-faire, en échange de quoi le franchisé le dédommage. Même quand le franchiseur apporte une notoriété établie, un « nom », cela s’assortit toujours d’un savoir-faire: s’appeler McDo ne suffit pas si on ne sait pas préparer un Big Mac dans les règles de l’Art. Normalement basé sur le principe gagnant-gagnant, c’est un système en symbiose où aucune des 2 parties (franchiseur et franchisé) n’est censée gagner de l’argent sur le dos de l’autre mais grâce à l’autre. Nuance de taille et pourtant…

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Pourquoi opter pour une franchise?

  1. L’inexpérience métier. Se lancer dans une activité pour laquelle on a pas de formation est délicat. Une franchise peut vous aiguiller dans cette voie. Mais attention: le rôle du franchiseur n’est pas de vous former à un nouveau métier mais de mettre en place des process rôdés grâce à son expertise.
  2. La notoriété et la confiance. C’est l’aspect incontournable de certaines franchises (un cercle assez restreint en fait): l’évocation d’un nom synonyme de reconnaissance. Certaines enseignes ont même un taux de notoriété spontanée hors du commun: si je vous dis opticien et salon de beauté, vous me citerez immédiatement Afflelou ou encore Yves Rocher.
  3. L’automatisation. Sans même parler de business passif (en simple investisseur), le confort d’une franchise est d’avoir une équipe de permanents dédiée au back-office: gestion des approvisionnements et des achats, marketing, actions publicitaires, architecture et agencement du point de vente…etc. La vraie plus-value de l’entrepreneur se résume donc au management. Sans doute aussi pour ça que le candidat-type est souvent un ancien cadre.
  4. Le chiffre d’affaires prévisionnel. La composante d’un réseau est son retour d’expérience. Si l’ensemble des points de vente fait entre 400 et 600k€ de CA et que la stratégie d’implantation (emplacement, cible) respecte les critères de cette franchise, il est peu probable que vous ne fassiez « que » 150k€ de CA après 2 ou 3 ans d’ouverture.

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Les faux-semblants de la franchise

  1. L’emplacement, l’emplacement, l’emplacement. Naguère, les développeurs commerciaux parlaient de 3 zones. Aujourd’hui les franchises vous recommandent des emplacements n°1 ou à la limite n°1bis, souhaitent éviter le n°2 et par pudeur ne parlent même pas de la 3ème zone… Mais ces pas de porte se monnayent à prix d’or et les baux valent une fortune tous les mois. Mais un franchiseur digne de ce nom se doit d’avoir un petit drapeau sur le meilleur emplacement de la carte! A noter aussi que certaines franchises (McDo, KFC, Quick…) proposent la plupart de leurs contrats sous location-gérance (c’est-à-dire que le franchiseur est lui-même propriétaire du foncier!!!).
  2. La centrale d’achats et de référencement. Pourquoi pas mais cela reste à prouver. Et les indépendants se fédèrent eux aussi afin d’obtenir des conditions commerciales pour des achats groupés. Par ailleurs, de plus en plus les enseignes développent d’ailleurs leurs propres gammes de produits en MDD (Marque De Distributeur), sortant non seulement de leur métier de distributeur mais empochant souvent une part du « prix de revient » facturé au franchisé…
  3. Le concept marketing et les outils. Le franchiseur apporte-t-il une réelle plus-value? Innove-t-il? L’intégralité du marché de la pizza est basé sur la livraison à domicile, la distribution de flyers en toute boîte et l’offre « 1 acheté = 1 offert »: où est la différenciation?
  4. La communication. N’oubliez pas une règle de base: tout l’argent investit en communication nationale (pour la notoriété de l’enseigne mais du point de vente local uniquement par retombée) ne l’est pas en local. Si vous dédiez (de manière « contrainte ») 2% de votre CA qui serait par exemple de 500k€ à la pub nationale, cela équivaut à un budget de 10000€, soit 2 à 4 mailings ciblés.
  5. La notoriété vs la proximité. L’un des critères de choix fondamentaux et pour beaucoup de domaines de consommation, c’est la proximité. Attention aux franchiseurs qui n’ont pas froid aux yeux et veulent s’implanter dans une zone de chalandise dont l’offre est déjà pléthorique. Certes la marque de la franchise n’est y pas encore représentée mais les gens ont des habitudes de consommation et la notoriété de l’enseigne ne suffit pas toujours à elle seule à les en détourner. Quant à penser que les consommateurs vont s’empresser de parcourir une distance non négligeable, sous prétexte d’y trouver la marque de la franchise, c’est prêter un pouvoir d’attractivité démesuré à cette notoriété d’enseigne. Même des géants comme Auchan ou Carrefour commencent à être boudés, en raison justement de la distance à parcourir trop importante pour les atteindre.
  6. Le choix dans la diversité. Ne scotomisons pas l’objectif qui est de gagner de l’argent. Mais pas à n’importe quel prix. On ne choisit pas sa franchise comme on choisit ce qu’on va manger lorsqu’on a faim! Sélectionnez d’abord votre secteur d’activité puis étudiez les franchises s’y associant. Pas l’inverse (choisir une franchise puis se demander si ça peut vous correspondre: vendre des piscines ou des sushis, ce n’est pas tout à fait la même chose!).

