Gagner de l’argent en franchise

La franchise est un secteur qui se porte bien. Laquelle? Toutes! Toutes les franchises se portent bien car elles rapportent beaucoup d’argent …aux franchiseurs. Ne jetons pas l’anathème: certaines franchises sont sérieuses et parallèlement (et pas forcément concomitamment…) certains franchisés gagnent (très) bien leur vie.

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Qu’est-ce que la franchise?

Il s’agit d’un échange: le franchiseur « offre » son savoir-faire, en échange de quoi le franchisé le dédommage. Même quand le franchiseur apporte une notoriété établie, un « nom », cela s’assortit toujours d’un savoir-faire: s’appeler McDo ne suffit pas si on ne sait pas préparer un Big Mac dans les règles de l’Art. Normalement basé sur le principe gagnant-gagnant, c’est un système en symbiose où aucune des 2 parties (franchiseur et franchisé) n’est censée gagner de l’argent sur le dos de l’autre mais grâce à l’autre. Nuance de taille et pourtant…

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Pourquoi opter pour une franchise?

  1. L’inexpérience métier. Se lancer dans une activité pour laquelle on a pas de formation est délicat. Une franchise peut vous aiguiller dans cette voie. Mais attention: le rôle du franchiseur n’est pas de vous former à un nouveau métier mais de mettre en place des process rôdés grâce à son expertise.
  2. La notoriété et la confiance. C’est l’aspect incontournable de certaines franchises (un cercle assez restreint en fait): l’évocation d’un nom synonyme de reconnaissance. Certaines enseignes ont même un taux de notoriété spontanée hors du commun: si je vous dis opticien et salon de beauté, vous me citerez immédiatement Afflelou ou encore Yves Rocher.
  3. L’automatisation. Sans même parler de business passif (en simple investisseur), le confort d’une franchise est d’avoir une équipe de permanents dédiée au back-office: gestion des approvisionnements et des achats, marketing, actions publicitaires, architecture et agencement du point de vente…etc. La vraie plus-value de l’entrepreneur se résume donc au management. Sans doute aussi pour ça que le candidat-type est souvent un ancien cadre.
  4. Le chiffre d’affaires prévisionnel. La composante d’un réseau est son retour d’expérience. Si l’ensemble des points de vente fait entre 400 et 600k€ de CA et que la stratégie d’implantation (emplacement, cible) respecte les critères de cette franchise, il est peu probable que vous ne fassiez « que » 150k€ de CA après 2 ou 3 ans d’ouverture.

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Les faux-semblants de la franchise

  1. L’emplacement, l’emplacement, l’emplacement. Naguère, les développeurs commerciaux parlaient de 3 zones. Aujourd’hui les franchises vous recommandent des emplacements n°1 ou à la limite n°1bis, souhaitent éviter le n°2 et par pudeur ne parlent même pas de la 3ème zone… Mais ces pas de porte se monnayent à prix d’or et les baux valent une fortune tous les mois. Mais un franchiseur digne de ce nom se doit d’avoir un petit drapeau sur le meilleur emplacement de la carte! A noter aussi que certaines franchises (McDo, KFC, Quick…) proposent la plupart de leurs contrats sous location-gérance (c’est-à-dire que le franchiseur est lui-même propriétaire du foncier!!!).
  2. La centrale d’achats et de référencement. Pourquoi pas mais cela reste à prouver. Et les indépendants se fédèrent eux aussi afin d’obtenir des conditions commerciales pour des achats groupés. Par ailleurs, de plus en plus les enseignes développent d’ailleurs leurs propres gammes de produits en MDD (Marque De Distributeur), sortant non seulement de leur métier de distributeur mais empochant souvent une part du « prix de revient » facturé au franchisé…
  3. Le concept marketing et les outils. Le franchiseur apporte-t-il une réelle plus-value? Innove-t-il? L’intégralité du marché de la pizza est basé sur la livraison à domicile, la distribution de flyers en toute boîte et l’offre « 1 acheté = 1 offert »: où est la différenciation?
  4. La communication. N’oubliez pas une règle de base: tout l’argent investit en communication nationale (pour la notoriété de l’enseigne mais du point de vente local uniquement par retombée) ne l’est pas en local. Si vous dédiez (de manière « contrainte ») 2% de votre CA qui serait par exemple de 500k€ à la pub nationale, cela équivaut à un budget de 10000€, soit 2 à 4 mailings ciblés.
  5. La notoriété vs la proximité. L’un des critères de choix fondamentaux et pour beaucoup de domaines de consommation, c’est la proximité. Attention aux franchiseurs qui n’ont pas froid aux yeux et veulent s’implanter dans une zone de chalandise dont l’offre est déjà pléthorique. Certes la marque de la franchise n’est y pas encore représentée mais les gens ont des habitudes de consommation et la notoriété de l’enseigne ne suffit pas toujours à elle seule à les en détourner. Quant à penser que les consommateurs vont s’empresser de parcourir une distance non négligeable, sous prétexte d’y trouver la marque de la franchise, c’est prêter un pouvoir d’attractivité démesuré à cette notoriété d’enseigne. Même des géants comme Auchan ou Carrefour commencent à être boudés, en raison justement de la distance à parcourir trop importante pour les atteindre.
  6. Le choix dans la diversité. Ne scotomisons pas l’objectif qui est de gagner de l’argent. Mais pas à n’importe quel prix. On ne choisit pas sa franchise comme on choisit ce qu’on va manger lorsqu’on a faim! Sélectionnez d’abord votre secteur d’activité puis étudiez les franchises s’y associant. Pas l’inverse (choisir une franchise puis se demander si ça peut vous correspondre: vendre des piscines ou des sushis, ce n’est pas tout à fait la même chose!).

