La crise: mythe ou réalité?

La crise: mythe ou réalité?

Quiconque suit les infos ne peut avoir qu’une seule pensée en tête: « la crise s’abat sur nous, on va tous crever (au sens figuré, quoique…). »

Je ne vais pas entrer dans une démonstration macro-économique, chaque spécialiste y allant de toute façon de son grain de sel.

Vous êtes-vous déjà posé la question du risque réel pour vous!?

  • Perte d’emploi

Il s’agit d’un risque réel, accru par la crise mais dans lequel nous vivons depuis belle lurette (la fin du plein-emploi).

L’appauvrissement massif de l’Etat ne pourrait d’ailleurs pas permettre un maintien de la couverture chômage actuelle en cas d’explosion des licenciements. Ce n’est en tout état de cause qu’une bouée de sauvetage, temporaire qui plus est.

Être son propre patron ne change pas grand chose à la donne: moins d’argent = moins de clients = moins de consommation = moins de chiffre d’affaires = dépôt de bilan, avec en prime une absence totale de cette fameuse bouée.

Vous pouvez vous trouver sur un segment très spécialisé faisant de votre profil/ entreprise, quelqu’un/ quelque-chose de très recherché donc plutôt à l’abri (en tout cas de la précarité, quand bien même faudrait-il réduire la voilure).

La seule piste vraiment fiable est celle (tant vantée sur la blogosphère entrepreneuriale) de l’indépendance financière.

  • Perte de capital

Bien sûr, celui qui n’a rien ne peut rien perdre. Mais avec un tel raisonnement, on vivrait tous au crochet de la société…

On a pour usage de déterminer 4 grandes familles d’actifs: la Bourse, l’immobilier, l’entreprise, internet (qui est une forme d’entreprise mais mérite sa propre catégorie d’une part car il s’agit d’un business-model assez différent de l’entreprise au sens traditionnel du terme, d’autre part parce que ce segment aujourd’hui présente une très belle envergure).

Je qualifierais plutôt cela sous forme d’un côté de matériel, de palpable, comme la pierre (et à plus forte raison sa résidence principale) ou l’or, et de l’autre d’immatériel, globalement tout ce qui est « à la Banque » (actions, assurance-vie…etc).

Imaginons une guerre. Votre maison (oui, oui, sauf bombardement!) sera toujours là et vos lingots toujours sous le lit! Or ce que nous croyions immuable ne l’est pas: Lehman Brothers fut un cataclysme mais plus près de nous on reparlera dans quelques mois de Dexia ou encore de la Société Générale…

Bref, en cas de crise notoire, si « l’argent ne vaut plus rien », il restera la « valeur d’usage. »

  • Perte de liquidités

C’est le scénario le plus catastrophique (et peut-être paradoxalement celui qui peut « sauver » les pays les plus solides économiquement). Imaginons un éclatement de l’euro et un retour aux monnaies nationales.

Je ne parle de la grosse baffe que tout le monde prendra - si tant est qu’on ait encore réellement des repères en francs! - en s’apercevant du prix éhonté de la plupart des biens de consommation courante.

Je parle de la dévaluation de la monnaie, aujourd’hui « bloquée » ou plutôt calibrée par la BCE. Irez-vous acheter une baguette de pain avec une mallette pleine de francs?

Le franc n’a jamais été une monnaie forte et la France n’est pas vraiment une puissance industrielle nécessitant de la compétitivité à l’international (je veux dire par là que les PME allemandes ont besoin de cette compétitivité, les entreprises du CAC40 peuvent passer outre).

De toute façon, pas vraiment d’effet de levier, si ce n’est avoir un capital matériel plutôt qu’immatériel (cf. point précédent).

  • Perte de pouvoir d’achat

Une certaine nuance avec la perte de liquidités car la perte de liquidités impacterait tout le monde or la baisse de pouvoir d’achat ne touche que certaines personnes.

L’INSEE nous démontre à grand renfort de chiffres que nos revenus ont gentiment progressé et que le coût de la vie a lui aussi gentiment progressé mais pas sur une pente beaucoup plus forte. Pourtant, on se sent pour la plupart « moins riches » qu’il y a quelques années…

Pour moi, cela est lié à 2 facteurs: la forte hausse de l’immobilier (qui constitue je le rappelle le plus gros poste des ménages, parfois 40 à 45%!) et l’explosion des besoins. Je ne veux pas prôner la simplicité volontaire, étant moi-même un consommateur parfois effréné mais force est de constater qu’il y a 20 ans nous ne changions pas d’iPhone tous les ans (nous n’avions d’ailleurs pas ce poste de dépense tout court!).

 

Alors que faire?

Chacun fait (fait fait) c’qui lui plaît (plaît plaît). Je ne donne pas de réponse, d’ailleurs ce billet ne vise pas la polémique, il n’a pas la prétention de faire l’objet de recherches documentées, il ne s’agit « que » de mon avis.

Dans MA situation personnelle (j’insiste là-dessus, chaque cas est individuel!), j’en tire les conclusions suivantes:

  • Je n’ai aucun produit financier (je ne suis même pas certain de détenir un livret A, si c’est le cas, il doit être bien vide…) et pas de velléité à y investir, tout au plus pourrais-je jouer sur les taux attractifs de certains livrets si j’avais du cash « en trop », histoire de faire des petits (Livret d’Epargne Populaire, comptes-courants rémunérés de banques en ligne…etc).
  • J’ai ré-investi la quasi-totalité de la vente de ma précédente boutique dans un nouveau projet. Le point mort est relativement bas et je m’organise vivement actuellement pour mettre ce magasin en orbite « pilote automatique » (en espérant que ça devienne un jour une « Muse » pour reprendre l’expression chère à Ferriss). Je vous parlerais bientôt de « mon petit projet entrepreneurial » (bientôt la 1ère bougie) sous forme d’une série de billets consacrés.
  • Je n’ai plus d’habitation principale (et oui, Tanguy’s back!), ce qui me permet de faire d’une pierre 3 coups: augmenter ma solvabilité auprès des banques pour un emprunt – pallier à ma baisse de pouvoir d’achat – me permettre de profiter de mes liquidités (avec plusieurs projets de voyage).
  • La conséquence sera aussi pour mon pouvoir d’achat de pouvoir jouir d’un coût de la vie bien plus accessible à l’étranger (et presque de manière générale, y compris dans les pays industrialisés… je vous rappelle que j’étais installé à Paris et que mon appartement se situait dans le Marais, je vous laisse imaginer le loyer).
  • Une reconversion amorcée dans l’immobilier. Ma stratégie reste à définir sur le long terme. Aujourd’hui cela consiste surtout en des opérations type « marchand de biens »: j’achète, je rénove (moi-même dans la mesure du possible), je revends, j’empoche la plus-value. Je suis dans le processus final d’une 1ère transaction de ce type. Là aussi je vous parlerais très prochainement de « mon petit projet immobilier » sous forme d’une série de billets consacrés.
  • What else? Un investissement dans un site web marchand lié à mon activité (les lunettes). Peu impliquant (je suis la « caution technique ») avec un potentiel de levée de fonds non négligeable pour un investissement plus que dérisoire (4000€). Et bien sûr la volonté toujours tenace (même si mon assiduité a vraiment laissé à désirer – je réitère mes excuses aux lecteurs initiaux qui m’ont fait confiance et m’ont témoigné leur estime et leur volonté de me lire à nouveau) de devenir « blogueur-pro. »

N’hésitez pas à débattre dans les commentaires de VOTRE plan d’actions face à la crise!?

