La crise: mythe ou réalité?

Quiconque suit les infos ne peut avoir qu’une seule pensée en tête: « la crise s’abat sur nous, on va tous crever (au sens figuré, quoique…). »

Je ne vais pas entrer dans une démonstration macro-économique, chaque spécialiste y allant de toute façon de son grain de sel.

Vous êtes-vous déjà posé la question du risque réel pour vous!?

  • Perte d’emploi

Il s’agit d’un risque réel, accru par la crise mais dans lequel nous vivons depuis belle lurette (la fin du plein-emploi).

L’appauvrissement massif de l’Etat ne pourrait d’ailleurs pas permettre un maintien de la couverture chômage actuelle en cas d’explosion des licenciements. Ce n’est en tout état de cause qu’une bouée de sauvetage, temporaire qui plus est.

Être son propre patron ne change pas grand chose à la donne: moins d’argent = moins de clients = moins de consommation = moins de chiffre d’affaires = dépôt de bilan, avec en prime une absence totale de cette fameuse bouée.

Vous pouvez vous trouver sur un segment très spécialisé faisant de votre profil/ entreprise, quelqu’un/ quelque-chose de très recherché donc plutôt à l’abri (en tout cas de la précarité, quand bien même faudrait-il réduire la voilure).

La seule piste vraiment fiable est celle (tant vantée sur la blogosphère entrepreneuriale) de l’indépendance financière.

  • Perte de capital

Bien sûr, celui qui n’a rien ne peut rien perdre. Mais avec un tel raisonnement, on vivrait tous au crochet de la société…

On a pour usage de déterminer 4 grandes familles d’actifs: la Bourse, l’immobilier, l’entreprise, internet (qui est une forme d’entreprise mais mérite sa propre catégorie d’une part car il s’agit d’un business-model assez différent de l’entreprise au sens traditionnel du terme, d’autre part parce que ce segment aujourd’hui présente une très belle envergure).

Je qualifierais plutôt cela sous forme d’un côté de matériel, de palpable, comme la pierre (et à plus forte raison sa résidence principale) ou l’or, et de l’autre d’immatériel, globalement tout ce qui est « à la Banque » (actions, assurance-vie…etc).

Imaginons une guerre. Votre maison (oui, oui, sauf bombardement!) sera toujours là et vos lingots toujours sous le lit! Or ce que nous croyions immuable ne l’est pas: Lehman Brothers fut un cataclysme mais plus près de nous on reparlera dans quelques mois de Dexia ou encore de la Société Générale…

Bref, en cas de crise notoire, si « l’argent ne vaut plus rien », il restera la « valeur d’usage. »

  • Perte de liquidités

C’est le scénario le plus catastrophique (et peut-être paradoxalement celui qui peut « sauver » les pays les plus solides économiquement). Imaginons un éclatement de l’euro et un retour aux monnaies nationales.

Je ne parle de la grosse baffe que tout le monde prendra – si tant est qu’on ait encore réellement des repères en francs! – en s’apercevant du prix éhonté de la plupart des biens de consommation courante.

Je parle de la dévaluation de la monnaie, aujourd’hui « bloquée » ou plutôt calibrée par la BCE. Irez-vous acheter une baguette de pain avec une mallette pleine de francs?

Le franc n’a jamais été une monnaie forte et la France n’est pas vraiment une puissance industrielle nécessitant de la compétitivité à l’international (je veux dire par là que les PME allemandes ont besoin de cette compétitivité, les entreprises du CAC40 peuvent passer outre).

De toute façon, pas vraiment d’effet de levier, si ce n’est avoir un capital matériel plutôt qu’immatériel (cf. point précédent).

  • Perte de pouvoir d’achat

Une certaine nuance avec la perte de liquidités car la perte de liquidités impacterait tout le monde or la baisse de pouvoir d’achat ne touche que certaines personnes.