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Le coût de la franchise: votre bénéfice

Le franchiseur se doit de gagner de l’argent, ne serait-ce que pour financer son développement (et donc celui de l’ensemble de ses franchisés). Mais cela doit se faire selon une certaine éthique et une certaine rigueur. Combien de fois voit-on un franchisé peiner à se rémunérer? Combien de fois voit-on un franchisé « condamné » à entrer dans le système casse-figure du multi-magasins (pour le commerce retail, la masse critique se situe souvent à 5 ou 6 unités)? La défaillance d’entreprise est toujours moindre en franchise pour la bonne et simple raison qu’une fermeture signifie une franchise boudée pendant plusieurs années sur la zone. Le franchiseur préférera donc trouver un autre pigeon candidat pour réinjecter des fonds propres, voire détenir l’unité en propre (succursale) avant de la vendre pour le droit au bail seul, épongeant lui-même l’ardoise sans souffrir d’une publicité négative due à une faillite!

Se protéger passe par s’informer. Discutez avec les franchisés mais pas ceux présents sur les stands des franchises ou ceux recommandés par le développeur mais ceux que VOUS aurez sélectionné.

Posez les bonnes questions:

  • Combien de permanents sont présents au siège? Dans certaines enseignes, cela atteint des records avec parfois plus d’un permanent par franchisé!!! Imaginez, c’est comme si votre structure devait supporter la masse salariale d’un collaborateur supplémentaire…!
  • Quelle proportion de succursales? Ne pas avoir de succursales n’est pas forcément bénéfique car ces unités pilotes agissent souvent comme des laboratoires avancés pour tester de nouvelles offres, un nouvel agencement…etc (sans souci de résultat opérationnel puisque cela fait partie intégrante du développement, donc de son investissement). Mais il existe aussi certaines enseignes qui se taillent la part du lion: les succursales dans les endroits à fort potentiel et les franchises dans les zones plus restreintes (donc plus risquées et moins rentables…): non merci!
  • Quels objectifs de recrutement, selon quel plan? Un franchiseur qui ne sait pas répondre à ces questions doit changer de métier et vite. Objectif ne signifie pas forcément qu’il va l’atteindre mais au moins qu’il sait où il va. Pourtant certains évoquent encore la crise pour se camoufler derrière des phrases pleines de réussite « on ne fait pas plan: tant mieux si on ouvre, et tant mieux si on ouvre un maximum, Marseille ou Lille, on prendra ceux qui sont motivés! » Imaginez votre situation par analogie: « le CA? pas de plan sur la comète, tant mieux si on vend! notre cible? bof, si on a un étudiant ou un CSP+, c’est toujours une vente, viendra qui pourra! » No comment…
  • Comment son découpées les zones d’exclusivité? Il est important que la franchise elle-même ne vous tire pas une balle dans le pied en installant un concurrent qui serait de votre propre « famille! » La connaissance du géomarketing est un incontournable aujourd’hui afin d’avoir un développement en bonne harmonie.
  • Demandez des exemples factuels de prix de fournitures? Vous êtes censés faire des économies grâce à la centrale d’achats: comparez factuellement le prix d’un emballage auprès du franchiseur puis par votre propres moyens en tant qu’indépendant (par exemple un sac de transport en kraft logotypé).
  • Etudiez minutieusement les « coûts cachés! » La franchise tient souvent à 2 chiffres: droits d’entrée + royalties. Mais quid des campagnes publicitaires obligatoires et obligatoirement élaborées par la franchise elle-même? Quid du programme informatique dont le leasing et la maintenance transitent via la franchise? Quid de la formation continue (c’est déjà une bonne chose ceci étant qu’il y en ait!)?…etc.

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Les questions à (se) poser

LA question par excellence (et malheureusement souvent la première) que pose tout candidat au franchiseur est « combien je peux espérer gagner? » Depuis quand envisage-t-on un business sous cet angle. Ne serait-ce pas mettre la charrue avant les boeufs…!? Dans tout business, l’argent est une conséquence, jamais une fin en soi (à part pour un banquier mais il n’existe pas de franchise de ce type…).