5 techniques efficaces pour passer à l’action

5 techniques efficaces pour passer à l’action

On ne le dira jamais assez: avoir des idées, être clairvoyant, savoir effectuer un plan d’actions, détenir une fibre de stratège, connaître ses limites…etc, tout cela ne sert à rien sans passage à l’action!

On reviendra plus tard sur la procrastination (je suis un spécialiste, un expert, un player international en la matière…!) mais concentrons-nous sur l’action. J’ai récemment décidé de chambouler ma vie ou plutôt de poursuivre sa construction par des évolutions importantes, par des changements. 5 techniques efficaces m’ont aidé à passer à l’action:

  1. En parler à son entourage. Tout s’est déclenché lorsque j’ai commencé à en parler. Je vis (encore pour quelques temps) en colocation avec ma soeur. Lors d’un repas de famille, j’ai évoqué un éventuel départ (suivi d’un retour au bercail, renfilant les habits d’un « Tanguy« ). Tout s’est ensuite enchaîné et finalement le processus était enclenché, ma seule possibilité ayant été de le stopper.
  2. Etudier les freins au changement. J’aurais pu effectuer ce départ il y a plus de 2 ans. La procrastination une fois de plus a eu raison de moi! C’est bien là le seul frein au changement: la volonté personnelle. On espère toujours que le changement viendra de l’extérieur et qu’il nous poussera à réagir. Mais dans ce cas il serait « subit » or en décidant soi-même le changement, on devient acteur et leader de ce changement. Mieux vaut agir que réagir, non?
  3. Planifier le « retour en arrière ». Et si… Et si quoi? Prévoir tous les scénarii, c’est aussi prévoir – éventuellement – de repasser par la case départ, et donc un plan d’actions le cas échéant. Dans mon cas, ma plus grande crainte est de ne pas retrouver de logement à Paris (pas forcément en terme d’emplacement mais surtout compte-tenu de ma situation personnelle peu « stable » ou classique). Mais je peux refaire de la colocation, mais je peux ré-investir l’appartement que je loue en meublé, mais je peux – comme beaucoup – me concocter un dossier factice et enjolivé…etc.
  4. Définir plusieurs moteurs permettant de tenir le cap. S’il est difficile de prendre une grosse décision, il est encore plus difficile de la tenir! Je vais me heurter à la cohabitation avec mes parents, à l’éloignement géographique de mes amis proches, mais mes buts sont: de voyager (et donc de n’avoir qu’un pied à terre, souhaitant passer beaucoup de temps hors de l’hexagone) – de poursuivre dans la voie de projets immobiliers – de me consacrer à d’autres projets (de blogging notamment, et réduire drastiquement mes frais m’évite de m’obstiner à avoir des revenus immédiats et récurrents).
  5. Elaborer un calendrier court. Ma soeur ayant repris l’appartement d’une amie et moi-même ayant trouvé un collaborateur pour mon magasin, cela me permettait d’agir vite et donc de m’imposer une rigueur liée non pas à une situation d’urgence (puisque choisie je le rappelle) mais à un calendrier volontairement court (1 mois).
Bref, ce passage à l’action me permet de changer radicalement de mode de vie et à présent de me concentrer sur le blogging. N’hésitez pas à évoquer dans les commentaires vos blocages au fait de changer vous aussi radicalement de vie?

Que penser de la formation Blogueur-Pro d’Olivier Roland?

Que penser de la formation Blogueur-Pro d’Olivier Roland?

Je m’aperçois que l’initiative professionnelle d’Olivier Roland fait couler pas mal d’encre, et délie un certain nombre de (mauvaises) langues sur la blogosphère actuellement (cela a même fait l’objet d’une parodie que j’aurais pu trouver critique si au moins elle avait été drôle…).

De quoi on parle?

Olivier écrit un blog, qui démarra sous forme de challenge personnel puis se poursuivit sous forme d’une première formation-coaching « Agir & Réussir » qui consistait à accompagner des gens qui souhaitaient créer leur entreprise. Puis vint la formation (e-learning) « blogueur-pro. »

Olivier, dont j’avais l’image d’un garçon propre et discret a cédé aux sirènes du marketing pour buzzer autour d’un peu de sensationnel, les doigts de pieds en éventail sur une plage, une Piña Colada dans une main et l’autre sur le trackpad d’un ordinateur portable. Entre ça et l’image du blogueur ultra geek dans un bureau sur-équipé (4 écrans pour seulement 2 yeux + un fauteuil que n’aurait pas renié Han Solo dans son Faucon Millenium + une consommation en café équivalente à celle d’une famille colombienne au complet), il y a sans doute un juste milieu.

La « promesse » d’Olivier est de faire de ses élèves des blogueur-pro avec un revenu (je n’ai plus le terme exact, il s’agit sans doute plus précisément de CA) mensuel de 2000€.

Pourquoi j’ai acheté cette formation?

J’ai de par le passé souhaité une rupture avec la vente de mon précédent magasin. Tentatives de reconversion: d’abord dans une activité (paramédicale toujours) d’exercice libéral et fortement rémunératrice (fort heureusement, pas de décision d’installation au terme de mon processus de formation terrain: clairement pas en accord avec mes aspirations), puis dans une activité de marchand de biens (j’y reviendrai dans des billets en préparation).

Actuellement et parce que l’oisiveté ne peut se vivre qu’avec de l’argent (qui a dit qu’on reparlait d’indépendance financière…!?), j’ai replongé pour ouvrir un nouveau commerce. Même constat personnel que l’opérationnel ne m’intéresse pas. Et à nouveau une quête personnelle pour trouver d’autres voies de développement professionnel.

Mon goût pour l’écriture, pour l’échange et pour exposer mes pensées m’ont fait reconsidérer avec sérieux « l’option blog. » Il s’agit surtout pour moi de résoudre une équation à 3 variables: m’épanouir dans mon travail – me libérer de mes contraintes (temps, lieu) – me créer une source de revenus récurrents.

