La crise: mythe ou réalité?

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Quiconque suit les infos ne peut avoir qu’une seule pensée en tête: « la crise s’abat sur nous, on va tous crever (au sens figuré, quoique...). » Je ne vais pas entrer dans une démonstration macro-économique, chaque spécialiste y allant de toute façon de son grain de sel.

Vous êtes-vous déjà posé la question du risque réel pour vous!?

  • Perte d’emploi

Il s’agit d’un risque réel, accru par la crise mais dans lequel nous vivons depuis belle lurette (la fin du plein-emploi). L’appauvrissement massif de l’Etat ne pourrait d’ailleurs pas permettre un maintien de la couverture chômage actuelle en cas d’explosion des licenciements. Ce n’est en tout état de cause qu’une bouée de sauvetage, temporaire qui plus est. Être son propre patron ne change pas grand chose à la donne: moins d’argent = moins de clients = moins de consommation = moins de chiffre d’affaires = dépôt de bilan, avec en prime une absence totale de cette fameuse bouée. Vous pouvez vous trouver sur un segment très spécialisé faisant de votre profil/ entreprise, quelqu’un/ quelque-chose de très recherché donc plutôt à l’abri (en tout cas de la précarité, quand bien même faudrait-il réduire la voilure). La seule piste vraiment fiable est celle (tant vantée sur la blogosphère entrepreneuriale) de l’indépendance financière.
  • Perte de capital

Bien sûr, celui qui n’a rien ne peut rien perdre. Mais avec un tel raisonnement, on vivrait tous au crochet de la société... On a pour usage de déterminer 4 grandes familles d’actifs: la Bourse, l’immobilier, l’entreprise, internet (qui est une forme d’entreprise mais mérite sa propre catégorie d’une part car il s’agit d’un business-model assez différent de l’entreprise au sens traditionnel du terme, d’autre part parce que ce segment aujourd’hui présente une très belle envergure). Je qualifierais plutôt cela sous forme d’un côté de matériel, de palpable, comme la pierre (et à plus forte raison sa résidence principale) ou l’or, et de l’autre d’immatériel, globalement tout ce qui est « à la Banque » (actions, assurance-vie...etc). Imaginons une guerre. Votre maison (oui, oui, sauf bombardement!) sera toujours là et vos lingots toujours sous le lit! Or ce que nous croyions immuable ne l’est pas: Lehman Brothers fut un cataclysme mais plus près de nous on reparlera dans quelques mois de Dexia ou encore de la Société Générale... Bref, en cas de crise notoire, si « l’argent ne vaut plus rien », il restera la « valeur d’usage. »
  • Perte de liquidités

C’est le scénario le plus catastrophique (et peut-être paradoxalement celui qui peut « sauver » les pays les plus solides économiquement). Imaginons un éclatement de l’euro et un retour aux monnaies nationales. Je ne parle de la grosse baffe que tout le monde prendra - si tant est qu’on ait encore réellement des repères en francs! - en s’apercevant du prix éhonté de la plupart des biens de consommation courante. Je parle de la dévaluation de la monnaie, aujourd’hui « bloquée » ou plutôt calibrée par la BCE. Irez-vous acheter une baguette de pain avec une mallette pleine de francs? Le franc n’a jamais été une monnaie forte et la France n’est pas vraiment une puissance industrielle nécessitant de la compétitivité à l’international (je veux dire par là que les PME allemandes ont besoin de cette compétitivité, les entreprises du CAC40 peuvent passer outre). De toute façon, pas vraiment d’effet de levier, si ce n’est avoir un capital matériel plutôt qu’immatériel (cf. point précédent).
  • Perte de pouvoir d’achat

Une certaine nuance avec la perte de liquidités car la perte de liquidités impacterait tout le monde or la baisse de pouvoir d’achat ne touche que certaines personnes. L’INSEE nous démontre à grand renfort de chiffres que nos revenus ont gentiment progressé et que le coût de la vie a lui aussi gentiment progressé mais pas sur une pente beaucoup plus forte. Pourtant, on se sent pour la plupart « moins riches » qu’il y a quelques années... Pour moi, cela est lié à 2 facteurs: la forte hausse de l’immobilier (qui constitue je le rappelle le plus gros poste des ménages, parfois 40 à 45%!) et l’explosion des besoins. Je ne veux pas prôner la simplicité volontaire, étant moi-même un consommateur parfois effréné mais force est de constater qu’il y a 20 ans nous ne changions pas d’iPhone tous les ans (nous n’avions d’ailleurs pas ce poste de dépense tout court!).  

Alors que faire?

Chacun fait (fait fait) c’qui lui plaît (plaît plaît). Je ne donne pas de réponse, d’ailleurs ce billet ne vise pas la polémique, il n’a pas la prétention de faire l’objet de recherches documentées, il ne s’agit « que » de mon avis. Dans MA situation personnelle (j’insiste là-dessus, chaque cas est individuel!), j’en tire les conclusions suivantes:
  • Je n’ai aucun produit financier (je ne suis même pas certain de détenir un livret A, si c’est le cas, il doit être bien vide...) et pas de velléité à y investir, tout au plus pourrais-je jouer sur les taux attractifs de certains livrets si j’avais du cash « en trop », histoire de faire des petits (Livret d’Epargne Populaire, comptes-courants rémunérés de banques en ligne...etc).
  • J’ai ré-investi la quasi-totalité de la vente de ma précédente boutique dans un nouveau projet. Le point mort est relativement bas et je m’organise vivement actuellement pour mettre ce magasin en orbite « pilote automatique » (en espérant que ça devienne un jour une « Muse » pour reprendre l’expression chère à Ferriss). Je vous parlerais bientôt de « mon petit projet entrepreneurial » (bientôt la 1ère bougie) sous forme d’une série de billets consacrés.
  • Je n’ai plus d’habitation principale (et oui, Tanguy’s back!), ce qui me permet de faire d’une pierre 3 coups: augmenter ma solvabilité auprès des banques pour un emprunt - pallier à ma baisse de pouvoir d’achat - me permettre de profiter de mes liquidités (avec plusieurs projets de voyage).
  • La conséquence sera aussi pour mon pouvoir d’achat de pouvoir jouir d’un coût de la vie bien plus accessible à l’étranger (et presque de manière générale, y compris dans les pays industrialisés... je vous rappelle que j’étais installé à Paris et que mon appartement se situait dans le Marais, je vous laisse imaginer le loyer).
  • Une reconversion amorcée dans l’immobilier. Ma stratégie reste à définir sur le long terme. Aujourd’hui cela consiste surtout en des opérations type « marchand de biens »: j’achète, je rénove (moi-même dans la mesure du possible), je revends, j’empoche la plus-value. Je suis dans le processus final d’une 1ère transaction de ce type. Là aussi je vous parlerais très prochainement de « mon petit projet immobilier » sous forme d’une série de billets consacrés.
  • What else? Un investissement dans un site web marchand lié à mon activité (les lunettes). Peu impliquant (je suis la « caution technique ») avec un potentiel de levée de fonds non négligeable pour un investissement plus que dérisoire (4000€). Et bien sûr la volonté toujours tenace (même si mon assiduité a vraiment laissé à désirer - je réitère mes excuses aux lecteurs initiaux qui m’ont fait confiance et m’ont témoigné leur estime et leur volonté de me lire à nouveau) de devenir « blogueur-pro. »

N'hésitez pas à débattre dans les commentaires de VOTRE plan d'actions face à la crise!?