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Le coût de la franchise: votre bénéfice

Le franchiseur se doit de gagner de l’argent, ne serait-ce que pour financer son développement (et donc celui de l’ensemble de ses franchisés). Mais cela doit se faire selon une certaine éthique et une certaine rigueur. Combien de fois voit-on un franchisé peiner à se rémunérer? Combien de fois voit-on un franchisé « condamné » à entrer dans le système casse-figure du multi-magasins (pour le commerce retail, la masse critique se situe souvent à 5 ou 6 unités)? La défaillance d’entreprise est toujours moindre en franchise pour la bonne et simple raison qu’une fermeture signifie une franchise boudée pendant plusieurs années sur la zone. Le franchiseur préférera donc trouver un autre pigeon candidat pour réinjecter des fonds propres, voire détenir l’unité en propre (succursale) avant de la vendre pour le droit au bail seul, épongeant lui-même l’ardoise sans souffrir d’une publicité négative due à une faillite!

Se protéger passe par s’informer. Discutez avec les franchisés mais pas ceux présents sur les stands des franchises ou ceux recommandés par le développeur mais ceux que VOUS aurez sélectionné.

Posez les bonnes questions:

  • Combien de permanents sont présents au siège? Dans certaines enseignes, cela atteint des records avec parfois plus d’un permanent par franchisé!!! Imaginez, c’est comme si votre structure devait supporter la masse salariale d’un collaborateur supplémentaire…!
  • Quelle proportion de succursales? Ne pas avoir de succursales n’est pas forcément bénéfique car ces unités pilotes agissent souvent comme des laboratoires avancés pour tester de nouvelles offres, un nouvel agencement…etc (sans souci de résultat opérationnel puisque cela fait partie intégrante du développement, donc de son investissement). Mais il existe aussi certaines enseignes qui se taillent la part du lion: les succursales dans les endroits à fort potentiel et les franchises dans les zones plus restreintes (donc plus risquées et moins rentables…): non merci!
  • Quels objectifs de recrutement, selon quel plan? Un franchiseur qui ne sait pas répondre à ces questions doit changer de métier et vite. Objectif ne signifie pas forcément qu’il va l’atteindre mais au moins qu’il sait où il va. Pourtant certains évoquent encore la crise pour se camoufler derrière des phrases pleines de réussite « on ne fait pas plan: tant mieux si on ouvre, et tant mieux si on ouvre un maximum, Marseille ou Lille, on prendra ceux qui sont motivés! » Imaginez votre situation par analogie: « le CA? pas de plan sur la comète, tant mieux si on vend! notre cible? bof, si on a un étudiant ou un CSP+, c’est toujours une vente, viendra qui pourra! » No comment…
  • Comment son découpées les zones d’exclusivité? Il est important que la franchise elle-même ne vous tire pas une balle dans le pied en installant un concurrent qui serait de votre propre « famille! » La connaissance du géomarketing est un incontournable aujourd’hui afin d’avoir un développement en bonne harmonie.
  • Demandez des exemples factuels de prix de fournitures? Vous êtes censés faire des économies grâce à la centrale d’achats: comparez factuellement le prix d’un emballage auprès du franchiseur puis par votre propres moyens en tant qu’indépendant (par exemple un sac de transport en kraft logotypé).
  • Etudiez minutieusement les « coûts cachés! » La franchise tient souvent à 2 chiffres: droits d’entrée + royalties. Mais quid des campagnes publicitaires obligatoires et obligatoirement élaborées par la franchise elle-même? Quid du programme informatique dont le leasing et la maintenance transitent via la franchise? Quid de la formation continue (c’est déjà une bonne chose ceci étant qu’il y en ait!)?…etc.

