5 techniques efficaces pour passer à l’action

On ne le dira jamais assez: avoir des idées, être clairvoyant, savoir effectuer un plan d’actions, détenir une fibre de stratège, connaître ses limites…etc, tout cela ne sert à rien sans passage à l’action!

On reviendra plus tard sur la procrastination (je suis un spécialiste, un expert, un player international en la matière…!) mais concentrons-nous sur l’action. J’ai récemment décidé de chambouler ma vie ou plutôt de poursuivre sa construction par des évolutions importantes, par des changements. 5 techniques efficaces m’ont aidé à passer à l’action:

  1. En parler à son entourage. Tout s’est déclenché lorsque j’ai commencé à en parler. Je vis (encore pour quelques temps) en colocation avec ma soeur. Lors d’un repas de famille, j’ai évoqué un éventuel départ (suivi d’un retour au bercail, renfilant les habits d’un « Tanguy » ). Tout s’est ensuite enchaîné et finalement le processus était enclenché, ma seule possibilité ayant été de le stopper.
  2. Etudier les freins au changement. J’aurais pu effectuer ce départ il y a plus de 2 ans. La procrastination une fois de plus a eu raison de moi! C’est bien là le seul frein au changement: la volonté personnelle. On espère toujours que le changement viendra de l’extérieur et qu’il nous poussera à réagir. Mais dans ce cas il serait « subit » or en décidant soi-même le changement, on devient acteur et leader de ce changement. Mieux vaut agir que réagir, non?
  3. Planifier le « retour en arrière ». Et si… Et si quoi? Prévoir tous les scénarii, c’est aussi prévoir – éventuellement – de repasser par la case départ, et donc un plan d’actions le cas échéant. Dans mon cas, ma plus grande crainte est de ne pas retrouver de logement à Paris (pas forcément en terme d’emplacement mais surtout compte-tenu de ma situation personnelle peu « stable » ou classique). Mais je peux refaire de la colocation, mais je peux ré-investir l’appartement que je loue en meublé, mais je peux – comme beaucoup – me concocter un dossier factice et enjolivé…etc.
  4. Définir plusieurs moteurs permettant de tenir le cap. S’il est difficile de prendre une grosse décision, il est encore plus difficile de la tenir! Je vais me heurter à la cohabitation avec mes parents, à l’éloignement géographique de mes amis proches, mais mes buts sont: de voyager (et donc de n’avoir qu’un pied à terre, souhaitant passer beaucoup de temps hors de l’hexagone) – de poursuivre dans la voie de projets immobiliers – de me consacrer à d’autres projets (de blogging notamment, et réduire drastiquement mes frais m’évite de m’obstiner à avoir des revenus immédiats et récurrents).
  5. Elaborer un calendrier court. Ma soeur ayant repris l’appartement d’une amie et moi-même ayant trouvé un collaborateur pour mon magasin, cela me permettait d’agir vite et donc de m’imposer une rigueur liée non pas à une situation d’urgence (puisque choisie je le rappelle) mais à un calendrier volontairement court (1 mois).
Bref, ce passage à l’action me permet de changer radicalement de mode de vie et à présent de me concentrer sur le blogging. N’hésitez pas à évoquer dans les commentaires vos blocages au fait de changer vous aussi radicalement de vie?

12 commentaires

  1. Bonjour Frédéric,

    Je trouve les conseils très pertinents, à part le troisième sur lequel je suis un peu perplexe.
    Est-ce qu’on peut vraiment aller de l’avant si on regarde en arrière. Je ne le pense pas.

    Karl Lewis a un jour échoué à battre son propre record parce qu’il s’est retourné avant devant la ligne d’arrivée pour regarder ses poursuivants et il a perdu les millièmes de secondes qui manquaient.
    Cortès a demandé à ses hommes de bruler les bateaux pour être sur que toute leur energie serait mobilisée sur ce qui était devant eux.

    Tant qu’on sait qu’on a une porte de sortie bien prévue on a tendance à minimiser les efforts pour réussir car on sait qu’on peut s’en sortir autrement. Si on a que le but en tête on garde les yeux fixés dessus et on réussi.

    Qu’est-ce que tu en penses ?