5 techniques efficaces pour passer à l’action

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On ne le dira jamais assez: avoir des idées, être clairvoyant, savoir effectuer un plan d'actions, détenir une fibre de stratège, connaître ses limites...etc, tout cela ne sert à rien sans passage à l'action! On reviendra plus tard sur la procrastination (je suis un spécialiste, un expert, un player international en la matière...!) mais concentrons-nous sur l'action. J'ai récemment décidé de chambouler ma vie ou plutôt de poursuivre sa construction par des évolutions importantes, par des changements. 5 techniques efficaces m'ont aidé à passer à l'action:
  1. En parler à son entourage. Tout s'est déclenché lorsque j'ai commencé à en parler. Je vis (encore pour quelques temps) en colocation avec ma soeur. Lors d'un repas de famille, j'ai évoqué un éventuel départ (suivi d'un retour au bercail, renfilant les habits d'un "Tanguy" ). Tout s'est ensuite enchaîné et finalement le processus était enclenché, ma seule possibilité ayant été de le stopper.
  2. Etudier les freins au changement. J'aurais pu effectuer ce départ il y a plus de 2 ans. La procrastination une fois de plus a eu raison de moi! C'est bien là le seul frein au changement: la volonté personnelle. On espère toujours que le changement viendra de l'extérieur et qu'il nous poussera à réagir. Mais dans ce cas il serait "subit" or en décidant soi-même le changement, on devient acteur et leader de ce changement. Mieux vaut agir que réagir, non?
  3. Planifier le "retour en arrière". Et si... Et si quoi? Prévoir tous les scénarii, c'est aussi prévoir - éventuellement - de repasser par la case départ, et donc un plan d'actions le cas échéant. Dans mon cas, ma plus grande crainte est de ne pas retrouver de logement à Paris (pas forcément en terme d'emplacement mais surtout compte-tenu de ma situation personnelle peu "stable" ou classique). Mais je peux refaire de la colocation, mais je peux ré-investir l'appartement que je loue en meublé, mais je peux - comme beaucoup - me concocter un dossier factice et enjolivé...etc.
  4. Définir plusieurs moteurs permettant de tenir le cap. S'il est difficile de prendre une grosse décision, il est encore plus difficile de la tenir! Je vais me heurter à la cohabitation avec mes parents, à l'éloignement géographique de mes amis proches, mais mes buts sont: de voyager (et donc de n'avoir qu'un pied à terre, souhaitant passer beaucoup de temps hors de l'hexagone) - de poursuivre dans la voie de projets immobiliers - de me consacrer à d'autres projets (de blogging notamment, et réduire drastiquement mes frais m'évite de m'obstiner à avoir des revenus immédiats et récurrents).
  5. Elaborer un calendrier court. Ma soeur ayant repris l'appartement d'une amie et moi-même ayant trouvé un collaborateur pour mon magasin, cela me permettait d'agir vite et donc de m'imposer une rigueur liée non pas à une situation d'urgence (puisque choisie je le rappelle) mais à un calendrier volontairement court (1 mois).
Bref, ce passage à l'action me permet de changer radicalement de mode de vie et à présent de me concentrer sur le blogging. N'hésitez pas à évoquer dans les commentaires vos blocages au fait de changer vous aussi radicalement de vie?

Que penser de la formation Blogueur-Pro d’Olivier Roland?

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Je m'aperçois que l'initiative professionnelle d'Olivier Roland fait couler pas mal d'encre, et délie un certain nombre de (mauvaises) langues sur la blogosphère actuellement (cela a même fait l'objet d'une parodie que j'aurais pu trouver critique si au moins elle avait été drôle...).

De quoi on parle?

Olivier écrit un blog, qui démarra sous forme de challenge personnel puis se poursuivit sous forme d'une première formation-coaching "Agir & Réussir" qui consistait à accompagner des gens qui souhaitaient créer leur entreprise. Puis vint la formation (e-learning) "blogueur-pro." Olivier, dont j'avais l'image d'un garçon propre et discret a cédé aux sirènes du marketing pour buzzer autour d'un peu de sensationnel, les doigts de pieds en éventail sur une plage, une Piña Colada dans une main et l'autre sur le trackpad d'un ordinateur portable. Entre ça et l'image du blogueur ultra geek dans un bureau sur-équipé (4 écrans pour seulement 2 yeux + un fauteuil que n'aurait pas renié Han Solo dans son Faucon Millenium + une consommation en café équivalente à celle d'une famille colombienne au complet), il y a sans doute un juste milieu. La "promesse" d'Olivier est de faire de ses élèves des blogueur-pro avec un revenu (je n'ai plus le terme exact, il s'agit sans doute plus précisément de CA) mensuel de 2000€.

Pourquoi j'ai acheté cette formation?

J'ai de par le passé souhaité une rupture avec la vente de mon précédent magasin. Tentatives de reconversion: d'abord dans une activité (paramédicale toujours) d'exercice libéral et fortement rémunératrice (fort heureusement, pas de décision d'installation au terme de mon processus de formation terrain: clairement pas en accord avec mes aspirations), puis dans une activité de marchand de biens (j'y reviendrai dans des billets en préparation). Actuellement et parce que l'oisiveté ne peut se vivre qu'avec de l'argent (qui a dit qu'on reparlait d'indépendance financière...!?), j'ai replongé pour ouvrir un nouveau commerce. Même constat personnel que l'opérationnel ne m'intéresse pas. Et à nouveau une quête personnelle pour trouver d'autres voies de développement professionnel. Mon goût pour l'écriture, pour l'échange et pour exposer mes pensées m'ont fait reconsidérer avec sérieux "l'option blog." Il s'agit surtout pour moi de résoudre une équation à 3 variables: m'épanouir dans mon travail - me libérer de mes contraintes (temps, lieu) - me créer une source de revenus récurrents. Le matin de l'ouverture de la vente, dans le trajet qui me menait jusqu'à mon magasin, j'ai réfléchi à l'élément déclencheur: le prix. Olivier, avec son super-lancement, avait appâté ses chalands par des bonus offerts aux plus prompts à l'achat. Pas question de procrastiner! Je m'étais fixé un seuil à 2000€, imaginant en mon for intérieur que cette formation serait peut-être limitée dans son nombre de participants (où qu'Olivier eusse des chevilles hyper-enflées comme un certain Marketeur Hexagonal...) et qu'un prix facial de 5000€ ou plus me dissuaderait de facto, ou imaginant à contrario un prix de 300€ pour quelques vidéos vite et mal torchées qui n'amèneraient pas davantage de plus-value à l'ebook. Finalement, j'avais vu juste, preuve que je ne suis pas trop mauvais en fixation de prix (tout entrepreneur se doit de maîtriser cet "Art", au moins pour son business!). J'ai hésité une fraction de seconde, vite balayé par 2 "garanties" percutantes: celle d'un remboursement si l'objectif de gagner 2k€/mois au bout d'un an n'était pas atteinte, et celle du satisfait ou remboursé à l'issue des premiers cours.

Vers une semaine de 4h à la Tim Ferriss?

Le but ici n'est pas de lancer un énième débat autour de ce livre, ni même autour de son auteur. J'ai apprécié sa démarche, de par le rêve qu'il procure, et surtout de par l'accession possible pour tout un chacun à ce rêve. J'aimerais l'imiter pour ses challenges ou simplement pour pouvoir rouler dans la même auto que lui... Ayant eu une éducation basée sur un certain nombre de valeurs, notamment celle du travail, mon ambition n'est pas que ça me tombe tout cuit dans la main. Le blogging pro représente pour moi 2 opportunités: la possibilité matérielle de mener en parallèle d'autres projets, qu'ils soient personnels (blogueur-pro permet d'avoir infiniment plus de souplesse quant à son temps ou sa situation géographique, même si - ne soyons pas dupes ou naïfs - cela impose une grande rigueur dans son emploi du temps, pour justement ne pas procrastiner), ou qu'ils soient professionnels (en me libérant de l'item "revenus", je pourrai me concentrer sur des projets à plus long terme permettant de générer du capital). Ma stratégie repose sur l'élaboration de 3 blogs (thématiques totalement différentes), dont l'un est déjà existant (le premier qui me dit "c'est quoiiiiii?" prend une beigne!). Hors de question pour moi en revanche d'y traiter des sujets aussi creux que certains (que je ne citerais pas...) dont même la publication sur Facebook serait jugée banale (et pourtant, dans le genre "il est 10h17, je fais caca et je suis fatigué mais je vais tout de même jouer à une appli-jeu débile" il y a pas mal de prétendants). Pour alteriche.com, je me suis fixé un objectif ambitieux, à savoir "le plan 222:" 2000€ de CA mensuel en 200j grâce à 2h/j de travail.

Quelles limites au système?