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Les questions à (se) poser

LA question par excellence (et malheureusement souvent la première) que pose tout candidat au franchiseur est « combien je peux espérer gagner? » Depuis quand envisage-t-on un business sous cet angle. Ne serait-ce pas mettre la charrue avant les boeufs…!? Dans tout business, l’argent est une conséquence, jamais une fin en soi (à part pour un banquier mais il n’existe pas de franchise de ce type…).

Toute bonne implantation relève d’une étude de marché digne de ce nom. Et la règle d’or est de la faire soi-même, ne jamais la sous-traiter et encore moins à son franchiseur (tout au plus vous pouvez vérifier les données chiffrées (souvent laconiques) qu’il vous formule). Vous ne savez pas mener une étude de marché? Et bien revenez quand vous saurez: démarrer un business, qui plus est un commerce (puisque souvent la franchise s’appuie sur ce mode de distribution) n’est pas un hobby, donc hors de question de pécher par amateurisme.

Une fois l’étude de marché effectuée, le voyant ne peut être que de 3 couleurs: rouge et le projet s’arrête là – orange et il faut lever certains doutes (par exemple une autorisation administrative ou encore la possibilité de recruter des profils spécifiques…etc) – vert et on fonce! A ce stade-là, la franchise n’intervient pas: soit le projet pour implanter une sandwicherie dans tel emplacement, telle gamme de prix, pour telle cible…etc est viable, soit il ne l’est pas. S’appeler Subway, Paul ou La Mie Câline n’y changera rien… Donc au terme de cette étape, une fois que le voyant est vert (ou que l’orange est passé au vert), vient la question subsidiaire de l’enseigne: la franchise me fera-t-elle gagner plus d’argent (ou plus rapidement) grâce notamment à son concept, sa notoriété, sa communication ou inversement la franchise me fera-t-elle économiser de l’argent grâce (essentiellement) à sa centrale d’achat (mais aussi à ses process)? C’est seulement à cette étape et au terme de ce questionnement que le choix d’une franchise pourra être envisagé.

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Franchise or not franchise?

Beaucoup (trop) de franchises en sont au stade infantile et le déploiement de fastes cache souvent mal l’appétit vénal du franchiseur. Si la seule réponse est l’économie d’échelle pour l’impression de fournitures personnalisées (entendu sur plusieurs stands au dernier salon Franchise Expo…), il est grand temps pour le franchiseur de se remettre en question (et de prendre des cours de vente!).

  • La franchise me fait gagner plus d’argent. Encore faut-il le quantifier! Votre étude de marché a pu vous donner votre CA prévisionnel (réalisable « seul », en indépendant). Quel serait le CA estimé par la franchise pour le même point de vente? Et est-ce rentable: sur 5 ans, avec 20k€ de droits d’entrée et 5% de royalties/ an (et sans compter les cotisations fixes), au sein d’un business ayant une marge brute de 60% et un CA de 150k€, il faudrait… 171k€ pour absorber le surcoût de la franchise (soit 14% de CA supplémentaire!).
  • La franchise me fait économiser de l’argent. Etant très méfiant avec les franchises, je poserais aussi avant tout la question différemment: suis-je certain de payer moins cher mon agencement, mes fournitures, ma marchandise…etc grâce à l’enseigne car un franchiseur malhonnête aura tôt fait se se servir sur la moquette qu’il vous vend, sur le stock qu’il vous vend, sur les emballages qu’il vous vend…etc. Un franchiseur « sain » se rémunère sur les royalties, absorbe ses frais fixes grâce aux cotisations fixes et facture les prestations de démarrage qu’il vous apporte (formation, concept).