Le matin de l’ouverture de la vente, dans le trajet qui me menait jusqu’à mon magasin, j’ai réfléchi à l’élément déclencheur: le prix. Olivier, avec son super-lancement, avait appâté ses chalands par des bonus offerts aux plus prompts à l’achat. Pas question de procrastiner! Je m’étais fixé un seuil à 2000€, imaginant en mon for intérieur que cette formation serait peut-être limitée dans son nombre de participants (où qu’Olivier eusse des chevilles hyper-enflées comme un certain Marketeur Hexagonal…) et qu’un prix facial de 5000€ ou plus me dissuaderait de facto, ou imaginant à contrario un prix de 300€ pour quelques vidéos vite et mal torchées qui n’amèneraient pas davantage de plus-value à l’ebook. Finalement, j’avais vu juste, preuve que je ne suis pas trop mauvais en fixation de prix (tout entrepreneur se doit de maîtriser cet « Art », au moins pour son business!). J’ai hésité une fraction de seconde, vite balayé par 2 « garanties » percutantes: celle d’un remboursement si l’objectif de gagner 2k€/mois au bout d’un an n’était pas atteinte, et celle du satisfait ou remboursé à l’issue des premiers cours.

Vers une semaine de 4h à la Tim Ferriss?

Le but ici n’est pas de lancer un énième débat autour de ce livre, ni même autour de son auteur. J’ai apprécié sa démarche, de par le rêve qu’il procure, et surtout de par l’accession possible pour tout un chacun à ce rêve. J’aimerais l’imiter pour ses challenges ou simplement pour pouvoir rouler dans la même auto que lui…

Ayant eu une éducation basée sur un certain nombre de valeurs, notamment celle du travail, mon ambition n’est pas que ça me tombe tout cuit dans la main. Le blogging pro représente pour moi 2 opportunités: la possibilité matérielle de mener en parallèle d’autres projets, qu’ils soient personnels (blogueur-pro permet d’avoir infiniment plus de souplesse quant à son temps ou sa situation géographique, même si – ne soyons pas dupes ou naïfs – cela impose une grande rigueur dans son emploi du temps, pour justement ne pas procrastiner), ou qu’ils soient professionnels (en me libérant de l’item « revenus », je pourrai me concentrer sur des projets à plus long terme permettant de générer du capital).

Ma stratégie repose sur l’élaboration de 3 blogs (thématiques totalement différentes), dont l’un est déjà existant (le premier qui me dit « c’est quoiiiiii? » prend une beigne!). Hors de question pour moi en revanche d’y traiter des sujets aussi creux que certains (que je ne citerais pas…) dont même la publication sur Facebook serait jugée banale (et pourtant, dans le genre « il est 10h17, je fais caca et je suis fatigué mais je vais tout de même jouer à une appli-jeu débile » il y a pas mal de prétendants). Pour alteriche.com, je me suis fixé un objectif ambitieux, à savoir « le plan 222: » 2000€ de CA mensuel en 200j grâce à 2h/j de travail.

Quelles limites au système?

La première limite comme toute formation est de transcrire en pratique ce qu’on apprend en théorie. Vous avez beau suivre des cours de sport de combat, le jour où vous vous retrouvez face à une bande menaçante en pleine rue, ce n’est plus la même limonade… Cela nécessite donc du temps pour bien absorber la formation, pour l’assimiler et pour ensuite l’appliquer. Olivier a l’intelligence de livrer les modules vidéo au fur et à mesure: d’une part pour ne pas avoir la tentation de commencer le livre par le chapitre de fin, d’autre part pour réellement plancher sur les exercices entre 2 vidéos (plutôt que d’enchaîner le visionnage à la chaîne).

J’ai créé ce billet pour répondre indirectement à un commentaire de Jon du blog inthehood.com. Bonne idée de recensement le plus exhaustif possible des blogs à thématique « argent. » Cependant je pense que beaucoup ne parlent pas de sujets de fonds. C’est pour moi la principale limite au système: à trop vouloir gagner de l’argent avec son blog, certains se sont enfermés dans une politique de ne parler qu’eux, de leur trafic qui augmente (publications pitoyables tous les mois des graphiques Analytics… no comment) ou encore de leurs revenus qui bondissent de 250 à 450€ grâce à AdSense (no comment, bis repetita). La niche du marketing sur internet via le blog me semble très très très chargée ces temps-ci…

C’est la seconde limite: peut-on gagner de l’argent en cherchant de l’or ou en vendant les pelles? Une bonne proportion (dont Olivier) ont clairement choisi de vendre les pelles où aspirants chercheurs d’or. Pas de mal ni de honte à ça (et je m’oppose vivement aux détracteurs qui le lui reprocheraient!). La seule, vraie et unique question, c’est… y a-t-il de l’or quelque-part ou n’est-ce qu’une chimère pour ceux qui veulent devenir blogueur-pro…?

Quand une bonne habitude fait gagner de l’argent

Quand une bonne habitude fait gagner de l’argent

Il y a pile 10 ans, j’entamais une bataille quotidienne qui allait durer près de 4 mois. Mon arme? des patchs à la nicotine. Mon combat (gagné)? l’arrêt du tabac. Aujourd’hui est donc une journée anniversaire symbolique. Pas d’auto-congratulation: un fumeur, au même titre qu’un drogué, qu’un buveur ou qu’un obèse peut toute sa vie replonger.

Juste quelques bilans:

Par la force d’une bonne habitude, je me suis enrichi

En 10 ans, et à considérer que j’eus mis cette somme régulièrement dans une tirelire pour la placer chaque année (j’ai estimé 4% en taux d’intérêt, mais le calcul peut se faire à 10% ou au livret A…), mon capital aujourd’hui serait de… 22171€.

Bien entendu, je ne dispose pas de cette somme puisque je n’ai pas eu la démarche de thésaurisation. Mais je peux clairement affirmé que je me suis enrichi grâce à l’arrêt du tabac, non pas en terme de capital mais en terme de revenus puisque je disposais chaque année de mon budget cigarettes (qui ne partait plus en fumée…!).

Méthodologie:

J’ai tout simplement utilisé annuellement le prix moyen de l’époque d’un paquet de cigarettes, puis j’ai calculé les intérêts composés pour la période restant à courir jusqu’à aujourd’hui. Puis j’ai additionné les résultats pour chaque année.

Par exemple en 2000, le prix moyen d’un paquet s’élevait à 3,20€ donc à raison d’un paquet par jour en moyenne, budget annuel = 1168€ et intérêts composés sur 10 ans (à 4%) = 1729€. Pour 2003: paquet = 3,90€ – budget annuel = 1424€ – intérêts composés sur 7 ans = 1874€. Pour 2010: paquet = 5,90€ – budget annuel = 2154€ – pas d’intérêts.

Ce qui est « amusant », c’est que l’augmentation du prix tu tabac fait plus que compenser le manque à gagner des intérêts composés (à 4%): le budget clopes placé en 2000 m’aurait rapporté 129€ mais celui de 2009 (avec seulement 1 an d’intérêts au lieu de 10) m’aurait rapporté 2126€!!!