L’INSEE nous démontre à grand renfort de chiffres que nos revenus ont gentiment progressé et que le coût de la vie a lui aussi gentiment progressé mais pas sur une pente beaucoup plus forte. Pourtant, on se sent pour la plupart « moins riches » qu’il y a quelques années…

Pour moi, cela est lié à 2 facteurs: la forte hausse de l’immobilier (qui constitue je le rappelle le plus gros poste des ménages, parfois 40 à 45%!) et l’explosion des besoins. Je ne veux pas prôner la simplicité volontaire, étant moi-même un consommateur parfois effréné mais force est de constater qu’il y a 20 ans nous ne changions pas d’iPhone tous les ans (nous n’avions d’ailleurs pas ce poste de dépense tout court!).

 

Alors que faire?

Chacun fait (fait fait) c’qui lui plaît (plaît plaît). Je ne donne pas de réponse, d’ailleurs ce billet ne vise pas la polémique, il n’a pas la prétention de faire l’objet de recherches documentées, il ne s’agit « que » de mon avis.

Dans MA situation personnelle (j’insiste là-dessus, chaque cas est individuel!), j’en tire les conclusions suivantes:

  • Je n’ai aucun produit financier (je ne suis même pas certain de détenir un livret A, si c’est le cas, il doit être bien vide…) et pas de velléité à y investir, tout au plus pourrais-je jouer sur les taux attractifs de certains livrets si j’avais du cash « en trop », histoire de faire des petits (Livret d’Epargne Populaire, comptes-courants rémunérés de banques en ligne…etc).
  • J’ai ré-investi la quasi-totalité de la vente de ma précédente boutique dans un nouveau projet. Le point mort est relativement bas et je m’organise vivement actuellement pour mettre ce magasin en orbite « pilote automatique » (en espérant que ça devienne un jour une « Muse » pour reprendre l’expression chère à Ferriss). Je vous parlerais bientôt de « mon petit projet entrepreneurial » (bientôt la 1ère bougie) sous forme d’une série de billets consacrés.
  • Je n’ai plus d’habitation principale (et oui, Tanguy’s back!), ce qui me permet de faire d’une pierre 3 coups: augmenter ma solvabilité auprès des banques pour un emprunt – pallier à ma baisse de pouvoir d’achat – me permettre de profiter de mes liquidités (avec plusieurs projets de voyage).
  • La conséquence sera aussi pour mon pouvoir d’achat de pouvoir jouir d’un coût de la vie bien plus accessible à l’étranger (et presque de manière générale, y compris dans les pays industrialisés… je vous rappelle que j’étais installé à Paris et que mon appartement se situait dans le Marais, je vous laisse imaginer le loyer).
  • Une reconversion amorcée dans l’immobilier. Ma stratégie reste à définir sur le long terme. Aujourd’hui cela consiste surtout en des opérations type « marchand de biens »: j’achète, je rénove (moi-même dans la mesure du possible), je revends, j’empoche la plus-value. Je suis dans le processus final d’une 1ère transaction de ce type. Là aussi je vous parlerais très prochainement de « mon petit projet immobilier » sous forme d’une série de billets consacrés.
  • What else? Un investissement dans un site web marchand lié à mon activité (les lunettes). Peu impliquant (je suis la « caution technique ») avec un potentiel de levée de fonds non négligeable pour un investissement plus que dérisoire (4000€). Et bien sûr la volonté toujours tenace (même si mon assiduité a vraiment laissé à désirer – je réitère mes excuses aux lecteurs initiaux qui m’ont fait confiance et m’ont témoigné leur estime et leur volonté de me lire à nouveau) de devenir « blogueur-pro. »

N’hésitez pas à débattre dans les commentaires de VOTRE plan d’actions face à la crise!?

25 commentaires

  1. Plutôt que de subir la crise, autant s’en servir. De faire l’inverse de ce que fait la masse, et donc de créer son entreprise non ?

    C’est comme acheter des actions quand tout le monde en vend.

    Détailles un peu tes projets, c’est toujours plaisant de voir ça en live (immo/entrepreneuriat) :).

    Tu es sur une nouvelle boutique là ?