Toute bonne implantation relève d’une étude de marché digne de ce nom. Et la règle d’or est de la faire soi-même, ne jamais la sous-traiter et encore moins à son franchiseur (tout au plus vous pouvez vérifier les données chiffrées (souvent laconiques) qu’il vous formule). Vous ne savez pas mener une étude de marché? Et bien revenez quand vous saurez: démarrer un business, qui plus est un commerce (puisque souvent la franchise s’appuie sur ce mode de distribution) n’est pas un hobby, donc hors de question de pécher par amateurisme.

Une fois l’étude de marché effectuée, le voyant ne peut être que de 3 couleurs: rouge et le projet s’arrête là – orange et il faut lever certains doutes (par exemple une autorisation administrative ou encore la possibilité de recruter des profils spécifiques…etc) - vert et on fonce! A ce stade-là, la franchise n’intervient pas: soit le projet pour implanter une sandwicherie dans tel emplacement, telle gamme de prix, pour telle cible…etc est viable, soit il ne l’est pas. S’appeler Subway, Paul ou La Mie Câline n’y changera rien… Donc au terme de cette étape, une fois que le voyant est vert (ou que l’orange est passé au vert), vient la question subsidiaire de l’enseigne: la franchise me fera-t-elle gagner plus d’argent (ou plus rapidement) grâce notamment à son concept, sa notoriété, sa communication ou inversement la franchise me fera-t-elle économiser de l’argent grâce (essentiellement) à sa centrale d’achat (mais aussi à ses process)? C’est seulement à cette étape et au terme de ce questionnement que le choix d’une franchise pourra être envisagé.

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Franchise or not franchise?

Beaucoup (trop) de franchises en sont au stade infantile et le déploiement de fastes cache souvent mal l’appétit vénal du franchiseur. Si la seule réponse est l’économie d’échelle pour l’impression de fournitures personnalisées (entendu sur plusieurs stands au dernier salon Franchise Expo…), il est grand temps pour le franchiseur de se remettre en question (et de prendre des cours de vente!).

  • La franchise me fait gagner plus d’argent. Encore faut-il le quantifier! Votre étude de marché a pu vous donner votre CA prévisionnel (réalisable « seul », en indépendant). Quel serait le CA estimé par la franchise pour le même point de vente? Et est-ce rentable: sur 5 ans, avec 20k€ de droits d’entrée et 5% de royalties/ an (et sans compter les cotisations fixes), au sein d’un business ayant une marge brute de 60% et un CA de 150k€, il faudrait… 171k€ pour absorber le surcoût de la franchise (soit 14% de CA supplémentaire!).
  • La franchise me fait économiser de l’argent. Etant très méfiant avec les franchises, je poserais aussi avant tout la question différemment: suis-je certain de payer moins cher mon agencement, mes fournitures, ma marchandise…etc grâce à l’enseigne car un franchiseur malhonnête aura tôt fait se se servir sur la moquette qu’il vous vend, sur le stock qu’il vous vend, sur les emballages qu’il vous vend…etc. Un franchiseur « sain » se rémunère sur les royalties, absorbe ses frais fixes grâce aux cotisations fixes et facture les prestations de démarrage qu’il vous apporte (formation, concept).

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La franchise peut s’avérer un très bon catalyseur pour qui veut démarrer une activité, surtout si cette activité ne s’étend pas sur le domaine de compétences de l’entrepreneur (nouveau métier). Mais les écueils sont nombreux, et à mon sens le risque plus important que le gain potentiel. Ce n’est pas une raison pour se détourner de ce mode de distribution mais ce billet a pour vocation de vous inciter à la plus grande prudence: celui qui prend le risque, c’est vous, le franchisé.

Finalement, le meilleur moyen de gagner de l’argent en franchise est encore… de devenir franchiseur, non?

L’équation du business idéal

L’équation du business idéal

Beaucoup d’apprentis entrepreneurs (ou même d’entrepreneurs aguerris!) cherchent désespérément L’idée de business qui ferait leur prospérité. Si beaucoup de réussites fulgurantes se sont bâties sur ce modèle, n’oublions pas non plus que bien des fortunes sont élaborées à partir d’idées existantes (je reviendrais dans d’autres billets sur cette notion de « me-too« ).

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L’équation de base

TRAVAILLER LE MINIMUM + GAGNER LE MAXIMUM !!!

C’est aussi simple (!) que cela… Pour pousser le raisonnement à l’extrême (et à l’absurde): regarder son compte bancaire se remplir sans lever le petit doigt, le tout allongé sur une plage de sable fin.