La première limite comme toute formation est de transcrire en pratique ce qu'on apprend en théorie. Vous avez beau suivre des cours de sport de combat, le jour où vous vous retrouvez face à une bande menaçante en pleine rue, ce n'est plus la même limonade... Cela nécessite donc du temps pour bien absorber la formation, pour l'assimiler et pour ensuite l'appliquer. Olivier a l'intelligence de livrer les modules vidéo au fur et à mesure: d'une part pour ne pas avoir la tentation de commencer le livre par le chapitre de fin, d'autre part pour réellement plancher sur les exercices entre 2 vidéos (plutôt que d'enchaîner le visionnage à la chaîne). J'ai créé ce billet pour répondre indirectement à un commentaire de Jon du blog inthehood.com. Bonne idée de recensement le plus exhaustif possible des blogs à thématique "argent." Cependant je pense que beaucoup ne parlent pas de sujets de fonds. C'est pour moi la principale limite au système: à trop vouloir gagner de l'argent avec son blog, certains se sont enfermés dans une politique de ne parler qu'eux, de leur trafic qui augmente (publications pitoyables tous les mois des graphiques Analytics... no comment) ou encore de leurs revenus qui bondissent de 250 à 450€ grâce à AdSense (no comment, bis repetita). La niche du marketing sur internet via le blog me semble très très très chargée ces temps-ci... C'est la seconde limite: peut-on gagner de l'argent en cherchant de l'or ou en vendant les pelles? Une bonne proportion (dont Olivier) ont clairement choisi de vendre les pelles où aspirants chercheurs d'or. Pas de mal ni de honte à ça (et je m'oppose vivement aux détracteurs qui le lui reprocheraient!). La seule, vraie et unique question, c'est... y a-t-il de l'or quelque-part ou n'est-ce qu'une chimère pour ceux qui veulent devenir blogueur-pro...?

Quand une bonne habitude fait gagner de l’argent

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Il y a pile 10 ans, j'entamais une bataille quotidienne qui allait durer près de 4 mois. Mon arme? des patchs à la nicotine. Mon combat (gagné)? l'arrêt du tabac. Aujourd'hui est donc une journée anniversaire symbolique. Pas d'auto-congratulation: un fumeur, au même titre qu'un drogué, qu'un buveur ou qu'un obèse peut toute sa vie replonger. Juste quelques bilans:

Par la force d'une bonne habitude, je me suis enrichi

En 10 ans, et à considérer que j'eus mis cette somme régulièrement dans une tirelire pour la placer chaque année (j'ai estimé 4% en taux d'intérêt, mais le calcul peut se faire à 10% ou au livret A...), mon capital aujourd'hui serait de... 22171€. Bien entendu, je ne dispose pas de cette somme puisque je n'ai pas eu la démarche de thésaurisation. Mais je peux clairement affirmé que je me suis enrichi grâce à l'arrêt du tabac, non pas en terme de capital mais en terme de revenus puisque je disposais chaque année de mon budget cigarettes (qui ne partait plus en fumée...!).

Méthodologie:

J'ai tout simplement utilisé annuellement le prix moyen de l'époque d'un paquet de cigarettes, puis j'ai calculé les intérêts composés pour la période restant à courir jusqu'à aujourd'hui. Puis j'ai additionné les résultats pour chaque année.

Par exemple en 2000, le prix moyen d'un paquet s'élevait à 3,20€ donc à raison d'un paquet par jour en moyenne, budget annuel = 1168€ et intérêts composés sur 10 ans (à 4%) = 1729€. Pour 2003: paquet = 3,90€ - budget annuel = 1424€ - intérêts composés sur 7 ans = 1874€. Pour 2010: paquet = 5,90€ - budget annuel = 2154€ - pas d'intérêts.

Ce qui est "amusant", c'est que l'augmentation du prix tu tabac fait plus que compenser le manque à gagner des intérêts composés (à 4%): le budget clopes placé en 2000 m'aurait rapporté 129€ mais celui de 2009 (avec seulement 1 an d'intérêts au lieu de 10) m'aurait rapporté 2126€!!!

Par la force d'une bonne habitude, j'ai acquis des valeurs

Je me souviens que, une fois passée la période de consolidation (on reste fragile un petit moment après la décision d'ôter le patch, tout comme un enfant peut tomber du vélo après le dévissage des petites roues), j'étais assez intolérant face à un entourage qui s'évertuait à fumer. Non pas par jalousie ou envie, tentation, mais simplement parce que ça m'incommodait réellement (sentiment de suffocation, haleine chargée de mes interlocuteurs, odeurs froide des vêtements ou encore des cheveux...etc). Mais cet acte en apparence "anodin" m'a surtout permis de me dépasser. Aujourd'hui, il s'agit d'une de mes plus grandes fiertés car elle se vit dans la durée: le temps bonifie cette habitude. A contrario, aligner les kilomètres de bitume ne me rendent pas plus fier de mon permis de conduire, même si à l'époque son obtention m'avait rempli de joie. Vous pouvez vous aussi prendre dès maintenant une bonne habitude dont vous serez de plus en plus fier avec le temps: créer votre entreprise, prendre soin de vous, vous former (les connaissances dans un domaine vont alors crescendo), lier une amitié, placer de l'argent...etc. Se lancer, c'est échouer ou réussir. Echouer, c'est recommencer, jusqu'à réussir. Et enfin, réussir, ça permet de prendre confiance en soi, de décupler son énergie, d'améliorer son expérience. Pensez-y si par exemple vous avez un jour ou à plusieurs reprises tenter de prendre une habitude, vite remisée aux oubliettes.

Par la force d'une habitude, j'ai construit d'autres projets

On ne se sert pas assez de ses expériences pour construire celles à venir. Pourtant, une fois la méthodologie (même empirique!) acquise, il est facile de dupliquer un modèle, un process. Tout commence par un déclic ou par un objectif simple et précis: bien que mon père ait eu un infarctus très jeune avec triple pontage et que mon oncle fut décédé d'un cancer de la gorge, ma motivation n'était pas la santé, pourtant conscient des effets néfastes à terme. J'étais alors en Sup de Co et je m'apprêtais à passer une Summer Session à l'université de Berkeley. J'ai commencé à entendre que fumer en Californie relevait d'une véritable gageure. Pour ne pas me retrouver préoccupé par ce problème de manque ou sa gestion quotidienne, j'ai donc pris l'initiative d'arrêter. Tout se poursuit par un plan clair et détaillé: quelle échéance (j'avais 4 mois)? quels outils (pas question de compter sur ma seule volonté, ni sur le coût de séances d'acupuncture ou d'hypnose, quant aux gommes à mâcher je voyais l'effet insuffisamment contraignant)? quel soutien (mes parents mais aussi plusieurs amis non fumeurs qui m'éviteraient de me marginaliser dans un groupe exclusivement fumeur)? Tout se termine par une période probatoire, de consolidation. Une entreprise peut se lancer, fonctionner, générer du CA, faire des résultats, mais il faut passer d'autres caps comme celui de l'imposition croissante à N+2 ou de la gestion d'une forte croissance (un entrepreneur qui ne sait pas ce qu'est le BFR apprend très vite dans ce cas-là...). Il est important lors de cette dernière étape avant un succès pérenne et établi de rester prudent et de ne pas pécher par excès de confiance en soi.

Et vous, quelle bonne habitude allez-vous prendre?

Comment le Lean Six Sigma peut transformer une boutique en Franchise ?

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Nouvel exercice de style pour moi puisque je cède aujourd'hui la parole à Florent Fouque, expert ès LSS, l'espace d'un billet-invité. J'en profite au passage pour l'en remercier et pour faire la promotion de son livre que vous pouvez d'ors et déjà acheter en version électronique et qui sort aujourd'hui en version papier dans une très belle édition couleur agrémentée d'un CD-ROM (j'aurais l'occasion de revenir là-dessus mais vous pouvez dès maintenant bénéficier d'un code promotionnel en indiquant le code "AFFALTER" lors de votre commande!). Comment concilier business passif, automatisation des process et s'enrichir soi-même plutôt qu'un franchiseur? Réponse ... _ La parution de mon roman d’entreprise « A la découverte du Lean Six Sigma » est l’occasion pour moi d’élargir mon lectorat habituel d’initiés (cf. mon blog http://leansixsigma.free.fr) à une plus large population. Cet exercice est également très enrichissant, car il me permet de montrer en quoi le Lean Six Sigma n’est pas réservé aux experts comme sa terminologie le laisse penser… ;-) Alors, pour commencer : qu’est-ce que le Lean Six Sigma ? Le Lean Six Sigma est une méthodologie très structurée qui permet d’optimiser les processus. Optimiser les processus cela signifie réduire les gaspillages, réduire le temps de traitement des tâches, réduire les stocks, réduire les produits non conformes, améliorer l’efficacité voire l’efficience d’un outil de production…etc. Alors, vous allez me dire : quel est le lien entre l’optimisation des processus et la transformation d’un business en franchise ? Et je vais vous répondre par une autre question : Quelle est la plus grosse valeur ajoutée d’une franchise ? Bien sûr vous allez me répondre « le concept tout ficelé » ! et je vous répondrai Bravo !!! C’est marrant ce jeu où je fais les questions et les réponses… ;-P Bon allé un peu de sérieux !