Par la force d’une bonne habitude, j’ai acquis des valeurs

Je me souviens que, une fois passée la période de consolidation (on reste fragile un petit moment après la décision d’ôter le patch, tout comme un enfant peut tomber du vélo après le dévissage des petites roues), j’étais assez intolérant face à un entourage qui s’évertuait à fumer. Non pas par jalousie ou envie, tentation, mais simplement parce que ça m’incommodait réellement (sentiment de suffocation, haleine chargée de mes interlocuteurs, odeurs froide des vêtements ou encore des cheveux…etc).

Mais cet acte en apparence « anodin » m’a surtout permis de me dépasser. Aujourd’hui, il s’agit d’une de mes plus grandes fiertés car elle se vit dans la durée: le temps bonifie cette habitude. A contrario, aligner les kilomètres de bitume ne me rendent pas plus fier de mon permis de conduire, même si à l’époque son obtention m’avait rempli de joie. Vous pouvez vous aussi prendre dès maintenant une bonne habitude dont vous serez de plus en plus fier avec le temps: créer votre entreprise, prendre soin de vous, vous former (les connaissances dans un domaine vont alors crescendo), lier une amitié, placer de l’argent…etc.

Se lancer, c’est échouer ou réussir. Echouer, c’est recommencer, jusqu’à réussir. Et enfin, réussir, ça permet de prendre confiance en soi, de décupler son énergie, d’améliorer son expérience. Pensez-y si par exemple vous avez un jour ou à plusieurs reprises tenter de prendre une habitude, vite remisée aux oubliettes.

Par la force d’une habitude, j’ai construit d’autres projets

On ne se sert pas assez de ses expériences pour construire celles à venir. Pourtant, une fois la méthodologie (même empirique!) acquise, il est facile de dupliquer un modèle, un process.

Tout commence par un déclic ou par un objectif simple et précis: bien que mon père ait eu un infarctus très jeune avec triple pontage et que mon oncle fut décédé d’un cancer de la gorge, ma motivation n’était pas la santé, pourtant conscient des effets néfastes à terme. J’étais alors en Sup de Co et je m’apprêtais à passer une Summer Session à l’université de Berkeley. J’ai commencé à entendre que fumer en Californie relevait d’une véritable gageure. Pour ne pas me retrouver préoccupé par ce problème de manque ou sa gestion quotidienne, j’ai donc pris l’initiative d’arrêter.

Tout se poursuit par un plan clair et détaillé: quelle échéance (j’avais 4 mois)? quels outils (pas question de compter sur ma seule volonté, ni sur le coût de séances d’acupuncture ou d’hypnose, quant aux gommes à mâcher je voyais l’effet insuffisamment contraignant)? quel soutien (mes parents mais aussi plusieurs amis non fumeurs qui m’éviteraient de me marginaliser dans un groupe exclusivement fumeur)?

Tout se termine par une période probatoire, de consolidation. Une entreprise peut se lancer, fonctionner, générer du CA, faire des résultats, mais il faut passer d’autres caps comme celui de l’imposition croissante à N+2 ou de la gestion d’une forte croissance (un entrepreneur qui ne sait pas ce qu’est le BFR apprend très vite dans ce cas-là…). Il est important lors de cette dernière étape avant un succès pérenne et établi de rester prudent et de ne pas pécher par excès de confiance en soi.

Et vous, quelle bonne habitude allez-vous prendre?

Franchise Expo Paris: invitation gratuite

Franchise Expo Paris: invitation gratuite

A partir de dimanche 20 mars se tiendra Porte de Versailles à Paris le salon Franchise Expo, et ce jusqu’à mercredi 23 mars inclus. Tiens, l’an dernier, c’était en même temps que les élections régionales, cette année il s’agit des cantonales!

L’occasion unique de rencontrer un grand nombre de franchiseurs (400 enseignes représentées) et d’assister à des conférences et des formations ou de rencontrer des experts au sein du Village Créateurs d’Entreprises.

L’entrée étant payante, je tiens à vous faire bénéficier d’un code promotionnel qui vous exonérera du prix d’entrée! Rien de plus simple: il suffit de taper le code « GP » lors de la commande de votre badge (suivez le lien) puis d’imprimer le sésame qui vous sera demandé et scanné à l’entrée.

Pour ceux qui sont décidés à passer à l’action, vous pouvez commencer dès le 20 mars à vous mettre dans l’ambiance en allant (gratuitement) à ce salon. Même si vous n’êtes pas intéressés par le système de la franchise, ça vous permettra de vous mettre dans le bain, dans l’ambiance de la création d’entreprise, pourquoi pas non plus d’y rencontrer d’autres entrepreneurs, de nouer des contacts avec les banques ou encore certains prestataires.

Prenez le pli, car quand vous aurez réussi en franchise, et gagné plein d’argent, vous irez toujours Porte de Versailles, toujours aux mêmes dates, mais cette fois-ci… au Salon du Golf!!

On the road again!

On the road again!

Ca y est! Alteriche.com redémarre.

Dernier billet au 31 mars 2010, un point sur la situation au 28 juin 2010, mais une volonté de poursuivre: j’ai ainsi renouvelé mon abonnement OVH fin janvier 2011 pour mon nom de domaine.

De manière synthétique:

Pourquoi une si longue absence?

Pour la bonne et simple raison que je ne vis pas du blog et que plusieurs autres projets m’ont accaparer beaucoup de temps et d’énergie.

J’ai d’abord tenté une reconversion professionnelle, et le blog était clairement pour moi un exutoire et une forme de lien avec le travail (pas au sens marchand ni au sens sociétal, mais pleinement dans son rôle d’utilité pour la communauté), et ce d’autant que je disposais de 100% de mon temps lorsque j’ai démarré.

Puis j’ai démarré 2 projets qui se sont finalement avérés plus longs que prévus et qui ne sont pas encore finalisé: un projet « marchand de bien » avec un achat immobilier, et un projet entrepreneurial avec la création d’une boutique. Vous retrouverez prochainement 2 séries de billets retraçant mon aventure pour chacun.

Quel déclic pour reprendre?

Parce que je cause aussi développement personnel et parce que c’est à la base de ma démarche, j’ai refais un point de ma situation actuelle et je souhaite vraiment la faire évoluer, ou plutôt même la révolutionner.

Mes leitmotivs sont la liberté, et donc la liberté de lieu, à savoir pouvoir voyager selon mes envies, mais aussi la liberté financière. A cela il faut ajouter la passion, l’envie car – si je n’en ai pas toujours été convaincu – je pense qu’il faut s’enrichir par une voie qui nous plaise, par un quotidien qui nous épanouisse.