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Toutes les clés de l’optimisation

En vrac:

  • Peu d’investissement en temps
  • Pas de stock
  • Pas de salariés (ou tout du moins pas de gestion du personnel)
  • Transactions en espèces (pour faire du black)
  • Pas de pas-de-porte (idéalement travail à domicile)
  • Travail déléguable ou automatisable
  • Marge importante (prix d’achat faible, prix de vente important)
  • Pas de transformation de produit
  • Pas de SAV
  • Pas de produit périssable ou souffrant de normes, d’agréments…etc
  • Pas de machines ou d’investissements
  • Capitalisation maximale (valeur de revente)
  • Pas de concurrence
  • Pas de publicité (possibilité d’économiser cette charge)
  • Zone de chalandise sans limitation (pas de notion de proximité)
  • Pas d’intermédiaire(s) (ou le moins possible)
  • Récurrence du chiffre d’affaires (abonnement par exemple)
  • S’adresse à 100% de la population
  • Pas de subventionnement (problème de pérennité), comme par exemple les CES pour les services à la personne ou les complémentaires santé pour les métiers paramédicaux

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Quelques pistes de réflexion

Si vous trouvez le résultat de ce business idéal: faites-le moi savoir, je m’en porte acquéreur de suite! Tim Ferriss dans son bouquin « La Semaine de 4h«  utilise l’expression « trouver sa muse. » Entendez par là le business qui VOUS correspond et VOUS permet de vivre la vie que VOUS souhaitez.

Ayant déjà un peu phosphoré sur le sujet, mon cheminement a convergé vers 2 types de business:

La restauration rapide

Avantages

  • Manger est un besoin vital et la restauration hors foyer est en progression (31 à 36% entre 2002 et 2009, et 44% pour les personnes qui travaillent)
  • Nette augmentation de la VAE (vente à emporter): +10% en 2008 et le phénomène s’amplifie grâce notamment à une diversification du secteur (sushis, pâtes, salad-bar…)
  • Certains concepts (proches des zones de bureau ou de lycées) sont basés sur une ouverture uniquement le midi (fermeture vers 15h), fermés le dimanche et une grande partie des vacances estivales
  • La marge bénéficiaire est importante, ce n’est un secret pour personne. Même en franchise, la plupart avancent le chiffre de 10% de rentabilité nette après impôt!

Inconvénients

  • Nécessité d’un point de vente avec un emplacement n°1 (et parfois avec extraction) donc un pas-de-porte et un loyer souvent à des prix colossaux
  • Main d’oeuvre peu fiable (étudiants, temps partiels) et à fort turn-over (recrutement permanent) malgré un coût faible et pas de nécessité de compétence ou de diplôme particulier
  • Capitalisation aléatoire: que vaut vraiment un fonds de sandwicherie au bout de 5 ans? Cela est toutefois à relativiser car le droit au bail aura toujours sa valeur de premier plan!

L’achat-revente sur internet

Avantages

  • Business administrable chez soi, comme à l’autre bout du monde. Même si quelques contraintes existent (il faut pouvoir répondre aux clients, et rapidement), la liberté de lieu et de temps sont presque totales
  • Possibilité d’agir comme un genre d’affilié en déléguant totalement la logistique (et même les achats) grâce au dropshipping
  • Le e-commerce est en plein boom en France et les perspectives sont larges à en juger par le « retard » comparé à nos voisins européens

Inconvénients

  • Tout peut se vendre sur internet mais tout ne peut s’acheter! Certains produits sont peu ou pas représentés tout simplement en raison d’une demande qui n’est pas « mûre »
  • Le succès sur internet ne tient pas que au prix (choix, souplesse, confort…) mais la réciproque n’est pas vraie: tout produit devra être vendu moins cher que dans un circuit traditionnel (ce qui ne veut pas dire se cantonner au bas de gamme ou au low-cost!)
  • Le corollaire du point précédent consiste soit à acheter à un prix très faible (ce qui est délicat sur un produit lambda, sauf à acheter de grosses quantités et/ou se sourcer de manière alternative, comme à l’étranger), soit à effectuer une transformation sur le produit (fabrication, amélioration, ajout de services…) qui lui donnera une plus-value

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Bien entendu, il n’existe pas de recette miracle. Mais mathématiquement, en sachant où se situe l’infini, on peut commencer à y tendre…

A cette équation, s’ajoutent aussi 3 variables: votre apport (à titre d’exemple, pour investir dans un maxi fastfood tel que McDo ou KFC, il vous faudra 200k€ chez l’écureuil…), votre degré d’indépendance (seul ou avec associé(s), indépendant ou en franchise, autonome financièrement ou épaulé par un conjoint…etc) et vos envies (qui n’aime pas le cambouis et défend le vélo bec et ongles aura sans doute du mal à ouvrir un centre auto!).