Effectivement la plus grosse valeur ajoutée d’une franchise c’est le concept, mais qu’est-ce que le concept sinon une liste de process optimisé ?

_ La force du Mac Do n’est surement pas dans la qualité et le bon goût de leur hamburger, sinon bien d’autres boutiques auraient plus de succès ! Non la force de Mac Do est dans l’optimisation de leur processus :
  • Processus de prise de commande
  • Processus de traitement des commandes
  • Processus de fabrication des hamburgers
  • Processus d’approvisionnement des matières premières (salade, steak, sauces…etc)
  • Processus d’entretien des locaux (cuisine et salle de restaurant)
  • …etc.
Voilà ce qui fait revenir les clients chez Mc Donald : l’optimisation des processus. Cette optimisation passe par deux leviers : Le premier c’est la réduction de la variabilité : vous avouerez qu’il est rare de tomber sur un Big Mac qui n’a pas le goût Du Big Mac et ce malgré l’endroit où vous l’achetez ! Et le deuxième est l’adéquation du résultat du processus avec les spécifications définies par le client. Par exemple les frites doivent cuir entre 6 et 7 minutes mais jamais au-delà des 7 minutes. Voilà pourquoi vous entendez sonnez les friteuses chez Mc Donald, c’est pour avoir toujours des frites cuites de manière identique et avec le niveau de cuisson le plus apprécié des clients. Vous devez maintenant mieux comprendre en quoi l’optimisation est au cœur de la problématique des franchises puisque la plus grosse valeur ajoutée qu’elles apportent est sur les processus. Maintenant que j’ai démontré en quoi les processus étaient le cœur de la valeur ajoutée des franchises, je vais tenter de vous expliquer comment le Lean Six Sigma peut permettre la transformation d’un business en franchise. _ Dans un premier temps, il est fondamental de lister les processus de l’entreprise. Bien souvent, nous mettons en œuvre les processus sans même nous en rendre compte. Si nous restons sur l’exemple d’une sandwicherie (qu’est-ce que le Mc Do sinon une sandwicherie ? ;-P), nous pouvons aisément imaginer quelqu’un qui se mette à son compte, qui fasse ses petits sandwichs tranquillement et qui les vende tout aussi tranquillement. Si elle est bonne commerçante son affaire peut très bien marcher mais de là à en faire une franchise il restera du travail ! Et bien justement, ce travail consistera à formaliser tout ce qu’elle fait. Comment elle fait les sandwiches ? Quelle est la check-list des choses le matin à faire avant d’ouvrir la boutique ? Celle du soir avant de la fermer ? Quel est le processus de recrutement ? Quels sont les différents modes de paiement ? Quelles sont les procédures de réapprovisionnement ?...etc. Une fois formalisés, il sera nécessaire de se focaliser sur les processus du cœur de métier pour les optimiser et faire en sorte que la gestion de 300 clients par jours devienne aussi simple et fluide que pour 30. Attention c’est là que le Lean Six Sigma prend toute sa hauteur… ! :-)

1ère étape : Définition du projet et du processus.

Cette étape consiste à déterminer notre objectif et le périmètre du projet. Dans notre exemple ce pourrait être de conserver un temps d’attente maximal du client de 5 minutes avant d’être servis, et ce, quel que soit le nombre de clients. Dans cette première étape DEFINIR, il s’agira également de cartographie les processus. Cela permet de rendre visuel les enchaînements de tâches qui sont réalisés. Il existe 3 outils principaux pour cela. La Value Stream Map qui va permettre d’évaluer les temps de non-valeur ajoutée (par exemple lorsqu’il n’y a plus de frite de disponible et que vous êtes obligé d’aller chercher un sac dans le congélateur, de l’ouvrir, pour enfin faire cuire les magnifiques Mc Cain : c’est typiquement du temps de non-valeur ajoutée !) Le client ne vous paie pas pour le temps que vous passez à chercher et ouvrir un sac de frites. En revanche le client vous paie pour faire cuire les frites (sinon il irait acheter des patates aux marchés !) ;-P, la cuisson des frites est du temps de valeur ajoutée. L’objectif de cette carte, vous l’aurez compris, étant de réduire au maximum le temps de non-valeur ajoutée (et là vous comprenez mieux pourquoi chez Mc Do le congel est juste à côté des friteuses !) ;-D Les deux autres outils de cartographie sont le SIPOC (qui permet de visualiser ce qui rentre dans le processus et ce qui en ressort) et la cartographie détaillée qui montre pas à pas les différentes tâches (comme un mode opératoire, mais de façons visuelles).

2ème étape : Validation du système de mesures.

Avant de recherche les sources d’optimisation d’un processus, la méthodologie du Lean Six Sigma nous invite à valider le système de mesures. Par exemple si nous calculons le temps d’attente des clients, il faut bien être sûr que les relevés de temps seront toujours basés sur les mêmes critères. Car si un coup on calcul ce temps à partir du moment où le client entre dans la boutique, ou à partir du moment où le client à passer sa commande, ça n’est pas la même chose. Trop souvent nous travaillons sur des données dont nous n’avons pas vérifié la validité, c’est une erreur, car cela débouche nécessairement sur des erreurs d’interprétation.

3ème étape : Analyser les causes profondes de défaillance.

Une fois que le système de mesures de notre indicateur est bien validé alors il est possible de démarrer l’analyse. Trop souvent lorsque nous rencontrons des problèmes nous nous arrêtons à ces problèmes pour les résoudre. Or la plupart du temps, ces problèmes ne sont que des symptômes de problèmes beaucoup plus importants et qui resurgiront par la suite. Voilà pourquoi le Lean Six Sigma va rechercher les causes profondes avec des outils comme Pareto, le diagramme en poisson, les 5 why (5 pourquoi)…etc. Dans notre sandwicherie nous pourrions avoir des problèmes de fusibles qui grillent systématiquement aux heures de grande influence, ce qui au-delà de ne pas faire sérieux, pourrait faire perdre du temps. Dans ce cas, plutôt que de résoudre le problème en achetant un caddie rempli de fusibles lol, l’idée serait de se poser la question pourquoi ces fusibles grillent ? Parce que le four et la friteuse branchée tirent trop de jus quand ils sont branchés ensemble ? Pourquoi ils tirent trop de jus ? Parce qu’ils ne sont pas dimensionnés à l’installation électrique de local ? Pour quoi ne sont-ils pas dimensionnés à l’installation du local ? Car le local accueillait auparavant une vieille boutique de coiffure et que l’installation électrique n’a pas été évaluée lors du réaménagement des locaux. Voilà, nous avons notre cause racine. Il faudra donc en déduire que pour les franchises une norme précise sur l’installation électrique en rapport avec le matériel requis pour la faire fonctionner.

4ème étape : Innover pour trouver des solutions simples.

En général, plus les problèmes sont compliqués, plus nous avons tendance à rechercher des solutions compliquées. C’est une erreur fondamentale ! Les solutions compliquées entrainent toujours plus de nouveaux problèmes qu’elles n’en résolvent. L’idée de Lean Six Sigma est de trouver les solutions les plus simples possible. Parmi les outils présents dans la méthode, il y a le management visuel. Là encore Mac Do excelle dans son utilisation… Chaque hamburger a sa propre boite, impossible de se tromper pour ceux qui préparent les commandes. De la même façon, les tournées de sandwichs sont précédées d’un numéro pour que l’on sache à quel moment il a été positionné dans la file d’attente, ce qui permet de le jeter quand il a dépassé son délai…etc. Le Lean Six Sigma intègre également tout une palette d’outils de créativité pour trouver de bonnes idées toutes simples ! ;-) Une fois les idées trouvées, il s’agira de les évaluer via une matrice efficacité / faisabilité avant de lancer un plan d’action pour mettre en œuvre celles qui auront recueilli le meilleur score.

5ème et dernière étape : Contrôler que le processus est en phase avec les objectifs définis.