  2. Ah oui ok, dans ce sens là, je suis d’accord 😉

  3. Merci de ton commentaire Philippe.

    Je rejoins ton sentiment: savoir qu’on peut revenir, c’est l’envisager et donc prendre le chemin inverse au moindre orage.
    Ce que je voulais dire, c’est que pour beaucoup de personnes (dont moi!) on procrastine à agir, à partir, car on pèse trop le pour et le contre (des inconvénients qu’on pensait insurmontable, on se rend souvent compte que ça se règle naturellement, et des avantages on en découvre souvent d’autres, et pas ceux qu’on avait espéré). Au final, on se complaît dans son confort actuel. Je voulais seulement mettre l’accent qu’il est toujours possible de recouvrer ce « confort » à posteriori (si…): l’identifier et se rendre compte qu’il exister(a) des solutions permet d’agir sereinement (et d’éviter de se morfondre une fois qu’on est dans l’action).

    Je précise d’ailleurs que la pierre angulaire de mon action se situait dans un déménagement, un changement d’attaches, mais que le plan d’action vaut pour tout (« agir » n’est pas forcément « partir » dans le sens « fuite » j’entends).

  4. Je crois qu’au long terme, on a plus de chance de passer à l’action si l’on développe une habitude de responsabilité envers soi, pas forcément envers les autres. Dans ton article, tu conseilles de parler de ton projet à ton entourage. C’est très bien car ça te donne une sorte de responsabilité envers eux, une motivation également. Mais il ne faut pas oublier qu’il est plus important de se valider que d’attendre la validation des autres. Cela peut prendre du temps d’agir selon nos propres standards, mais ça paye au final.

  5. @Andry:
    Tu as tout à fait raison, mais tu dois bien savoir que la peur de l’échec est aussi une cause de procrastination. Sans doute en ai-je usé… En parler m’a justement permis de m’en exhorter.

  6. Et si passer à l’action c’était aussi se lancer sans réel formalisme d’études de marché ? Juste par intuition, au feeling avec cette condition inaliénable : garder l’esprit ouvert à ce qui se fait, ce qui se fera, qui marche et ne marche pas pour rectifier chaque jour ses erreurs…. Pas donné à tout le monde…

  7. @Marie:
    Ca peut être une stratégie comme une autre. Mais je pense que c’est le meilleur moyen de douter, de se décourager et de finalement regretter. Même avec une bonne étude de marché on est pas à l’abri d’un échec (j’en parlerai prochainement dans une suite de billets…) donc en partant la fleur au fusil, on maximise encore davantage le risque. Je vois parfois des vidéos de freestylers (quelque soit la discipline) effectuer des sauts monumentaux: je me dis qu’ils n’ont pas froid aux yeux et tout paraît tellement fluide… mais nul doute qu’ils repèrent au préalable les lieux, font des mesures, jaugent le risque et s’entraînent sur des projets plus petits ou factices avant de faire leur figure!
    Ceci étant tu as raison: il faut aussi suivre son intuition (je ne souhaite pas en revanche m’en remettre uniquement à mon intuition et encore moins en être esclave de par le philosophie de vie que ça implique) et bien entendu garder ouverture d’esprit et esprit d’analyse (même si comme tu le dis, la remise en question n’est pas toujours évidente).

  8. Merci , c’est vraiment intéressant 🙂

  9. Excellent, un vrai partage de pensées que de trouver sujet à réflexions en dehors des conformismes habituels.. mais le blog ne semble plus actif …. 2010.. mort ? vivant ? nouveau parcours ? horizons ? sable fin que l on caresse du doigt ??

    Vraiment un plaisir de découvrir autant les articles que les comments, un bonheur , pour celle qui a toujours été une nomade de tout, marginalisée bien sur par les amis, après le mari d ailleurs, (car trop nomade de la Liberte d Etre, ou pas assez dans la norme sociale ) -dommage – :-)) changer de vie dès que vous vous lassez, et recommencer pour de nouvelles passions… nouvelles ambitions.. challenges, rie n que pour le plaisir d Etre. Des idées, un peu d argent, et beaucoup d énergies positives pour échapper à la morosité des plaignants sédentaires ..qu il faut vite larguer.

  10. Je trouve ton point 1 « En parler à son entourage » bon et dangereux à la fois. De nombreuses personnes préférerons vous dire de ne pas passer à l’action et préférer une situation déjà acquise ou une certaine sécurité plutôt que de passer à l’action. A défaut de parler à son entourage, j’aurais plutôt dit « en parler à des personnes qui peuvent vous comprendre » 😉
    Simple avis perso…
    Olivier

  11. Je suis assez d’accord avec Olivier. En parler avec son entourage, ça donne généralement plus d’hésitations. Je dirais plutôt : en parler avec des gens qui l’ont fait avant vous. Ça motive bien plus et diminue la peur.

  12. Merci pour toutes ces infos pertinenantes ! la véritable étape à franchir, c’est encore est toujours passer à l’action ! Merci pour cet article !

Participez aux commentaires, vous avez sans doute aussi des choses intéressantes à raconter!

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