  2. Merci de tes encouragements 😉 Les projets en cours vont être trèèès détaillés comme je l’indiquais.
    Pour moi, la création d’entreprise n’est pas un projet, j’ai passé bien plus de temps à être à mon compte qu’à être salarié, c’est juste un système. Ce qui est important, c’est ce qu’on met dans ce système (ça marche aussi pour le salariat: ce n’est pas bien ou non, c’est la manière de l’exercer et les aboutissants qui sont intéressants).

  3. « j’achète, je rénove (moi-même dans la mesure du possible), je revends, j’empoche la plus-value. Je suis dans le processus final d’une 1ère transaction de ce type »
    >>> J’attends de voir ça, j’en ai déjà fait deux pour ma part. En 2012 je vais faire des formations pour la rénovation : j’en ai déjà deux en vues (électricité et design/décoration). C’est quel type de bien que tu as trouvé ?

    « potentiel de levée de fonds non négligeable pour un investissement plus que dérisoire (4000€) »
    >>> Ca n’est pas la crise pour ça, pleins d’idées de business sont possibles sur le net avec des mises de fonds très faibles ;- )) Quel est ton business dans les lunettes?

  4. @Alexandre:
    Ton idée de formations est très bonne 😉

    Pour le bien en question, il s’agit d’une petite surface (studio 34m2 transformé en T2). Je suis actuellement en train de prospecter pour un autre bien de ce type. Un peu « gagne-petit » (j’ai vu hier un bel immeuble de 4 lots avec beaucoup de potentiel, gros-oeuvre retouché (toiture, façade, branchements eau/ élec)) mais je préfère me sécuriser avec plusieurs petites opérations.

    La crise est partout: si elle impacte un marché, elle peut aussi impacter ses acteurs même si le business peut justement (grâce à la crise) se déplacer d’un canal de diffusion vers un autre.
    Il s’agit d’un site marchand en lunettes correctrices (j’en reparlerai).
    En l’occurence sur ce segment précis, la vente online en est à ses prémices mais les acteurs arrivent vite et notamment des très gros (comme Simoncini, ex-Meetic, avec Sensee, ou encore Wargnier, Spartoo, avec Evioo) ou de très offensifs pure players (Happyview, le pionnier ou encore Direct-Optic qui se lance sur la pub TV).
    En tant que challengers, notre stratégie est un peu en marge, avec un système pouvant se décliner vers plusieurs canaux de vente, notamment physiques.
    Je ne me suis pas trop impliqué pour l’instant dans l’opérationnel, faute de temps mais c’est un projet qui m’enthousiasme.

  5. Bonsoir Frédéric,
    Afin de rebondir sur la crise et pour garder le moral, je viens de commencer moi aussi, une formation de blogueuse.
    Nous avons en commun le thème du développement personnel, un vaste domaine d’investigation, et d’expériences à partager.
    La « crise » est endémique, elle prend des formes différentes, elle a les accents graves ou aigus que veulent bien claironner les médias et nos gouvernants cependant pour les battants elle peut être à l’origine de changements fondamentaux et positifs…..je fais très raccourci : la vie est en perpétuel mouvement, c’est l’impermanence des choses et s’adapter au changement est le propre de l’homme, encore faut-il qu’il s’en souvienne ! Je sais qu’il y a des personnes dans des situations tragiques. Je me pose la question : est-ce que je peut changer cela ? Non.
    Ton enthousiasme pour ton projet immo fait plaisir, je te souhaite réussite.

  6. @Annie:
    Bonsoir et merci de tes encouragements. Le prochain billet devrait te plaire je pense… 😉
    Le problème n’est pas la crise en elle-même, ni forcément la manière dont elle nous affecte mais bel et bien la manière dont chacun décide de l’envisager pour soi-même.
    Le frein au changement est grand au niveau de la communauté, voilà pourquoi il faut s’adapter en tant qu’individu et trouver des voies alternatives (comme tu le fais par la médecine énergétique chinoise, alors que la plupart en sont encore à se doper tour à tour d’industrie agro-alimentaire et d’industrie pharmaceutique…).