Pendant mon absence éditoriale, et si j’ai pris un peu de recul avec le monde de la blogosphère, je n’ai pas cessé de lire certains blogueurs, notamment Olivier Roland dont la démarche est intéressante car elle prise un niveau de succès et de financiarisation exponentielle.

Olivier a parlé de la monétisation d’un blog, et en a même fait un ebook (téléchargeable gratuitement). Mais là il va plus loin via une formation complète et l’ambition pour ses élèves coachés de devenir des blogueurs professionnels.

C’est ce qui m’a poussé à investir 2000€ dans son module de e-learning. J’aurais sans doute pour quiconque passé mon chemin rapidement d’un sourire narquois au vu d’une telle page, mais j’ai confiance en Olivier. Et comme son thème répond parfaitement à mon objectif… let’s go!

Pourquoi ne pas repartir à zéro?

Tout d’abord parce que j’avais déjà eu la démarche à l’époque de trouver un sujet qui me corresponde et que je souhaitais traiter. La richesse, sous toutes sous formes, et surtout sous une forme alternative à la définition généralement adjointe est toujours pleinement au coeur de ma (ou plutôt mes) réflexion(s).

Ensuite parce que je m’y suis investis, et qu’il serait dommage de sacrifier le travail déjà accompli (notamment le travail de référencement). Mais aussi par fidélité, car je sais que des lecteurs sont impatients de retrouver du contenu « neuf ». J’en profite pour vous remercier, vous qui m’avez adressé des messages de soutien, vous qui venez régulièrement jeter un oeil pour voir « au cas où » si un nouveau billet pointerait le bout de son nez.

Et puis enfin aussi parce que le challenge n’est pas toujours de faire table rase du passé pour reconstruire demain, mais parfois « simplement » faire évoluer ce qui existe, se battre, persévérer.

Quels objectifs?

L’objectif est simple car il s’agit pour moi de devenir blogueur professionnel.

Pour que les choses soient limpides, je précise qu’il n’est pas question d’utiliser le blog comme un outil uniquement destiné à gagner de l’argent (à l’instar de certains sites « MFA - made for adsense ») ou à l’instar de certains blogueurs pathétiquement intéressés par le succès de leur blog mais au contenu éditorial malheureusement désespérément creux (non, non, n’insistez pas, je ne donnerais pas de nom!!!).

Je veux me sentir bien dans ce que je fais, investi, et conserver ma liberté, qu’elle soit de ton, mais aussi d’exercice. En bref, je suis à l’aulne d’un nouveau Travail (avec une majuscule, pour différencier le mot d’un vulgaire « job »), dont le dessein ne sera pas d’y aller à reculons pour gagner ma croûte (croûte que coûte, désolé pour le jeu de mots vaseux, je n’ai pas résisté…), mais dans lequel je ne souhaite pas non plus m’emprisonner: on travaille pour vivre, pas l’inverse!

Au niveau du calendrier, j’ai 2 échéances:

  • La première à cet été, aux « vacances », on va dire fin juillet pour simplifier. Mon objectif sera de terminer mes 2 projets dont j’ai précédemment parlé et de prendre mes quartiers avec ma nouvelle casquette de blogueur pro.
  • La seconde à fin d’année, parce qu’il s’agit psychologiquement d’un cap pour beaucoup et parce que cela correspond aussi à 10 mois pleins, soit une « petite année », mais un délai plus confortable qu’un semestre. Mon objectif alors sera de pouvoir vivre de mon blog à cette date.

Attachez vos ceintures, 3…2…1… partez!

Le bouton « pause »…

Le bouton « pause »…

Mon dernier billet remonte à mi-avril (et même fin mars puisque le dernier publié fut un billet-invité). Depuis c’était le black-out. Je sais que vous êtes quelques-uns à me suivre régulièrement (je vous en remercie au passage), donc une petite explication s’impose.

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Un blog, c’est du travail mais c’est avant tout un plaisir. Je m’étais imposé une cadence sans doute trop importante, d’autant que j’aime peaufiner mes billets (j’espère que ça se ressent?) contrairement à certains qui postent 10 lignes pour ne rien dire, sans aucune recherche bibliographique préalable… Qui a dit que le perfectionnisme était un défaut? Ajoutez-y la procastination (profitez-en, je me livre!)

Les vacances tombaient bien. Mais une coupure de près de 3 semaines est le meilleur moyen de décrocher. D’autant que d’autres projets m’attendaient au retour (rémunérateurs donc prioritaires sur le blog).

Je voudrais particulièrement saluer Franck (et m’excuser au passage de n’avoir pas pris quelques instants pour répondre à ton mail), Argancel (qui comme d’autres blogueurs a eu la patience et la courtoisie de ne pas me reprocher de n’avoir pas publié le récap de l’édition d’avril de la Croisée des Blogs), Jean-Philippe (merci de ta confiance, le lien arrive, il arrive…) et Charles (pour avoir lancé un avis de recherche de 3 blogueurs disparus).

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Quels enseignements?

  1. Internet est virtuel mais crée du réel: j’ai pu rencontrer d’autres blogueurs, nouer des contacts.
  2. Ecrire, c’est laisser une trace: malgré une absence de contenu, mon nombre de visiteurs uniques ne descend pas en-deçà d’un certain seuil. Merci Google Analytics :)
  3. La persévérance est la clef: abandonner, c’est échouer, or abandonner un exercice aussi souple et personnel qu’un blog, ça ne laisse rien augurer de bon pour d’autres projets…!
  4. La régularité est indispensable. Aucune entreprise, aucun projet ne peut aboutir sans constance dans l’effort.
  5. Le plaisir est la pierre angulaire de tout succès. Sans plaisir, aucun progrès, que ce soit dans un travail, une relation humaine, une pratique sportive…etc.

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Et la suite?

Le blog va continuer! La ligne éditoriale aussi, à savoir relater ici mes expériences, mes réflexions, les partager avec vous et ainsi structurer ma pensée, construire mon évolution et progresser. Chacun d’entre vous est le bienvenu pour participer en écrivant votre propre billet, transformant alteriche.com en votre propre tribune. A bientôt!

Comment le Lean Six Sigma peut transformer une boutique en Franchise ?

Comment le Lean Six Sigma peut transformer une boutique en Franchise ?

Nouvel exercice de style pour moi puisque je cède aujourd’hui la parole à Florent Fouque, expert ès LSS, l’espace d’un billet-invité.

J’en profite au passage pour l’en remercier et pour faire la promotion de son livre que vous pouvez d’ors et déjà acheter en version électronique et qui sort aujourd’hui en version papier dans une très belle édition couleur agrémentée d’un CD-ROM (j’aurais l’occasion de revenir là-dessus mais vous pouvez dès maintenant bénéficier d’un code promotionnel en indiquant le code « AFFALTER » lors de votre commande!).