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La franchise peut s’avérer un très bon catalyseur pour qui veut démarrer une activité, surtout si cette activité ne s’étend pas sur le domaine de compétences de l’entrepreneur (nouveau métier). Mais les écueils sont nombreux, et à mon sens le risque plus important que le gain potentiel. Ce n’est pas une raison pour se détourner de ce mode de distribution mais ce billet a pour vocation de vous inciter à la plus grande prudence: celui qui prend le risque, c’est vous, le franchisé.

Finalement, le meilleur moyen de gagner de l’argent en franchise est encore… de devenir franchiseur, non?

23 commentaires

  1. Article très intéressant, merci. J’ai toujours trouvé ce concept attirant, même si je ne souhaite pas me lancer dans un business en dur (un magasin).

  2. Merci Rémy 🙂
    J’ai un peu extrapolé en amalgamant franchise et magasin/commerce/business en dur car ça concerne l’essentiel des franchiseurs.

    Mais il existe aussi pléthore de franchise sur des services (notamment les services à la personne qui ne nécessitent pas forcément de local).

    Une amie m’a parlé de WSI: http://www.wsicorporate.com/
    C’est d’après ce que j’ai compris du conseil en e-business pour les entreprises « traditionnelles » (il s’agit de conseil, pas de prestations de webmarketing ou de webdesign).

  3. Merci pour cet article très complet.
    C’est la première fois que je lis quelque chose d’aussi détaillé sur ce sujet.

    Au delà de tous les risques que tu décris, j’ai l’impression qu’être farnchisé ne nous permet pas d’acquérir la liberté que l’on espère souvent acquérir en lançant son entreprise. On a toujours des procédures à suivre, on ne peut pas définir sa propre stratégie et mettre vraiment en oeuvre sa créativité. Pour moi, cela revient plus, au final, à s’acheter un job qu’à quitter le salariat.
    Mais ce sont peut-être de simples idées que je me fait et ce serait intéressant d’avoir des témoignages de franchisés pour voir ce qu’ils en diraient.

  4. @ Guillaume:
    Pour le manque d’autonomie, c’est un des pré-requis: on ne peut pas le reprocher au franchiseur, on le sait au départ.

    Si je devais hiérarchiser et (vraiment) caricaturer, tu as 3 niveaux: patron/investisseur/propriétaire du système – manager/gestionnaire/pilote du système – employé/salarié/opérateur du système.
    Le problème de la franchise est que le propriétaire n’assume que le rôle du manager (quand il est lui-même dans le système, c’est-à-dire quand il s’investit dans l’entreprise en tant que ressource humaine).
    Le vrai patron qui en tire les dividendes, c’est le franchiseur (mais sans en assumer le risque financier…). Voilà aussi pourquoi la plupart des franchisés multiplient les unités: pour multiplier les profits, trop « faibles » sur une seule unité (à nouveau, je parle en général, je connais des tas de contre-exemples!).

    En tant qu’ancien franchisé, je peux te répondre si tu as des questions plus précises 😉

  5. Très bon post très détaillé, par contre dans le cadre d’une location-gérance ça veut dire que le fond de commerce appartient au franchiseur et le « franchisé » n’est que locataire de ce fond de commerce, il me semble que le foncier ce serait plutot les murs, dans le cas du fond de commerce ce n’est pas du foncier, si ?

  6. Très bonne analyse du secteur. C’est un excellent contre-poids aux chants des sirènes que l’on entend de la part des franchiseurs.

    Juste un point sur lequel je marque mon désaccord : tu dis « « combien je peux espérer gagner? » Depuis quand envisage-t-on un business sous cet angle. Ne serait-ce pas mettre la charrue avant les boeufs…!? »

    Pour ma part, le potentiel du profit est l’un des éléments majeurs du choix du commerce à créer. Une entreprise étant condamnée à faire du profit, l’amour du métier ne suffit pas à payer les cotisations salariales, patronales et autres impôts en tous genres.