  7. Un Mythe, non malheureusement, la crise est bien là, et la boule de neige grossit chaque jour un peu plus devant le poids de la dette en zone euro. Les taux obligataires explosent un peu partout. cela ne pourra donc pas durer, la machine va s’etouffer elle même.

  8. Désolé de te contredire Novemo, mais mon billet visait justement à tordre le cou à des commentaires comme le tien!
    Tu parles comme une dépêche AFP alourdie par des journalistes alarmistes (pour cacher leur incompétence!?)… En quoi la crise t’affecte TOI? dans TON quotidien? Tes revenus ont-ils baissé? Tes investissements sont-ils menacés? Bref, perds-tu concrètement de l’argent, ou te contentes-tu de subir l’information morose, sans prendre de recul pragmatique face à ta situation??

  9. On peut tout à fait l’observer comme vous le faites. Aucun problème sur le fait d’être contredit, c’est l’échange que je préconise .
    Bref, c’est sans doute d’ailleurs pour cette raison , que ces mêmes médias que vous qualifiez étrangement d' »alarmistes » annoncaient que la crise était derrière nous, jusqu’avant l’été. Rappelez vous également le discours de madame Lagarde à ce sujet. Tout allait bien . Cela pour ne pas affecter justement le moral des ménages.

    Sans surprise, depuis la rentrée , ce discours a brusquement changé puisque la crise ne s’était pas évaporée. Le terme « crise » est revenue sur la scène , dans les journaux. Sans doute pour justifier l’austérité nécessaire, qui allait suivre.

    Doit on attendre d’être touché pour s’alarmer d’une situation. Dans ce cas là, il est bien souvent trop tard. Il ne s’agit donc pas de regarder son nombril, d’être égoiste, ou de penser à son propre confort à un moment donné. Simplement, l’année 2008 a fourni de sérieuses indications, sur la tempete que nous rencontrons en zone euro, et y compris aux etats unis.

    Et , les médias , n’ont pas vraiment été alarmistes puisque pour eux , la crise était finie en 2010 , juqu’à cette été.
    Aujourd’hui, changement de décor, les mesures d’austérité tombent ici et là, les unes après les autres , ce n’est pourtant pas rien même si à vous entendre il serait préférable de détourner le regard alors meme que nous en sommes pourtant qu’au début.

    JC trichet qui n’est d’ailleurs pas journaliste, a lui même annonçé à retardement, qu’il s’agissait de la crise la plus grave depuis l’après guerre. On était à la rentrée 2011 , et depuis la situation s’est largement empirée en zone euro, puisque les dirigeants politiques du monde entier qui n’ont cessé d’enchainer les sommets, pointaient du doigt, le risque d’implosion de la zone euro.

    Les conséquences aux mauvais comportements ne sont pas immédiates. Ce serait trop simple. Les étapes sont nombreuses. c’est ainsi que nous avons observé ensuite , la faillite de nombreux établissements financiers, ……., la Restructuration d’une partie de la dette Grecque qui n’est pas sans conséquence, des Licenciements nombreux même chez les banques , regardez aujourd’hui , recapitalisation des banques, contraction de l’économie, baisse de la croissance, et aujourd’hui austérité pour l’ensemble des pays de la zone euro.

  10. Je suis d’accord sur la crise: je ne cherche ni à la minimiser, ni à l’occulter. Concernant sa médiatisation, il me semble qu’il s’agit plutôt d’une nouvelle crise, sans doute due à un effet rebond certes, mais pas d’une rechute de la crise précédente. De toute façon le débat n’est pas comment la merde est arrivée, mais comment en sortir!