Comment concilier business passif, automatisation des process et s’enrichir soi-même plutôt qu’un franchiseur? Réponse …

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La parution de mon roman d’entreprise « A la découverte du Lean Six Sigma » est l’occasion pour moi d’élargir mon lectorat habituel d’initiés (cf. mon blog http://leansixsigma.free.fr) à une plus large population. Cet exercice est également très enrichissant, car il me permet de montrer en quoi le Lean Six Sigma n’est pas réservé aux experts comme sa terminologie le laisse penser… ;-)

Alors, pour commencer : qu’est-ce que le Lean Six Sigma ? Le Lean Six Sigma est une méthodologie très structurée qui permet d’optimiser les processus. Optimiser les processus cela signifie réduire les gaspillages, réduire le temps de traitement des tâches, réduire les stocks, réduire les produits non conformes, améliorer l’efficacité voire l’efficience d’un outil de production…etc. Alors, vous allez me dire : quel est le lien entre l’optimisation des processus et la transformation d’un business en franchise ? Et je vais vous répondre par une autre question : Quelle est la plus grosse valeur ajoutée d’une franchise ? Bien sûr vous allez me répondre « le concept tout ficelé » ! et je vous répondrai Bravo !!! C’est marrant ce jeu où je fais les questions et les réponses… ;-P Bon allé un peu de sérieux !

Effectivement la plus grosse valeur ajoutée d’une franchise c’est le concept, mais qu’est-ce que le concept sinon une liste de process optimisé ?

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La force du Mac Do n’est surement pas dans la qualité et le bon goût de leur hamburger, sinon bien d’autres boutiques auraient plus de succès ! Non la force de Mac Do est dans l’optimisation de leur processus :

  • Processus de prise de commande
  • Processus de traitement des commandes
  • Processus de fabrication des hamburgers
  • Processus d’approvisionnement des matières premières (salade, steak, sauces…etc)
  • Processus d’entretien des locaux (cuisine et salle de restaurant)
  • …etc.

Voilà ce qui fait revenir les clients chez Mc Donald : l’optimisation des processus. Cette optimisation passe par deux leviers :

Le premier c’est la réduction de la variabilité : vous avouerez qu’il est rare de tomber sur un Big Mac qui n’a pas le goût Du Big Mac et ce malgré l’endroit où vous l’achetez ! Et le deuxième est l’adéquation du résultat du processus avec les spécifications définies par le client. Par exemple les frites doivent cuir entre 6 et 7 minutes mais jamais au-delà des 7 minutes. Voilà pourquoi vous entendez sonnez les friteuses chez Mc Donald, c’est pour avoir toujours des frites cuites de manière identique et avec le niveau de cuisson le plus apprécié des clients.

Vous devez maintenant mieux comprendre en quoi l’optimisation est au cœur de la problématique des franchises puisque la plus grosse valeur ajoutée qu’elles apportent est sur les processus.

Maintenant que j’ai démontré en quoi les processus étaient le cœur de la valeur ajoutée des franchises, je vais tenter de vous expliquer comment le Lean Six Sigma peut permettre la transformation d’un business en franchise.

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Dans un premier temps, il est fondamental de lister les processus de l’entreprise. Bien souvent, nous mettons en œuvre les processus sans même nous en rendre compte. Si nous restons sur l’exemple d’une sandwicherie (qu’est-ce que le Mc Do sinon une sandwicherie ? ;-P), nous pouvons aisément imaginer quelqu’un qui se mette à son compte, qui fasse ses petits sandwichs tranquillement et qui les vende tout aussi tranquillement. Si elle est bonne commerçante son affaire peut très bien marcher mais de là à en faire une franchise il restera du travail !

Et bien justement, ce travail consistera à formaliser tout ce qu’elle fait. Comment elle fait les sandwiches ? Quelle est la check-list des choses le matin à faire avant d’ouvrir la boutique ? Celle du soir avant de la fermer ? Quel est le processus de recrutement ? Quels sont les différents modes de paiement ? Quelles sont les procédures de réapprovisionnement ?…etc.

Une fois formalisés, il sera nécessaire de se focaliser sur les processus du cœur de métier pour les optimiser et faire en sorte que la gestion de 300 clients par jours devienne aussi simple et fluide que pour 30.

Attention c’est là que le Lean Six Sigma prend toute sa hauteur… ! :-)

1ère étape : Définition du projet et du processus.

Cette étape consiste à déterminer notre objectif et le périmètre du projet. Dans notre exemple ce pourrait être de conserver un temps d’attente maximal du client de 5 minutes avant d’être servis, et ce, quel que soit le nombre de clients. Dans cette première étape DEFINIR, il s’agira également de cartographie les processus. Cela permet de rendre visuel les enchaînements de tâches qui sont réalisés. Il existe 3 outils principaux pour cela. La Value Stream Map qui va permettre d’évaluer les temps de non-valeur ajoutée (par exemple lorsqu’il n’y a plus de frite de disponible et que vous êtes obligé d’aller chercher un sac dans le congélateur, de l’ouvrir, pour enfin faire cuire les magnifiques Mc Cain : c’est typiquement du temps de non-valeur ajoutée !) Le client ne vous paie pas pour le temps que vous passez à chercher et ouvrir un sac de frites. En revanche le client vous paie pour faire cuire les frites (sinon il irait acheter des patates aux marchés !) ;-P, la cuisson des frites est du temps de valeur ajoutée. L’objectif de cette carte, vous l’aurez compris, étant de réduire au maximum le temps de non-valeur ajoutée (et là vous comprenez mieux pourquoi chez Mc Do le congel est juste à côté des friteuses !) ;-D Les deux autres outils de cartographie sont le SIPOC (qui permet de visualiser ce qui rentre dans le processus et ce qui en ressort) et la cartographie détaillée qui montre pas à pas les différentes tâches (comme un mode opératoire, mais de façons visuelles).

2ème étape : Validation du système de mesures.

Avant de recherche les sources d’optimisation d’un processus, la méthodologie du Lean Six Sigma nous invite à valider le système de mesures. Par exemple si nous calculons le temps d’attente des clients, il faut bien être sûr que les relevés de temps seront toujours basés sur les mêmes critères. Car si un coup on calcul ce temps à partir du moment où le client entre dans la boutique, ou à partir du moment où le client à passer sa commande, ça n’est pas la même chose. Trop souvent nous travaillons sur des données dont nous n’avons pas vérifié la validité, c’est une erreur, car cela débouche nécessairement sur des erreurs d’interprétation.

3ème étape : Analyser les causes profondes de défaillance.

Une fois que le système de mesures de notre indicateur est bien validé alors il est possible de démarrer l’analyse. Trop souvent lorsque nous rencontrons des problèmes nous nous arrêtons à ces problèmes pour les résoudre. Or la plupart du temps, ces problèmes ne sont que des symptômes de problèmes beaucoup plus importants et qui resurgiront par la suite. Voilà pourquoi le Lean Six Sigma va rechercher les causes profondes avec des outils comme Pareto, le diagramme en poisson, les 5 why (5 pourquoi)…etc.