Le but de la dernière phase est de suivre l’indicateur afin de vérifier que le processus est en phase avec les objectifs que nous nous étions définis en début de projet. Cette étape c’est aussi l’occasion de formaliser les processus optimisés. Cette phase de formalisation est essentielle puisque ces documents seront la base de travail des franchisés. Ce sont les documents qui leur présenteront comment faire les choses, dans quel ordre, avec quels outils (check-list, tableau de bord de suivi d’indicateur…etc.), avec quel niveau d’exigence, dans quel but (ne jamais oublier de donner du sens aux tâches qui doivent être réalisée, un processus sans sa raison d’être est un processus qui sera détourné à terme)…etc. Voilà, j’en ai terminé. Je n’ai malheureusement fait que survoler la méthode et je me suis limité qu’à la présentation de quelques outils. Si vous souhaitez en savoir davantage, je vous invite à vous procurer mon livre « A la découverte du lean six sigma ». C’est un roman d’initiation dont le héron est un simple manager qui n’y connait pas grand-chose. Vous allez donc découvrir à ses côtés la méthode. Plus qu’un récit, le livre est un véritable outil puisqu’il est accompagné d’un CD-Rom qui contient tous les fichiers sources des matrices et outils utilisés dans les livres (plus d’une trentaine). Vous y trouverez également des bonus très ludiques comme des animations interactives et des documents sur le making off du livre (story-board)…etc. _ Pour remercier Alteriche de m’avoir invité à intervenir sur son blog, je vous propose de bénéficier d’une réduction de 4€ (qui s’ajoute à la gratuité des frais de port pour le lancement du livre) en utilisant le code AFFALTER sur la boutique http://www.a-la-decouverte-du-lean-six-sigma.fr

Gagner de l’argent en franchise

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La franchise est un secteur qui se porte bien. Laquelle? Toutes! Toutes les franchises se portent bien car elles rapportent beaucoup d'argent ...aux franchiseurs. Ne jetons pas l'anathème: certaines franchises sont sérieuses et parallèlement (et pas forcément concomitamment...) certains franchisés gagnent (très) bien leur vie. _

Qu'est-ce que la franchise?

Il s'agit d'un échange: le franchiseur "offre" son savoir-faire, en échange de quoi le franchisé le dédommage. Même quand le franchiseur apporte une notoriété établie, un "nom", cela s'assortit toujours d'un savoir-faire: s'appeler McDo ne suffit pas si on ne sait pas préparer un Big Mac dans les règles de l'Art. Normalement basé sur le principe gagnant-gagnant, c'est un système en symbiose où aucune des 2 parties (franchiseur et franchisé) n'est censée gagner de l'argent sur le dos de l'autre mais grâce à l'autre. Nuance de taille et pourtant... _

Pourquoi opter pour une franchise?

  1. L'inexpérience métier. Se lancer dans une activité pour laquelle on a pas de formation est délicat. Une franchise peut vous aiguiller dans cette voie. Mais attention: le rôle du franchiseur n'est pas de vous former à un nouveau métier mais de mettre en place des process rôdés grâce à son expertise.
  2. La notoriété et la confiance. C'est l'aspect incontournable de certaines franchises (un cercle assez restreint en fait): l'évocation d'un nom synonyme de reconnaissance. Certaines enseignes ont même un taux de notoriété spontanée hors du commun: si je vous dis opticien et salon de beauté, vous me citerez immédiatement Afflelou ou encore Yves Rocher.
  3. L'automatisation. Sans même parler de business passif (en simple investisseur), le confort d'une franchise est d'avoir une équipe de permanents dédiée au back-office: gestion des approvisionnements et des achats, marketing, actions publicitaires, architecture et agencement du point de vente...etc. La vraie plus-value de l'entrepreneur se résume donc au management. Sans doute aussi pour ça que le candidat-type est souvent un ancien cadre.
  4. Le chiffre d'affaires prévisionnel. La composante d'un réseau est son retour d'expérience. Si l'ensemble des points de vente fait entre 400 et 600k€ de CA et que la stratégie d'implantation (emplacement, cible) respecte les critères de cette franchise, il est peu probable que vous ne fassiez "que" 150k€ de CA après 2 ou 3 ans d'ouverture.
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Les faux-semblants de la franchise

  1. L'emplacement, l'emplacement, l'emplacement. Naguère, les développeurs commerciaux parlaient de 3 zones. Aujourd'hui les franchises vous recommandent des emplacements n°1 ou à la limite n°1bis, souhaitent éviter le n°2 et par pudeur ne parlent même pas de la 3ème zone... Mais ces pas de porte se monnayent à prix d'or et les baux valent une fortune tous les mois. Mais un franchiseur digne de ce nom se doit d'avoir un petit drapeau sur le meilleur emplacement de la carte! A noter aussi que certaines franchises (McDo, KFC, Quick...) proposent la plupart de leurs contrats sous location-gérance (c'est-à-dire que le franchiseur est lui-même propriétaire du foncier!!!).
  2. La centrale d'achats et de référencement. Pourquoi pas mais cela reste à prouver. Et les indépendants se fédèrent eux aussi afin d'obtenir des conditions commerciales pour des achats groupés. Par ailleurs, de plus en plus les enseignes développent d'ailleurs leurs propres gammes de produits en MDD (Marque De Distributeur), sortant non seulement de leur métier de distributeur mais empochant souvent une part du "prix de revient" facturé au franchisé...
  3. Le concept marketing et les outils. Le franchiseur apporte-t-il une réelle plus-value? Innove-t-il? L'intégralité du marché de la pizza est basé sur la livraison à domicile, la distribution de flyers en toute boîte et l'offre "1 acheté = 1 offert": où est la différenciation?
  4. La communication. N'oubliez pas une règle de base: tout l'argent investit en communication nationale (pour la notoriété de l'enseigne mais du point de vente local uniquement par retombée) ne l'est pas en local. Si vous dédiez (de manière "contrainte") 2% de votre CA qui serait par exemple de 500k€ à la pub nationale, cela équivaut à un budget de 10000€, soit 2 à 4 mailings ciblés.
  5. La notoriété vs la proximité. L'un des critères de choix fondamentaux et pour beaucoup de domaines de consommation, c'est la proximité. Attention aux franchiseurs qui n'ont pas froid aux yeux et veulent s'implanter dans une zone de chalandise dont l'offre est déjà pléthorique. Certes la marque de la franchise n'est y pas encore représentée mais les gens ont des habitudes de consommation et la notoriété de l'enseigne ne suffit pas toujours à elle seule à les en détourner. Quant à penser que les consommateurs vont s'empresser de parcourir une distance non négligeable, sous prétexte d'y trouver la marque de la franchise, c'est prêter un pouvoir d'attractivité démesuré à cette notoriété d'enseigne. Même des géants comme Auchan ou Carrefour commencent à être boudés, en raison justement de la distance à parcourir trop importante pour les atteindre.
  6. Le choix dans la diversité. Ne scotomisons pas l'objectif qui est de gagner de l'argent. Mais pas à n'importe quel prix. On ne choisit pas sa franchise comme on choisit ce qu'on va manger lorsqu'on a faim! Sélectionnez d'abord votre secteur d'activité puis étudiez les franchises s'y associant. Pas l'inverse (choisir une franchise puis se demander si ça peut vous correspondre: vendre des piscines ou des sushis, ce n'est pas tout à fait la même chose!).
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Le coût de la franchise: votre bénéfice