    Je ne commencerais même pas une étude de marché pour l’implantation d’un commerce si je ne suis pas sûr dès le départ qu’il y a un potentiel de profit.

    Je trouve donc que cette question a tout son sens dans ce domaine, mais d’accord, ce ne doit pas être la seule.

  7. @ Aurélien:
    Je suis passé assez vite sur ces concepts (n’ayant pas l’apport « mini » de 200 à 250k€…) mais tu as raison: le franchiseur est propriétaire d’une partie du fonds (droit au bail) et le franchisé du « business » et d’une autre partie du bail (agencement, matériel, clientèle?)
    J’ai raccourcis car ces franchises s’implantent aujourd’hui beaucoup en sortie de ville (en ZAC) et achètent souvent le terrain (foncier).
    Le boss de McDo avait d’ailleurs déclaré de mémoire il y a qq années que son métier n’était plus vraiment le hamburger mais l’immobilier…

    @MaxR:
    Oui et non.
    Un exemple concret: le mien. Je suis opticien et j’ai vu s’engouffrer dans cette profession un tas de gens ces 10 dernières années (qui n’y connaissaient rien) assoiffés par la marge BRUTE alléchante. Résultat: aujourd’hui, c’est un secteur d’activité qu’on décrit poliment « d’arrivé à maturité » pour ne pas dire qu’il n’y a plus grand-chose à y espérer.
    A l’opposé, si on suivait le raisonnement de rentabilité forcenée, pas grand-monde ne s’essayerait par exemple à lancer une grande surface (GMS ou GSS) car les marges y sont faibles: ce sont les volumes qui créent une marge nette « intéressante. »

    Je pense avant tout qu’il est primordial de se lancer dans un secteur qu’on « sent », où l’on est performant, qui suscite en nous de l’intérêt. Sans quoi la motivation baissera bien vite, quand bien même le potentiel est grand.
    Même dans un secteur sinistré, il existe encore et toujours de la place pour les bons professionnels, à condition qu’ils soient malins, réactifs et créatifs.
    On peut citer un tas de « businessmen de génie » qui ont réussi à devenir des « ultra-HNWI » sans se soucier du gain: Richard Branson, Steve Jobs, Mark Zuckerberg, Ferrucio Lamborghini…etc

  8. Ce qui correspond a cette célèbre citation: l’ habit ne fait pas le moine!

  9. Salut Fred,
    article très intéressant et qui apporte un réel plus par rapport à bcp de choses qu’on peut lire sur des blogs similaires, vraiment je te félicite, c’est du bon boulot, continue!
    Sinon, je me suis toujours étonné de ne pas voir un Starbucks Café à Toulouse… Je sais qu’il y en a deux à Lyon par ex et un paquet à Paris. Est-ce que tu sais si les conditions de ce franchisseur sont intéressantes?

  10. @Felipe:
    Merci my friend!

    A ma connaissance, Starbucks n’a que des points de vente en propre en France (j’en ai comptabilisé 45 à Paris dont 12 en CC/aéroport/gare + 3 à Lyon).
    Les implantations de Starbucks à des adresses stratégiques et prestigieuses se sont surtout faites à marche forcée, et j’étais resté sur une « non-réussite » (!) pour l’instant:
    http://www.ac-franchise.com/actualites-franchise_4_3_7859_0_0_0_0_1_1497.html

    Le succès d’une marque mondialement successful n’est pas assuré en France.
    J’observe d’ailleurs d’un oeil attentif mais suspicieux l’essor démentiel de Subway. Malgré un développement grâce à la franchise, on n’est pas à l’abri d’un revers (d’autant plus violent que la progression aura été fulgurante…).
    On se souvient tous de l’échec cuisant de Burger King (dont les « restaurants » étaient pourtant développés avec l’aide de franchisés!): http://tiny.cc/secme

  11. Les seules franchises qui marchent ce sont les MacDonald’s alors?

  12. @Felipe:
    Ca, je n’en sais rien! Disons que McDo cartonne en France. Peut-on en déduire pour autant qu’il n’y a pas de place pour les autres? Peut-on en déduire pour autant que ce succès implique forcément la richesse de ses franchisés?