Dans notre sandwicherie nous pourrions avoir des problèmes de fusibles qui grillent systématiquement aux heures de grande influence, ce qui au-delà de ne pas faire sérieux, pourrait faire perdre du temps. Dans ce cas, plutôt que de résoudre le problème en achetant un caddie rempli de fusibles lol, l’idée serait de se poser la question pourquoi ces fusibles grillent ? Parce que le four et la friteuse branchée tirent trop de jus quand ils sont branchés ensemble ? Pourquoi ils tirent trop de jus ? Parce qu’ils ne sont pas dimensionnés à l’installation électrique de local ? Pour quoi ne sont-ils pas dimensionnés à l’installation du local ? Car le local accueillait auparavant une vieille boutique de coiffure et que l’installation électrique n’a pas été évaluée lors du réaménagement des locaux. Voilà, nous avons notre cause racine. Il faudra donc en déduire que pour les franchises une norme précise sur l’installation électrique en rapport avec le matériel requis pour la faire fonctionner.

4ème étape : Innover pour trouver des solutions simples.

En général, plus les problèmes sont compliqués, plus nous avons tendance à rechercher des solutions compliquées. C’est une erreur fondamentale ! Les solutions compliquées entrainent toujours plus de nouveaux problèmes qu’elles n’en résolvent. L’idée de Lean Six Sigma est de trouver les solutions les plus simples possible. Parmi les outils présents dans la méthode, il y a le management visuel. Là encore Mac Do excelle dans son utilisation… Chaque hamburger a sa propre boite, impossible de se tromper pour ceux qui préparent les commandes. De la même façon, les tournées de sandwichs sont précédées d’un numéro pour que l’on sache à quel moment il a été positionné dans la file d’attente, ce qui permet de le jeter quand il a dépassé son délai…etc. Le Lean Six Sigma intègre également tout une palette d’outils de créativité pour trouver de bonnes idées toutes simples ! ;-)

Une fois les idées trouvées, il s’agira de les évaluer via une matrice efficacité / faisabilité avant de lancer un plan d’action pour mettre en œuvre celles qui auront recueilli le meilleur score.

5ème et dernière étape : Contrôler que le processus est en phase avec les objectifs définis.

Le but de la dernière phase est de suivre l’indicateur afin de vérifier que le processus est en phase avec les objectifs que nous nous étions définis en début de projet. Cette étape c’est aussi l’occasion de formaliser les processus optimisés. Cette phase de formalisation est essentielle puisque ces documents seront la base de travail des franchisés. Ce sont les documents qui leur présenteront comment faire les choses, dans quel ordre, avec quels outils (check-list, tableau de bord de suivi d’indicateur…etc.), avec quel niveau d’exigence, dans quel but (ne jamais oublier de donner du sens aux tâches qui doivent être réalisée, un processus sans sa raison d’être est un processus qui sera détourné à terme)…etc.

Voilà, j’en ai terminé. Je n’ai malheureusement fait que survoler la méthode et je me suis limité qu’à la présentation de quelques outils. Si vous souhaitez en savoir davantage, je vous invite à vous procurer mon livre « A la découverte du lean six sigma ». C’est un roman d’initiation dont le héron est un simple manager qui n’y connait pas grand-chose. Vous allez donc découvrir à ses côtés la méthode. Plus qu’un récit, le livre est un véritable outil puisqu’il est accompagné d’un CD-Rom qui contient tous les fichiers sources des matrices et outils utilisés dans les livres (plus d’une trentaine). Vous y trouverez également des bonus très ludiques comme des animations interactives et des documents sur le making off du livre (story-board)…etc.

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Pour remercier Alteriche de m’avoir invité à intervenir sur son blog, je vous propose de bénéficier d’une réduction de 4€ (qui s’ajoute à la gratuité des frais de port pour le lancement du livre) en utilisant le code AFFALTER sur la boutique http://www.a-la-decouverte-du-lean-six-sigma.fr

Franchise « La Ferme »

Franchise « La Ferme »

« Manger bien et sain » est le leitmotiv de La Ferme, l’une des enseignes du groupe (à taille humaine) SENDA (avec Fuxia et Razowski). Dopé par une identité visuelle forte, La Ferme propose des produits frais préparés quotidiennement en laboratoire central.

Chiffres-clés (plaquette d’information du franchiseur):

  • Redevance initiale forfaitaire (droits d’entrée): 20000€
  • Formation: 5000€
  • Redevance proportionnelle d’exploitation: 5%
  • Redevance publicitaire: 1%
  • Durée du contrat: 7 ans
  • Surface du point de vente: à partir de 50m2

Dans les faits:

« Tendance », « trendy », « healhty », « frais », « bio », « nature »…etc. Autant de qualificatifs pour décrire l’ambiance qui se dégage d’un restaurant rapide La Ferme. Je n’ai pas eu le temps de tester in situ le concept mais j’ai pu goûter certains produits sur le stand. C’est bon (si tant est qu’on considère le produit pour ce qu’il est: rapide, éventuellement à emporter) et ça change.

L’avantage de La Ferme pour un investisseur non issu du secteur de la restauration est le concept pré-mâché (!) puisque la plupart des recettes sont préparées en atelier central (même si les clients sont sans doute persuadés que tout est fait à la main, avec amour, sur place…), donc un business axé sur de l’achat-revente-service. Mais ce service est cher payé (6% du CA) avec j’imagine (la conseillère sur le stand bien que sympathique ne maîtrisait pas son sujet) une marge moindre que pour un indépendant qui prépare lui-même ses plats et salades sur place…

Une cash-machine sur un segment qui a le vent en poupe? Un business-plan serré à confirmer selon l’emplacement…

Franchise « Mangas »

Franchise « Mangas »

Vous avez toujours rêvé d’un superbe costume parfaitement ajusté où les manches ne seraient ni trop courtes ni trop longues, où vous seriez à l’aise sans flotter? Vous êtes lassés de vos chemises qui se ressemblent toutes? Vous pensiez pourtant que la mode, l’élégance ne pouvaient revêtir que 2 nationalités: Anglaise ou Italienne. Faux car Mangas, franchiseur-fabricant de costume et chemiserie sur-mesure nous vient de la péninsule ibérique!

