Economies d’un oisif

Quelquefois il est utile de procastiner. Ca fait 5 mois que je ne travaille plus. L’inactivité a fait place à la culpabilisation d’être chez soi, de ne rien faire. Jusqu’au jour où j’ai décidé de ne plus travailler. Plus au sens où nous l’entendons, plus au quotidien pour remplir la gamelle et payer le loyer.

Maintenant que la décision est entérinée, que je suis d’accord avec moi-même, je peux libérer mon esprit et écrire sur une page blanche mon plan d’actions. Toute mon énergie sera maintenant consacrée à être riche. Pas à le devenir mais à l’être (et à en prendre conscience), et à défaut, à l’être encore davantage!

 

Une moyenne a cela de vertueux qu’elle permet de se situer, même si je préfère les médianes aux moyennes (savez-vous d’ailleurs qu’en gagnant plus de 3000€/ mois, vous faites partie des 10% de Français les plus riches…!?). Je me suis donc penché sur les moyennes de l’INSEE: structures des dépenses selon l’âge, selon le type de ménage, selon le niveau de vie, et surtout selon la CSP (catégorie socio-professionnelle).

Du temps où je «m’esclavais», j’appartenais à la seconde catégorie d’actifs. A présent, je suis labellisé «autre inactif», catégorie fourre-tout où nos milliardaires pas encore exilés côtoient les SDF.

L’analyse est donc à tempérer d’autant. Toutefois, on peut trouver certaines cohérences:

  • Le budget alimentation varie peu (les cadres dépensent un peu moins proportionnellement car gagnent plus, raisonnement inversé pour les agriculteurs et les retraités, ces derniers achetant en outre peut-être davantage des produits de qualité ou de proximité donc plus chers).
  • Le poids du logement pour ces «autres inactifs» est très lourd: sans doute dû à l’absence de salaire régulier (et souvent de salaire tout court!).
  • Le budget transport est lui plus bas. La preuve que c’est avant tout une dépense nécessaire pour se rendre à son lieu de travail: je vous l’avais dit que travailler coûte de l’argent…
  • Même réflexion pour la catégorie CHR: il serait malhonnête de prétendre que le delta est uniquement dévolu au déjeuner sur son lieu de travail mais une partie y est sans doute consacrée (proportion plus haute dans une CSP assez modeste que sont les «professions intermédiaires»).

La meilleure méthode (mais heureusement pas la seule!) pour être encore plus riche est donc de dépenser moins, faute de gagner plus et donc de verser dans la frugalité. A partir de ce constat, aucune action personnelle ne peut se substituer entre deux individus car les rythmes de vie sont trop divers.

Quelles coupes franches pouvez-vous faire dans votre budget? Faites un test simple de vous passer de votre téléphone portable durant une semaine (indiquez sur votre messagerie qu’il faut vous joindre par mail ou sur une fixe), puis pendant une semaine ne déjeunez/ dînez plus au restaurant (apportez votre gamelle si vous persistez à travailler, invitez des amis à la maison et cuisinez vous-même…etc), puis pendant une autre semaine ne prenez plus votre voiture (débrouillez-vous en TEC, à pied voire en taxi pour les urgences), puis…etc. Au final, faites le bilan.

Si vous n’avez pas encore compris que travailler vous coûte de l’argent, commencez par économiser. Souhaitez-vous à présent apprendre comment vivre sans votre job?

 

11 commentaires

  1. Juste pour dire que ton image en tiff ne passe pas sur tous les navigateurs (j’ai du télécharger le fichier pour l’ouvrir avec un logiciel d’image), tu devrais la convertir en jpg ou png pour que cela s’affiche sans problème.

  2. Bon début, on attend la suite de tes aventures avec impatience…

  3. Effectivement, j’ai le même problème qu’Alex. J’utilise IE 7 et je ne vois pas l’image que tu décris.

    J’aime ton idée de « tests simples ». Faire les choses autrement et juger des conséquences sur son portefeuille. Définitivement à réfléchir 🙂

  4. Bonjour!

    Bien sûr que travailler coûte de l’argent! Lorsque j’étais en congé, j’ai économisé uniquement en transport la somme de 680$ sur 10 mois(que j’ai dépensé dans autre chose, mais ça c’est une autre histoire!).

    Si on y ajoute environ par semaine 50$ de dépenses diverses en cafés, lunches etc (somme très conservatrice à mon avis), ça donne en plus 2100$.

    Donc, juste pour boire, bouffer et se trimbaler le derrière, ça fait 2780$ de coûts pour travailler. Et on ne parle même pas encore des frais de garde pour les enfants rendus là…

    J’ai commencé à couper la dépense lunchs+boissons, mais le transport, impossible d’y couper, je suis beaucoup trop loin pour aller travailler à pieds 😉 vive bus+métro! Ça sauve au moins le coût exhorbitant du stationnement (15$ par jour!)

  5. Merci de m’avoir signalé le problème d’affichage (normalement résolu).

    Concernant les économies, le plus simple est que lieu de travail et d’habitation ne forment qu’un seul lieu de vie. Et tant qu’à faire, qu’il soit dans un cadre agréable et peu coûteux.
    Je suis à présent pris à mon propre piège car l’envie de quitter Paris germe…

  6. Bravo avoir réussi à sauter le pas et merci pour cet article.

    Je suis en train d’essayer d’optimiser mon budget car je me suis fixée comme objectif cette année de ne pas dépasser les 6 h de travail par jour afin de consacrer plus de temps à mes loisirs et intérêts personnels. Ca m’encourage de voir que certains osent aller bien plus loin.

  7. Ca demande beaucoup de courage pour franchir le pas (par exemple quand on est salarié de quitter son job). Pour moi, ça s’est fait avec la revente de mon commerce (billet à venir;) ).
    Les nouvelles dispositions en matière de rupture conventionnelle permet toutefois de se donner du temps ET un revenu (Assedic).

  8. Cela demande du courage de franchir le pas, mais comme le dit fred il y a des solutions comme la rupture conventionnelle de contrat (à condition que ton employeur l’accepte ce qui n’a pas été le cas pour moi) mais aussi le congé création d’entreprise (mon option) qui te donne un an à temps plein pour te lancer, et en cas d’échec retourner dans ton entreprise sans que celle-ci puisse refuser.

    PS: je n’ai pas l’impression que le suivi des commentaires fonctionne pour moi.

    PPS: je confirme que l’image est maintenant visible directement depuis le navigateur.

  9. Le vrai challenge serait aussi de rompre avec son cadre de vie (sans forcément renâcler à son niveau de vie).
    Imaginons un business sur internet: rien ne vous retiendrait et il « suffirait » de plier armes et bagages pour migrer par exemple vers un pays au coût de la vie nettement moindre que la France.
    J’avoue que je ne suis pas non plus passé à l’action: les conseilleurs ne sont pas les payeurs…

  10. je te confirme la vie en campagne est 10 000 fois mieu que ds la capitale ^^ après cela dépends de ce que tu recherches !!

  11. Pingback: Quitter son travail de b(o)ureau | alteriche

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