    Pour ma part en tout cas, la plus grande force de la franchise, c’est la notoriété (et si possible spontanée) qu’aucun indépendant, aussi bon soit-il ne pourra « jamais » avoir immédiatement (et qu’il ne pourra acquérir qu’au terme d’un très grand laps de temps et au terme d’investissements énormes en communication).

  13. Super intéressant mais vu d’un oeil négatif uniquement. Perso je reste motivé pour investir en franchise un jour ou l’autre. LE but n’étant pas de travailelr derrière le comptoir mais d’être propriétaire de plusieurs unités. L’excuse de « donner » de l’argent à un franchisé n’est pas valable pour moi. C’est comme dire que payer un loyer c’est mettre l’argent par les fenetres 🙂 Je paye une redevance pour avoir un nom, une méthodologie, … Toi tu étais dasn le business des lunettes. C’est peut-être différent. En restauration, je pense que les franchisés gagnent de l’argent. Parmis les plus grosses fortunes en France tu retrouves des « parrain » MacDonald, des gars qui possèdent 3, 5, 10 « restaurants » macdonald. Ils donnent par an plusieurs millions d’euros par an à Macdo et alors? Vous préférez donner 0 et avoir 1000E qui rentre ou donner 100 000E et avoir 100 000E qui rentre?
    Un peu de positivisme làààààààà!

    lol on enrediscute demain ;p

    Cedric.

  14. Pour info Starbucks développe toutes ses unités en propre partout dans le monde, ce n’est donc pas un franchiseur. On cite souvent l’exemple de cette marque car elle jouit d’une notoriete importante (10 saisons de Friends sont passées par la..), mais ça les a pas empechés de fermer la moitié de leurs points de ventes en Australie en 2008 et plusieurs centaines de points de vente au US. Leur concept est bon mais les emplacements ne sont pas tous rentables.

  15. @Aurélien: merci de ces précisions 😉

    @Cédric: Réaliste, pas négatif! 😛

    Je suis 100% d’accord avec toi: je veux bien enrichir un franchiseur du moment que moi – franchisé – je m’enrichis aussi…
    Je ré-enfonce le clou:
    _ Pourquoi payer pour un service qu’on peut avoir gratuitement en le faisant soi-même?
    _ Pourquoi payer pour une franchise qui n’apporte pas de « nom » (et ça doit représenter à vue de nez entre 50 et 80% des enseignes en franchise…)?
    _ Pourquoi parle-t-on systématiquement des (quelques) cas de réussites en franchise, en occultant le volume importants de franchisés soit qui galèrent, soit qui gagnent gentiment leur vie, en étant devenus salariés du système qu’ils ont eux-même créé…!?

    Mon but n’est pas de « casser » la franchise mais de rétablir un équilibre face au monde tout rose toujours vanté par les franchiseurs.

    Pour ceux qui veulent voir la face émergée des grosses fortunes du BigMac: http://tinyurl.com/yl72wnl
    Ca ne fait « que » confirmer Pareto: ces 20 franchisés (227 unités) détiennent 20% des unités!
    Pour ceux qui veulent un autre regard sur la face immergée du Sundae:
    http://www.bernardcollorafi.com/

  16. Excellent article de fond. Moi qui interrogeais sur les franchises comme manière d’entreprendre, je vois que cela peut vite s’avérer un gouffre financier pour le franchisé. Je suis d’accord avec toi, la voie royale c’est d’être le franchiseur. Encore faut-il pouvoir créer la notoriété et la marque pour développer le concept et avoir la reconnaissance nécessaire pour que ça marche.

  17. Je vous félicite pour votre article sur la franchise. Il est très instructif.

    Il me semble que pour gagner de l’argent en étant franchisé, il faut s’orienter vers des marques connues qui nécessitent un investissement important. Beaucoup de franchises ne permettent pas de vivre mieux qu’en étant salarié, il vaut mieux s’orienter si l’on peut vers des structures importantes.

    Avez-vous des infos sur l’accessibilité à la franchise de marque comme quick, macdo ou intermarché ? Connaissez-vous les rendements ?

  18. Merci de ton commentaire Jérôme.
    Pour gagner de l’argent en franchise, le seul et unique moyen est… de devenir… franchiseur!!