Chiffres-clés (plaquette d’information du franchiseur):

  • Aucun droit d’entrée – Aucune royaltie
  • Durée du contrat: 5 ans
  • Surface du point de vente: 40 à 60m2
  • Investissement initial (hors droit-au-bail): environ 44500€

Dans les faits:

Je dois vous faire une confidence: je ne porte plus de costume depuis longtemps, l’ayant troqué pour la tenue « Steve Jobs… » Coup de chance, j’étais le jour de ma visite accompagné d’un ami qui lui, en tant que DAF, porte des costumes sur-mesure comme certains le « bleu de travail » et qui m’a confirmé sa connaissance de la marque ainsi que la qualité des confections (et la diversité: rien que pour les chemises: plus de 50 modèles de cols différents – plus de 20 types de poignées, sans parler des tissus, des broderies en option…etc).

Comptez dans les 700€ prix public pour un costume (moins de 3 semaines de délai). L’originalité du concept réside en l’intégration du système puisque les vêtements sont fabriqués en Espagne selon les mesures prises en boutique. On pourrait presque rapprocher la franchise Mangas d’un système de commission-affiliation (le stock est très faible et concerne des échantillons de tissus essentiellement et quelques accessoires) puisque finalement le franchisé achète la marchandise qui est « transformée », « produite », par son franchiseur, tout en empochant sa marge au passage.

Mangas est finalement très proche du business-retail presque parfait: un stock symbolique, un produit haut de gamme, un investissement modéré, un renouvellement d’achat facile (et facilité), un sourcing produit garanti et un concept éprouvé (43 boutiques dont 31 en Espagne et 5 en France). En contrepartie, une marge plus faible que si vous étiez vous même tailleur (mais chacun son métier!). A vos calculettes…

Franchise « Le Grand Panier Bio »

Franchise « Le Grand Panier Bio »

Une jeune franchise (mais pas prétentieuse) ayant déjà fait ses preuves sur 3 unités en propre, développe son concept de supermarché proposant 100% de produits bio.

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Chiffres-clés (plaquette d’information du franchiseur):

  • Droits d’entrée: 15000€ HT
  • Royalties: 1,3% du CA HT
  • Durée du contrat: 5 ans
  • Surface du point de vente: minimum 400m2
  • Apport personnel: minimum 20% (du projet)
  • Approvisionnements: 80% obligatoire auprès de la centrale

Dans les faits:

Doit-on encore vanter la vague bio actuelle (et qui est sans doute amenée à se développer)?

Le Grand Panier Bio surfe sur un concept de supermarché (2 des implantations ont une surface de 700m2) implanté en sortie de ville, près de « locomotives », là où les concurrents se développent en zone urbaine sur des concepts de « boutiques » (Naturalia, Les Nouveaux Robinson ou encore les intégristes de chez Biocoop). Le Grand Panier Bio offre sur un même vaste lieu différents espaces qui sont parfois de véritables corners (primeur, boucherie, boulangerie, cave à vins, bébé…etc) et permet surtout à une clientèle remplissant le coffre de sa voiture de manière hebdomadaire de faire un (dé)tour par le bio en sortant des grandes surfaces traditionnelles. Et qui sait, pourquoi pas un jour imaginer les clients bouder les hypermarchés pour un duo supermarché bio + hard-discount (Lidl, Ed, Aldi…etc). C’est d’ailleurs à mon sens le principal handicap de ce concept: son dimensionnement pour les ZAC, aujourd’hui en (légère) désaffection du public (on assiste à des replis stratégiques au centre-ville comme Carrefour Market ou encore des idées novatrices comme Auchan Drive) mais aussi dans une certaine mesure sa force (car qui dit plus de surface dit un meilleur développement de CA, ce qui permet de capitaliser sur une marge faite grâce au volume, donc des prix plus bas que dans les boutiques pré-citées). Ajoutons aussi une concurrence qui existe (même si peu développée mais avec des armes marketing qui semblent plus aiguisées)Natureo.

N’oublions pas non plus la réaction des mastodontes de la distribution qui peuvent réinventer les hypermarchés, et notamment y intégrer le bio (davantage que le petit rayon dédié en grande partie au mono-marque Bjorg…), comme elles l’ont fait récemment pour les MDD. Il restera alors clairement un vrai segment de niche: le bio discount (mais peut-on faire prévaloir les arguments parfois antinomiques de qualité et de prix bas?). Il reste aussi à faire évoluer les mentalités qui pour beaucoup résument encore le bio à la décroissance, à l’instar de ce sketch de Guillon:

A la croisée des blogs: lancement de l’édition d’avril 2010

A la croisée des blogs: lancement de l’édition d’avril 2010

Cékoidon?

Tous les mois, à l’initiative de la communauté developpementpersonnel.org, un sujet est abordé par des blogueurs (entre autres!) qui écrivent chacun un billet selon son propre angle d’attaque et sa vision des choses. Ce festival (appelé « blog carnival » par les anglophones) fut créé par Argancel du blog C’éclair! On pourrait résumer ce concept à une réflexion collective, le fil conducteur étant le partage.

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Edition d’avril 2010

L’accouchement s’est fait dans la douleur. Le moins que l’on puisse dire est que le sujet initialement proposé « 7 jour pour tout quitter » n’a pas fait l’unanimité. Après plusieurs tergiversations, nous avons donc statuer d’un consensus mou pour le thème « 7 jours pour…« 

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Récapitulatif des éditions précédentes

Je tiens ici à saluer docG du blog Vivre simplement en pleine conscience qui pour l’édition précédente a placé la barre haute de par sa qualités d’organisateur!

Les éditions précédentes furent tour à tour organisées selon les thèmes suivants: « vaincre la peur » – « comment renverser une situation désespérée » – « le courage » – « si vous n’aviez plus jamais à travailler pour de l’argent, que feriez-vous? » – « apprendre par soi-même » – « le stress » – « optimiser » – « les étapes du succès » – « stop procastination » – « s’affranchir d’une dépendance » – « être vrai envers soi-même » - »la soif d’apprendre » – « les trois livres qui ont changés ma vie » – « les bonnes habitudes » – « l’enthousiasme » – « comment tenir ses bonnes résolutions? » – « comment vivre l’instant présent? » – « est-il possible de vraiment changer?« 

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Comment participer?

  1. Tout d’abord, vous n’êtes pas obligé d’avoir un blog pour participer à ce festival. Je lance donc un appel à tout lecteur qui se sentirait inspiré par le thème « 7 jours pour…«  à écrire SON propre billet et à me l’envoyer via le formulaire de contact.
  2. Bien entendu il faut que le contenu corresponde au thème (vu l’extrême souplesse, ça ne devrait pas être surhumain…!). Pour vous donner une idée, je vous invite à consulter la dernière édition récapitulative: vous verrez que chaque billet est en lien direct avec le sujet mais sans que le titre ne le respecte en totalité.
  3. La deadline que je fixe pour ce mois-ci au jeudi 15 avril inclus (bien entendu, n’hésitez pas à faire parvenir vos billets avant s’ils sont prêts!).

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter à chacun créativité, ingéniosité et nouveauté!!! Je reste à votre disposition pour toute question ;)