Le franchiseur se doit de gagner de l'argent, ne serait-ce que pour financer son développement (et donc celui de l'ensemble de ses franchisés). Mais cela doit se faire selon une certaine éthique et une certaine rigueur. Combien de fois voit-on un franchisé peiner à se rémunérer? Combien de fois voit-on un franchisé "condamné" à entrer dans le système casse-figure du multi-magasins (pour le commerce retail, la masse critique se situe souvent à 5 ou 6 unités)? La défaillance d'entreprise est toujours moindre en franchise pour la bonne et simple raison qu'une fermeture signifie une franchise boudée pendant plusieurs années sur la zone. Le franchiseur préférera donc trouver un autre pigeon candidat pour réinjecter des fonds propres, voire détenir l'unité en propre (succursale) avant de la vendre pour le droit au bail seul, épongeant lui-même l'ardoise sans souffrir d'une publicité négative due à une faillite! Se protéger passe par s'informer. Discutez avec les franchisés mais pas ceux présents sur les stands des franchises ou ceux recommandés par le développeur mais ceux que VOUS aurez sélectionné. Posez les bonnes questions:
  • Combien de permanents sont présents au siège? Dans certaines enseignes, cela atteint des records avec parfois plus d'un permanent par franchisé!!! Imaginez, c'est comme si votre structure devait supporter la masse salariale d'un collaborateur supplémentaire...!
  • Quelle proportion de succursales? Ne pas avoir de succursales n'est pas forcément bénéfique car ces unités pilotes agissent souvent comme des laboratoires avancés pour tester de nouvelles offres, un nouvel agencement...etc (sans souci de résultat opérationnel puisque cela fait partie intégrante du développement, donc de son investissement). Mais il existe aussi certaines enseignes qui se taillent la part du lion: les succursales dans les endroits à fort potentiel et les franchises dans les zones plus restreintes (donc plus risquées et moins rentables...): non merci!
  • Quels objectifs de recrutement, selon quel plan? Un franchiseur qui ne sait pas répondre à ces questions doit changer de métier et vite. Objectif ne signifie pas forcément qu'il va l'atteindre mais au moins qu'il sait où il va. Pourtant certains évoquent encore la crise pour se camoufler derrière des phrases pleines de réussite "on ne fait pas plan: tant mieux si on ouvre, et tant mieux si on ouvre un maximum, Marseille ou Lille, on prendra ceux qui sont motivés!" Imaginez votre situation par analogie: "le CA? pas de plan sur la comète, tant mieux si on vend! notre cible? bof, si on a un étudiant ou un CSP+, c'est toujours une vente, viendra qui pourra!" No comment...
  • Comment son découpées les zones d'exclusivité? Il est important que la franchise elle-même ne vous tire pas une balle dans le pied en installant un concurrent qui serait de votre propre "famille!" La connaissance du géomarketing est un incontournable aujourd'hui afin d'avoir un développement en bonne harmonie.
  • Demandez des exemples factuels de prix de fournitures? Vous êtes censés faire des économies grâce à la centrale d'achats: comparez factuellement le prix d'un emballage auprès du franchiseur puis par votre propres moyens en tant qu'indépendant (par exemple un sac de transport en kraft logotypé).
  • Etudiez minutieusement les "coûts cachés!" La franchise tient souvent à 2 chiffres: droits d'entrée + royalties. Mais quid des campagnes publicitaires obligatoires et obligatoirement élaborées par la franchise elle-même? Quid du programme informatique dont le leasing et la maintenance transitent via la franchise? Quid de la formation continue (c'est déjà une bonne chose ceci étant qu'il y en ait!)?...etc.
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Les questions à (se) poser

LA question par excellence (et malheureusement souvent la première) que pose tout candidat au franchiseur est "combien je peux espérer gagner?" Depuis quand envisage-t-on un business sous cet angle. Ne serait-ce pas mettre la charrue avant les boeufs...!? Dans tout business, l'argent est une conséquence, jamais une fin en soi (à part pour un banquier mais il n'existe pas de franchise de ce type...). Toute bonne implantation relève d'une étude de marché digne de ce nom. Et la règle d'or est de la faire soi-même, ne jamais la sous-traiter et encore moins à son franchiseur (tout au plus vous pouvez vérifier les données chiffrées (souvent laconiques) qu'il vous formule). Vous ne savez pas mener une étude de marché? Et bien revenez quand vous saurez: démarrer un business, qui plus est un commerce (puisque souvent la franchise s'appuie sur ce mode de distribution) n'est pas un hobby, donc hors de question de pécher par amateurisme. Une fois l'étude de marché effectuée, le voyant ne peut être que de 3 couleurs: rouge et le projet s'arrête là - orange et il faut lever certains doutes (par exemple une autorisation administrative ou encore la possibilité de recruter des profils spécifiques...etc) - vert et on fonce! A ce stade-là, la franchise n'intervient pas: soit le projet pour implanter une sandwicherie dans tel emplacement, telle gamme de prix, pour telle cible...etc est viable, soit il ne l'est pas. S'appeler Subway, Paul ou La Mie Câline n'y changera rien... Donc au terme de cette étape, une fois que le voyant est vert (ou que l'orange est passé au vert), vient la question subsidiaire de l'enseigne: la franchise me fera-t-elle gagner plus d'argent (ou plus rapidement) grâce notamment à son concept, sa notoriété, sa communication ou inversement la franchise me fera-t-elle économiser de l'argent grâce (essentiellement) à sa centrale d'achat (mais aussi à ses process)? C'est seulement à cette étape et au terme de ce questionnement que le choix d'une franchise pourra être envisagé. _

Franchise or not franchise?

Beaucoup (trop) de franchises en sont au stade infantile et le déploiement de fastes cache souvent mal l'appétit vénal du franchiseur. Si la seule réponse est l'économie d'échelle pour l'impression de fournitures personnalisées (entendu sur plusieurs stands au dernier salon Franchise Expo...), il est grand temps pour le franchiseur de se remettre en question (et de prendre des cours de vente!).
  • La franchise me fait gagner plus d'argent. Encore faut-il le quantifier! Votre étude de marché a pu vous donner votre CA prévisionnel (réalisable "seul", en indépendant). Quel serait le CA estimé par la franchise pour le même point de vente? Et est-ce rentable: sur 5 ans, avec 20k€ de droits d'entrée et 5% de royalties/ an (et sans compter les cotisations fixes), au sein d'un business ayant une marge brute de 60% et un CA de 150k€, il faudrait... 171k€ pour absorber le surcoût de la franchise (soit 14% de CA supplémentaire!).
  • La franchise me fait économiser de l'argent. Etant très méfiant avec les franchises, je poserais aussi avant tout la question différemment: suis-je certain de payer moins cher mon agencement, mes fournitures, ma marchandise...etc grâce à l'enseigne car un franchiseur malhonnête aura tôt fait se se servir sur la moquette qu'il vous vend, sur le stock qu'il vous vend, sur les emballages qu'il vous vend...etc. Un franchiseur "sain" se rémunère sur les royalties, absorbe ses frais fixes grâce aux cotisations fixes et facture les prestations de démarrage qu'il vous apporte (formation, concept).
_ La franchise peut s'avérer un très bon catalyseur pour qui veut démarrer une activité, surtout si cette activité ne s'étend pas sur le domaine de compétences de l'entrepreneur (nouveau métier). Mais les écueils sont nombreux, et à mon sens le risque plus important que le gain potentiel. Ce n'est pas une raison pour se détourner de ce mode de distribution mais ce billet a pour vocation de vous inciter à la plus grande prudence: celui qui prend le risque, c'est vous, le franchisé. Finalement, le meilleur moyen de gagner de l'argent en franchise est encore... de devenir franchiseur, non?

Pourquoi il ne faut pas acheter sa résidence principale?

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Un fil ouvert sur le forum de l'excellent blog Esprit-Riche.com m'a donné l'idée de creuser la réflexion. Faut-il oui ou non acheter sa résidence principale? Il n'y a pas de réponse-type car il n'y a pas de cas-type! J'ai pour ma part acheter à 3 reprises ma RP et je ne le regrette pas, étant donné que j'ai pu profiter de la forte hausse des prix en un temps record (plus-value de 40% entre avril 2003 et mars 2004 soit 11 mois - plus-value de 68% entre décembre 2004 et février 2006 soit 15 mois - le 3ème bien est toujours en ma possession, transformé en locatif). _