    Pour vivre et gagner correctement sa vie, on peut envisager de devenir franchisé. Mais avant de la gagner, il faut la risquer dans des investissements colossaux, notamment pour les enseignes que tu cites. Certaines comme MacDo sont tout bonnement inaccessibles, en dépit d’un bas de laine conséquent. Pour donner un ordre de grandeur, un simple challenger éloigné comme KFC demandait déjà (il y a 2 ans de cela) 150k€ d’apport perso.

    Il faut je pense soit avoir un apport plus que conséquent (et largement au-delà du minima demandé) afin de pouvoir escompter un ROI rapide et ne pas avoir de problème de fonds propres à court terme (en cas de démarrage plus lent que prévu) OU accepter de devenir un « salarié » (d’aucuns diront un larbin…) du franchiseur pendant plusieurs années, à travailler d’arrache-pied dans sa structure (qu’on croit sienne mais qui ne l’est que virtuellement, à l’instar d’un appartement locatif qui est la propriété du banquier jusqu’au terme du crédit).

    Je crois personnellement à 3 modèles économiques:
    _ La franchise d’une marque majeure et leader est un excellent placement pour qui a de grosses liquidités.
    _ A l’opposé de la chaîne en des franchises embryonnaires, à étudier avec beaucoup d’attentions toutefois. Si on peut être l’un des pionniers d’une belle aventure de groupe, on peut aussi se retrouver plumé par un franchiseur avide de grossir très vite mais sans aucune base solide (concept peu novateur, aucun apport concret de la franchise, aucune stratégie de développement si ce n’est d’engranger le maximum de droits d’entrée, magasins-pilote ayant insuffisamment fait leurs preuves…etc).
    _ L’import d’une franchise étrangère qui pourrait se transposer chez nous: soit en devenant master-franchisé, soit en adaptant le concept (me-too) et en le développant en indépendant (avant pourquoi pas d’en faire sa propre franchise!).

  19. Bonjour,

    Étant âgé de 21 ans je trouve cet article vraiment simple et efficace, j’ai tout de suite compris les faces cachées d’un franchiseur, donc bravo pour cette synthèse clair et précise.

    Comme tous ici, je suis soucieux de mon avenir encore plus pour les temps avenirs.

    J’ai toujours voulu travailler en tant que mon propre patron, et je me documente de plus en plus sur les moyens nécessaires et viables pour y parvenir.

    J’aimerai savoir si il faut un minimum requis d’expérience pour se lancer dans une franchise viable ? Si oui laquelle, sachant que je suis dans le secteur de la ville de Rouen ou pour moi il y a encore du potentiel même si je suis pas expert en étude de marché je connais bien la ville et les points potentiels et les secteurs d’activités probables pouvant faire mouche.

    Vu mon âge et du coup ma faible expérience dans le domaine ne serait ce pas suicidaire de se lancer dans un projet de cette envergure, j’imagine bien qu’il n’y a pas de recette miracle, mais si on pouvait m’aiguiller.

    Merci d’avoir pris le temps de me lire

  20. Bonjour,

    Je trouve cet article intéressant et nous partageons certains points de vue. Il existe des bons franchiseurs avec un concept éprouvé, qui souhaitent que leurs franchisés gagnent de l’argent mais bien d’autres n’ont que faire du succès de leurs franchisés… ils sont plutôt intéressés par les droits d’entrée. Partant de ce constat et du manque d’information des candidats à la franchise, nous avons créé http://www.rentabilitedelafranchise.com qui permet de s’assurer de la rentabilité des franchisés d’un même réseau avant de signer un contrat de franchise pouvant être un acte des plus important dans une vie.

  21. Bonjour,

    Article et débats très intéressants.

    Quelles sont pour vous les franchises majeures et leader sur lesquels indépendemment de son apport il faut miser?

    Merci par avance de votre aide car je suis en pleine réflexion.

  22. c’est effectivement une méthode à double tranchant pour ce qui est de créer une entreprise. mieux vaut avoir de très bonnes notions de management et de gestion avant de se lancer, après ça peut très bien marcher. super article, très complet, merci

  23. adopter une franchise peut s’avérer payant à condition d’avoir un minimum de ressources et de connaissances dans le domaine de l’entrepreneuriat de base. après toutes les franchises ne se valent pas non plus, il faut faire attention à choisir la bonne.

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