Et vous, quel serait votre business idéal?

Franchise: les réseaux qui ne recrutent pas!

Franchise: les réseaux qui ne recrutent pas!

A ma grande surprise, le salon Franchise Expo ne réunit que certains secteurs d’activité. En entrant dans le détail de la catégorie « beauté, santé, remise en forme », je trouve 23 exposants dont notamment 7 clubs de sport ou assimilé et 9 salons d’esthétique ou assimilé. Des pans entiers sont oubliés comme la coiffure, l’optique ou la bijouterie. Ces secteurs ont déjà des salons propres à leurs activités respectives, mais surtout de premier rang drainant bien plus de visiteurs (proportionnellement aux chalands) que Franchise Expo (30000): 35000 pour MCB (Mondial Coiffure Beauté) – 40000 pour le Silmo (Mondial de l’Optique) – 25000 pour Bijorhca (répartis sur 2 éditions dans l’année).

Doit-on en conclure que ces réseaux ne recrutent pas? Oui et Non…

  • N’espérez pas parcourir un salon en vous disant que vous y trouverez LE franchiseur qui vous correspond car la liste n’est pas exhaustive.
  • Exposer coûte très cher (vous n’imaginez même pas le prix d’un petit m2 de moquette porte de Versailles…) et ne pas trouver un franchiseur peut aussi signifier que celui-ci ne dilapide pas n’importe comment l’argent de ses franchisés (de la même manière, toutes les enseignes commerçantes n’ont pas forcément un flagship store sur les Champs-Elysées!).
  • Certains métiers ont des « barrages à l’installation » (il faut par exemple un BP de coiffure ou un BTS opticien-lunetier pour pouvoir ouvrir les boutiques idoines), ce qui les pousse naturellement à s’adresser à un public de professionnels plus que d’investisseurs.
  • Ces salons sont souvent trustés par des groupes détenant un pool d’enseigne: le ticket d’entrée est lourd pour une structure indépendante qui démarre son réseau (j’ai par exemple l’an passé eu un contact avec Asia Wok qui ne fait plus partie de l’édition de cette année).
  • Des secteurs d’activités nouveaux (ou nouveaux en ce qui concerne leur succès fulgurant) ne sont tout simplement pas encore organisés en franchise, en réseau, ce qui n’écarte pas pour autant l’intérêt qu’il faut leur porter quant à leur potentiel futur. Je pense là en particulier au secteur des énergies renouvelables.
  • D’autres secteurs sont un peu plus « avancés » (comparativement à ceux du point précédent) mais sont encore totalement désorganisés. L’occasion de faire partie de l’aventure dès le démarrage (effet de levier plus important). J’en profite pour faire la pub à un copain qui lance son propre réseau de franchise (services à la personne): Papa Bricole

Franchise Expo Paris: invitation gratuite

Franchise Expo Paris: invitation gratuite

MAJ: ce billet est récurrent, comme le salon -> vous trouverez le nouveau code 2012 en suivant ce lien!

A partir de dimanche 14 mars (pensez à voter pour les élections régionales avant!) se tiendra Porte de Versailles à Paris le salon Franchise Expo, et ce jusqu’à mardi 17 mars inclus.

L’occasion unique de rencontrer un grand nombre de franchiseurs (400 enseignes représentées) et d’assister à des conférences et des formations ou de rencontrer des experts au sein du Village Créateurs d’Entreprises.

J’avais assisté à l’édition de l’an passé mais j’étais resté un peu sur ma faim car d’une part beaucoup de secteurs d’activité n’étaient pas représentés et d’autre part les conférences auxquelles j’ai assisté ne m’ont pas apporté grand-chose (« trop de blabla » chantait Princess Erika…). Si vous ciblez votre recherche ou si vous passez simplement en touriste, une demi-journée sera amplement suffisante (je suis d’ailleurs surpris de la durée du salon au vu de la faible surface d’exposition).

L’entrée étant payante, je tiens à vous faire bénéficier d’un code promotionnel qui vous exonérera du prix d’entrée! Rien de plus simple: il suffit de taper le code « NK » lors de la commande de votre badge (suivez le lien) puis d’imprimer le sésame qui vous sera demandé et scanné à l’entrée.

Passerez-vous votre dimanche devant votre TV à admirer Drucker ou irez-vous fureter dans les allées du salon à la recherche d’opportunités…!?