Les croyances liées à l'achat de sa RP

  • Eviter de payer des loyers à fond perdu. La bonne blague! Vous pensez engraisser un bailleur alors que vous ne faites qu'acheter un service (vous loger) pour un prix correspondant (avec la liberté de changer de prestataire de service: déménager dans un autre appartement). Vous pensez investir votre argent (dans un patrimoine) plutôt que de le dépenser (dans une charge mensuelle, la plus lourde du budget des ménages) alors que vous ne faites qu'enrichir votre notaire et votre banquier, et régulièrement (j'ai personnellement pris mes quartiers dans 7 lieux différents ces 10 dernières années...).
  • Se construire un patrimoine. Admettons qu'au terme du crédit, la RP puisse être considérée comme un actif (au sens patrimonial, pas au sens du revenu dégagé, donc la notion est biaisée, mais admettons...): quel bénéfice en tirerez-vous sinon la transmission à vos enfants? Je vous renvoie à la théorie "mourez sans un sou" de "dépensez-tout, vivez heureux" mais surtout je m'interroge: vos enfants préféreront-ils hériter d'un bien au lourd passif émotionnel (qu'ils devront en plus se partager) ou d'un parc locatif qui leur rapporte des revenus immédiatement...!?
  • Choisir et façonner un bien à son image. C'est vrai en partie. Car "si on était chez soi", on abattrait telle cloison, on changerait tel revêtement...etc. Mais qui (le raisonnement est sans doute moins marqué pour les maisons que pour les appartements) le fait vraiment? Et qu'est-ce qui vous empêche de changer le papier peint de votre location (cet investissement rapporté sur la durée d'occupation est-il farfelu au regard du bien-être procuré...!?). Et que dire du choix par défaut lié au surcout de l'achat qui impose souvent de prospecter loin de la zone souhaitée initialement (la 2ème couronne parisienne va bientôt englober l'Oise à ce rythme...) ou à la surface sacrifiée, à la chambre en moins qui imposera de caser tous les enfants dans la même cage à lapin!
  • La pierre ne perd pas sa valeur. C'est vrai en général mais c'est souvent démenti pour les propriétaires occupants. Car on y met du coeur, de l'affectif, en investissant plus que ce qu'on pourrait récupérer à la revente (cuisine haut de gamme, piscine, équipements divers...). Et devoir liquider un actif tel que sa RP est toujours douloureux car on peut être amené à le faire dans l'urgence (divorce brutal, prêt-relai car nouvel achat...).
  • Se protéger pour la retraite. Ne pas avoir de charge de loyer est un confort pour des retraités dont les pensions sont souvent maigres voire incertaines au jour d'aujourd'hui. Mais comment subsisterez-vous au quotidien dans un bien non adapté (rénovations nécessaires du bien, charges lourdes et taille inappropriée, éventuellement handicap rendant le lieu inadapté...)? Etre propriétaire de sa RP ne suffira pas!
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Les variables de l'équation

  • Ses propres besoins. Liés à l'évolution de la vie (mariage, enfants, divorce, retraite, mutation...etc). Personne ne peut prévoir de quoi demain sera fait et le modèle antique d'acheter ou de construire la maison d'une vie avec sa promise, au tout début de sa vie professionnelle: c'est de l'histoire (très) ancienne!
  • L'évolution du marché. Je me contenterais de 2 chiffres: 2007/2005= +16,2% - 2009/2007= -7,2%. A nouveau, je me répète: personne ne peut prédire l'évolution du marché. Le dernier trimestre 2009 et le premier de 2010 enregistrent même une reprise: simple soubresaut ou vrai redémarrage après un (court) passage à vide? Seul l'avenir nous le dira...
  • L'évolution des taux d'intérêt et de l'inflation. Si certains récemment ont pu négocier un taux proche de 3%, il fut un temps (que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître) où ceux-ci dépassaient les 10%... Ajouter l'inflation et secouer le shaker!
Les projections sont donc extrêmement difficiles à faire. Si vous persistez dans la volonté d'acheter votre RP, je pense qu'il est prudent de lister tous les scénarii envisageables sur les 3 items précédents. Et surtout de les croiser entre eux. C'est un travail complexe et long mais qui permet en toute lucidité d'envisager sereinement et objectivement si l'achat de sa RP est raisonné ou non. En envisageant le pire, vous obtiendrez le meilleur!

L’équation du business idéal

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Beaucoup d'apprentis entrepreneurs (ou même d'entrepreneurs aguerris!) cherchent désespérément L'idée de business qui ferait leur prospérité. Si beaucoup de réussites fulgurantes se sont bâties sur ce modèle, n'oublions pas non plus que bien des fortunes sont élaborées à partir d'idées existantes (je reviendrais dans d'autres billets sur cette notion de "me-too" ).

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L'équation de base

TRAVAILLER LE MINIMUM + GAGNER LE MAXIMUM !!! C'est aussi simple (!) que cela... Pour pousser le raisonnement à l'extrême (et à l'absurde): regarder son compte bancaire se remplir sans lever le petit doigt, le tout allongé sur une plage de sable fin.

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Toutes les clés de l'optimisation

En vrac:
  • Peu d'investissement en temps
  • Pas de stock
  • Pas de salariés (ou tout du moins pas de gestion du personnel)
  • Transactions en espèces (pour faire du black)
  • Pas de pas-de-porte (idéalement travail à domicile)
  • Travail déléguable ou automatisable
  • Marge importante (prix d'achat faible, prix de vente important)
  • Pas de transformation de produit
  • Pas de SAV
  • Pas de produit périssable ou souffrant de normes, d'agréments...etc
  • Pas de machines ou d'investissements
  • Capitalisation maximale (valeur de revente)
  • Pas de concurrence
  • Pas de publicité (possibilité d'économiser cette charge)
  • Zone de chalandise sans limitation (pas de notion de proximité)
  • Pas d'intermédiaire(s) (ou le moins possible)
  • Récurrence du chiffre d'affaires (abonnement par exemple)
  • S'adresse à 100% de la population
  • Pas de subventionnement (problème de pérennité), comme par exemple les CES pour les services à la personne ou les complémentaires santé pour les métiers paramédicaux

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Quelques pistes de réflexion

Si vous trouvez le résultat de ce business idéal: faites-le moi savoir, je m'en porte acquéreur de suite! Tim Ferriss dans son bouquin "La Semaine de 4h" utilise l'expression "trouver sa muse." Entendez par là le business qui VOUS correspond et VOUS permet de vivre la vie que VOUS souhaitez. Ayant déjà un peu phosphoré sur le sujet, mon cheminement a convergé vers 2 types de business: La restauration rapide Avantages
  • Manger est un besoin vital et la restauration hors foyer est en progression (31 à 36% entre 2002 et 2009, et 44% pour les personnes qui travaillent)
  • Nette augmentation de la VAE (vente à emporter): +10% en 2008 et le phénomène s'amplifie grâce notamment à une diversification du secteur (sushis, pâtes, salad-bar...)
  • Certains concepts (proches des zones de bureau ou de lycées) sont basés sur une ouverture uniquement le midi (fermeture vers 15h), fermés le dimanche et une grande partie des vacances estivales
  • La marge bénéficiaire est importante, ce n'est un secret pour personne. Même en franchise, la plupart avancent le chiffre de 10% de rentabilité nette après impôt!
Inconvénients
  • Nécessité d'un point de vente avec un emplacement n°1 (et parfois avec extraction) donc un pas-de-porte et un loyer souvent à des prix colossaux
  • Main d'oeuvre peu fiable (étudiants, temps partiels) et à fort turn-over (recrutement permanent) malgré un coût faible et pas de nécessité de compétence ou de diplôme particulier
  • Capitalisation aléatoire: que vaut vraiment un fonds de sandwicherie au bout de 5 ans? Cela est toutefois à relativiser car le droit au bail aura toujours sa valeur de premier plan!
L'achat-revente sur internet Avantages
  • Business administrable chez soi, comme à l'autre bout du monde. Même si quelques contraintes existent (il faut pouvoir répondre aux clients, et rapidement), la liberté de lieu et de temps sont presque totales
  • Possibilité d'agir comme un genre d'affilié en déléguant totalement la logistique (et même les achats) grâce au dropshipping
  • Le e-commerce est en plein boom en France et les perspectives sont larges à en juger par le "retard" comparé à nos voisins européens
Inconvénients
  • Tout peut se vendre sur internet mais tout ne peut s'acheter! Certains produits sont peu ou pas représentés tout simplement en raison d'une demande qui n'est pas "mûre"
  • Le succès sur internet ne tient pas que au prix (choix, souplesse, confort...) mais la réciproque n'est pas vraie: tout produit devra être vendu moins cher que dans un circuit traditionnel (ce qui ne veut pas dire se cantonner au bas de gamme ou au low-cost!)
  • Le corollaire du point précédent consiste soit à acheter à un prix très faible (ce qui est délicat sur un produit lambda, sauf à acheter de grosses quantités et/ou se sourcer de manière alternative, comme à l'étranger), soit à effectuer une transformation sur le produit (fabrication, amélioration, ajout de services...) qui lui donnera une plus-value
_ Bien entendu, il n'existe pas de recette miracle. Mais mathématiquement, en sachant où se situe l'infini, on peut commencer à y tendre... A cette équation, s'ajoutent aussi 3 variables: votre apport (à titre d'exemple, pour investir dans un maxi fastfood tel que McDo ou KFC, il vous faudra 200k€ chez l'écureuil...), votre degré d'indépendance (seul ou avec associé(s), indépendant ou en franchise, autonome financièrement ou épaulé par un conjoint...etc) et vos envies (qui n'aime pas le cambouis et défend le vélo bec et ongles aura sans doute du mal à ouvrir un centre auto!). Et vous, quel serait votre business idéal?

