On ne le dira jamais assez: avoir des idées, être clairvoyant, savoir effectuer un plan d’actions, détenir une fibre de stratège, connaître ses limites…etc, tout cela ne sert à rien sans passage à l’action!
On reviendra plus tard sur la procrastination (je suis un spécialiste, un expert, un player international en la matière…!) mais concentrons-nous sur l’action. J’ai récemment décidé de chambouler ma vie ou plutôt de poursuivre sa construction par des évolutions importantes, par des changements. 5 techniques efficaces m’ont aidé à passer à l’action:
- En parler à son entourage. Tout s’est déclenché lorsque j’ai commencé à en parler. Je vis (encore pour quelques temps) en colocation avec ma soeur. Lors d’un repas de famille, j’ai évoqué un éventuel départ (suivi d’un retour au bercail, renfilant les habits d’un « Tanguy« ). Tout s’est ensuite enchaîné et finalement le processus était enclenché, ma seule possibilité ayant été de le stopper.
- Etudier les freins au changement. J’aurais pu effectuer ce départ il y a plus de 2 ans. La procrastination une fois de plus a eu raison de moi! C’est bien là le seul frein au changement: la volonté personnelle. On espère toujours que le changement viendra de l’extérieur et qu’il nous poussera à réagir. Mais dans ce cas il serait « subit » or en décidant soi-même le changement, on devient acteur et leader de ce changement. Mieux vaut agir que réagir, non?
- Planifier le « retour en arrière ». Et si… Et si quoi? Prévoir tous les scénarii, c’est aussi prévoir – éventuellement – de repasser par la case départ, et donc un plan d’actions le cas échéant. Dans mon cas, ma plus grande crainte est de ne pas retrouver de logement à Paris (pas forcément en terme d’emplacement mais surtout compte-tenu de ma situation personnelle peu « stable » ou classique). Mais je peux refaire de la colocation, mais je peux ré-investir l’appartement que je loue en meublé, mais je peux – comme beaucoup – me concocter un dossier factice et enjolivé…etc.
- Définir plusieurs moteurs permettant de tenir le cap. S’il est difficile de prendre une grosse décision, il est encore plus difficile de la tenir! Je vais me heurter à la cohabitation avec mes parents, à l’éloignement géographique de mes amis proches, mais mes buts sont: de voyager (et donc de n’avoir qu’un pied à terre, souhaitant passer beaucoup de temps hors de l’hexagone) – de poursuivre dans la voie de projets immobiliers – de me consacrer à d’autres projets (de blogging notamment, et réduire drastiquement mes frais m’évite de m’obstiner à avoir des revenus immédiats et récurrents).
- Elaborer un calendrier court. Ma soeur ayant repris l’appartement d’une amie et moi-même ayant trouvé un collaborateur pour mon magasin, cela me permettait d’agir vite et donc de m’imposer une rigueur liée non pas à une situation d’urgence (puisque choisie je le rappelle) mais à un calendrier volontairement court (1 mois).
Bref, ce passage à l’action me permet de changer radicalement de mode de vie et à présent de me concentrer sur le blogging. N’hésitez pas à évoquer dans les commentaires vos blocages au fait de changer vous aussi radicalement de vie?

Bonjour Frédéric,
Je trouve les conseils très pertinents, à part le troisième sur lequel je suis un peu perplexe.
Est-ce qu’on peut vraiment aller de l’avant si on regarde en arrière. Je ne le pense pas.
Karl Lewis a un jour échoué à battre son propre record parce qu’il s’est retourné avant devant la ligne d’arrivée pour regarder ses poursuivants et il a perdu les millièmes de secondes qui manquaient.
Cortès a demandé à ses hommes de bruler les bateaux pour être sur que toute leur energie serait mobilisée sur ce qui était devant eux.
Tant qu’on sait qu’on a une porte de sortie bien prévue on a tendance à minimiser les efforts pour réussir car on sait qu’on peut s’en sortir autrement. Si on a que le but en tête on garde les yeux fixés dessus et on réussi.
Qu’est-ce que tu en penses ?
Merci de ton commentaire Philippe.
Je rejoins ton sentiment: savoir qu’on peut revenir, c’est l’envisager et donc prendre le chemin inverse au moindre orage.
Ce que je voulais dire, c’est que pour beaucoup de personnes (dont moi!) on procrastine à agir, à partir, car on pèse trop le pour et le contre (des inconvénients qu’on pensait insurmontable, on se rend souvent compte que ça se règle naturellement, et des avantages on en découvre souvent d’autres, et pas ceux qu’on avait espéré). Au final, on se complaît dans son confort actuel. Je voulais seulement mettre l’accent qu’il est toujours possible de recouvrer ce « confort » à posteriori (si…): l’identifier et se rendre compte qu’il exister(a) des solutions permet d’agir sereinement (et d’éviter de se morfondre une fois qu’on est dans l’action).
Je précise d’ailleurs que la pierre angulaire de mon action se situait dans un déménagement, un changement d’attaches, mais que le plan d’action vaut pour tout (« agir » n’est pas forcément « partir » dans le sens « fuite » j’entends).
Ah oui ok, dans ce sens là, je suis d’accord
Je crois qu’au long terme, on a plus de chance de passer à l’action si l’on développe une habitude de responsabilité envers soi, pas forcément envers les autres. Dans ton article, tu conseilles de parler de ton projet à ton entourage. C’est très bien car ça te donne une sorte de responsabilité envers eux, une motivation également. Mais il ne faut pas oublier qu’il est plus important de se valider que d’attendre la validation des autres. Cela peut prendre du temps d’agir selon nos propres standards, mais ça paye au final.
@Andry:
Tu as tout à fait raison, mais tu dois bien savoir que la peur de l’échec est aussi une cause de procrastination. Sans doute en ai-je usé… En parler m’a justement permis de m’en exhorter.