Franchise: les réseaux qui ne recrutent pas!

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A ma grande surprise, le salon Franchise Expo ne réunit que certains secteurs d'activité. En entrant dans le détail de la catégorie "beauté, santé, remise en forme", je trouve 23 exposants dont notamment 7 clubs de sport ou assimilé et 9 salons d'esthétique ou assimilé. Des pans entiers sont oubliés comme la coiffure, l'optique ou la bijouterie. Ces secteurs ont déjà des salons propres à leurs activités respectives, mais surtout de premier rang drainant bien plus de visiteurs (proportionnellement aux chalands) que Franchise Expo (30000): 35000 pour MCB (Mondial Coiffure Beauté) - 40000 pour le Silmo (Mondial de l'Optique) - 25000 pour Bijorhca (répartis sur 2 éditions dans l'année). Doit-on en conclure que ces réseaux ne recrutent pas? Oui et Non...
  • N'espérez pas parcourir un salon en vous disant que vous y trouverez LE franchiseur qui vous correspond car la liste n'est pas exhaustive.
  • Exposer coûte très cher (vous n'imaginez même pas le prix d'un petit m2 de moquette porte de Versailles...) et ne pas trouver un franchiseur peut aussi signifier que celui-ci ne dilapide pas n'importe comment l'argent de ses franchisés (de la même manière, toutes les enseignes commerçantes n'ont pas forcément un flagship store sur les Champs-Elysées!).
  • Certains métiers ont des "barrages à l'installation" (il faut par exemple un BP de coiffure ou un BTS opticien-lunetier pour pouvoir ouvrir les boutiques idoines), ce qui les pousse naturellement à s'adresser à un public de professionnels plus que d'investisseurs.
  • Ces salons sont souvent trustés par des groupes détenant un pool d'enseigne: le ticket d'entrée est lourd pour une structure indépendante qui démarre son réseau (j'ai par exemple l'an passé eu un contact avec Asia Wok qui ne fait plus partie de l'édition de cette année).
  • Des secteurs d'activités nouveaux (ou nouveaux en ce qui concerne leur succès fulgurant) ne sont tout simplement pas encore organisés en franchise, en réseau, ce qui n'écarte pas pour autant l'intérêt qu'il faut leur porter quant à leur potentiel futur. Je pense là en particulier au secteur des énergies renouvelables.
  • D'autres secteurs sont un peu plus "avancés" (comparativement à ceux du point précédent) mais sont encore totalement désorganisés. L'occasion de faire partie de l'aventure dès le démarrage (effet de levier plus important). J'en profite pour faire la pub à un copain qui lance son propre réseau de franchise (services à la personne): Papa Bricole

Quitter son travail de b(o)ureau

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13,04€. C'est le salaire horaire net moyen d'un salarié à temps complet (base 2007, source INSEE). Voilà pourquoi la plupart s'esclavent tous les matins. Et je ne parle pas des 1h30 (en moyenne) quotidiennes dévolues au transport, totalement "offertes" puisque la pointeuse démarre à l'arrivée dans l'entreprise, pas au départ de votre domicile... Je ne parle pas non plus de l'heure de table (qui n'a d'heure que le nom, le temps réellement passé attablé à déjeuner doit être approximativement de la moitié), de cette heure de stress et surtout de son coût car manger (si tant est qu'on puisse appeler ainsi la malbouffe servie aux cochons - ânes - moutons... rayez la mention inutile) n'est pas "gratuit." Le salarié de base se déplaçant généralement pour 8h dans la journée (tant qu'à faire, autant grouper!), ça nous fait dans les 100€/j. Je ne rentre pas trop dans le détail, j'ai déjà disserté sur le coût du travail (les dépenses engagées par le salarié pour bosser!!), je pourrais en ajouter une couche sur la double peine que constitue l'impôt sur le revenu... _

Que représente cette somme?

Votre liberté! Et pour aller plus loin, je vous propose un exercice simple: prenez une feuille et inscrivez tout ce que vous coûte votre travail (limitez-vous au plan financier, sans quoi sur le plan moral, il faudrait sans doute un cahier complet!). Listez puis budgetez: métro, essence et coût d'acquisition d'une 2nde voiture, temps perdu dans les transports, vêtements achetés spécifiquement pour le travail (j'entends par là que vous ne vous promèneriez sans doute pas en costume chez vous), garde d'enfants, restauration sur le lieu de travail, surcoût de loyer pour habiter près de votre boulot ou dans un bassin d'emploi coûteux (je pense aux grandes métropoles)...etc. Le but étant d'obtenir votre gain horaire net net. Prenons un exemple: si je gagne 2000€ nets sur ma fiche de paie, que mes frais s'élèvent à 600€/ mois et que je bosse 20j/mois avec un temps de parcours domicile-travail (entre le moment où je pars de chez moi et le moment où je rentre) de 1h/j, alors mon gain horaire net net serait de 7€ (contre 12,50€ bruts!!!). _

Le salaire à la moulinette 80/20

Vous "gagnez" 100€/jour mais pourquoi ne pas en faire "autant" avec "moins?" Considérons toujours mon exemple avec 1h de trajet + 1h de table + 8h au bureau, soit un total de 10h. Si je considère mon gain net pour 1h de labeur à 7€: adieu l'esclavage du bureau et place à 10 actions engrangeant chacune (au moins) 7€. Imaginons qu'il ne faille que 10' pour générer 7€, l'affaire serait pliée en moins de 2h: à vous les 9h de détente économisées. Ou vu différemment, 4 jours 1/2 de boulot dans le mois (sur une base de 8h/j)... _

Quelles alternatives pour gagner 100€/j?

Si la clef du problème se résout à de l'arithmétique pour en extrapoler le gain net net, gardons le repère de 100€/j, ou plutôt de 13,04€/h, ce qui pour un contingent de 1600h travaillées annuellement, nous donnerait un salaire annuel légèrement inférieur à 21k€. Il s'agit de modifier son paradigme, de changer d'optique de visualiser les choses. Auparavant, vous prostituiez votre temps en échange d'un (trop faible) salaire. Aujourd'hui, il s'agit de dégager une marge bénéficiaire. D'au moins 21k€/an (ou 100€/j) dans l'exemple choisi. Quelques pistes:
  • Immobilier. En particulier le home-staging, voire la rénovation complète. Le principe est simple: vous acheter un appartement, vous l'embellissez (vous-même), vous le revendez, vous empochez la plus-value.
  • Formation. Vous avez forcément des compétences: informatique, cuisine, danse, conseils vestimentaires, décoration, soutien scolaire...etc. Lancez-vous! Et souvenez-vous qu'il n'est pas nécessaire d'être un expert en le domaine, seulement d'avoir un niveau supérieur à votre élève.
  • Commerce. La voie royale. Puisque vous connaissez votre objectif de marge, il vous suffit à présent de choisir un ou plusieurs produits et de les vendre. Les supports de vente sont nombreux (internet avec ebay, leboncoin, priceminister..., les réunions d'affiliation (type Tupperware), la rue (attention aux autorisations), le porte à porte...etc).
  • Artisanat. Pourquoi ne pas fabriquer vous-même quelque-chose puis le vendre (ou le faire vendre via un système d'affiliation). J'en profite pour faire un peu de pub à une amie créatrice de bijoux et de mobilier: ch'Agathe the Blues (et le lien direct vers sa boutique DaWanda).
  • Blogging. Le principal investissement sera du temps. Mais est-ce vraiment une contrainte de parler de sa passion, de ces centres d'intérêts? La monétisation ne vient que plus tard mais forme un tremplin (pub adsense, affiliation, vente d'ebook...etc).
  • Expatriation. Je reviendrai sur ce point mais n'oubliez pas que si vous êtes un "pauvre" Français moyen, vous êtes de facto catégorisé parmi les nantis dans certains pays, et ce avec 100€/j (voire beaucoup moins). Et si on vous donnait l'occasion de "bien vivre" pour seulement 1000€/mois (le SMIC globalement), avec en prime le climat, la chaleur et l'accueil de la population, l'absence de stress...!?
Alors, combien de temps passerez-vous encore à vous esclaver au bureau, persuadé d'être indispensable à une société qui vous jettera dès qu'elle n'aura plus besoin de vous...?