    Ce que je voulais surtout mettre en exergue, c’est que tout le monde est tétanisé, mais sans se demander une seule seconde en quoi ça pourrait l’impacter personnellement? S’en suit un réflexe presque moteur d’austérité personnelle (ne plus consommer, ne plus investir, et je ne parle pas des choix individuels pris par panique… la prochaine présidentielle nous réservera bien des surprises je pense…).
    Tout le monde aussi attend d’être sauvé par l’Etat-Providence, sans aucune remise en question, sans élan collectif, et personne n’est capable de prendre des décisions à titre individuel (quelles sont les tiennes à titre perso par exemple?). D’où mon exaspération à l’encontre de la médiatisation: quitte à ne rien faire et à « attendre que ça passe », autant ne pas savoir ce qu’il se passe, histoire de garder un peu le moral, non?
    Ce n’est en tout cas pas mon choix 😉

  11. Il est clair que les médias peuvent être très bons sur ce terrain pour alimenter les peurs et la spirale dépressive. Une crise économique, financière fait évidemment peur et a un effet psychologique , sur la population. C’est incontournable. Parfois, selon le problème il n’est pas judicieux d’alimenter ces peurs, qui ont elles mêmes des conséquences. Mais, tous les sujets ne peuvent être traités de la même manière. Personnellement , je n’ai en aucun cas modifier mes habitudes, il en va de même pour les personnes de mon entourage. Mais je pense que vous confondez cela, avec l’inquiétude légitime, que nombre de citoyens peuvent manifester à l’égard des politiques, et de du monde de la Finance, aux vues de ce qu’ils observent ou constatent . Il ne s’agit pas d’être égoiste.

    Et comme je l’ai souligné , la médiatisation, les politiques allaient justement dans l’autre sens, à savoir que tout allait bien avant l’été. La crise était derrière nous. L’économie était repartie soit disant , discours mis en avant, également par les JOURNALISTES , pour ne pas pénaliser la consommation. Mais c’etait tout simplement faux.

    La question est bien évidemment , comment en sortir. Mais il est néanmoins essentiel de se demander quelles en sont les causes, et les responsables. Il ne s’agit simplement de réduire cela à un besoin de solidarité du peuple , alors même qu’une poignée se contrefichent des règles et souhaitent justement faire payer les peuples. Cela arrangerait sans doute les dirigeants, si tout le monde continuait sa vie comme si ne rien n’était en consommant. Il n’ya Rien de mieux pour le pouvoir que de simples consommateurs, égoistes, et naifs.

     » Tout le monde aussi attend d’être sauvé par l’Etat-Providence, sans aucune remise en question » C’est justement tout le contraire. Mais c’est votre point de vue personnelle et n’engage que vous même. Sans doute , attendez vous cela de l’Etat.

    Mais, c’est au contraire pour cette raison qu’il faut observer attentivement ce que fait l’Etat, et non s’en remettre à lui seul, et à se renfermer dans sa propre consommation personnelle, son confort ou sa situation , comme vous le préconiser.
    Avec une vision restreinte, il est en effet impossible de voir le tableau en entier. Il faut donc lever la tête, de temps en temps, et regarder au delà de son petit périmètre, de ses propres intérêts personnels.

  12. Entièrement d’accord 😉
    Pour mon cas, non, je n’attends rien de l’Etat. Je me pose davantage la question de comment m’en sortir sans lui. Libéralisme ou désillusion? Je ne m’interroge pas trop sur la cause, plus sur les effets.

  13. « Pour mon cas, non, je n’attends rien de l’Etat. Je me pose davantage la question de comment m’en sortir sans lui. Libéralisme ou désillusion? Je ne m’interroge pas trop sur la cause, plus sur les effets. »

    Je te rejoins à 200% Je ne me demande pas si c’est bien ou mal notre système puisque de toute façon, ayant discuté à de nombre reprises de la crise dans mon entourage et de la façon que le monde tourne, tout le monde s’en fou dans la majorité des cas. Donc j’ai decidé de faire et de créer.

  14. « Pour mon cas, non, je n’attends rien de l’Etat. Je me pose davantage la question de comment m’en sortir sans lui. Libéralisme ou désillusion? Je ne m’interroge pas trop sur la cause, plus sur les effets. »

    Face à un problème quelconque, il est malgré tout souvent utile, d’en déterminer les causes, pour en adapter la réponse.
    Il ne faut surtout pas, en effet, tout miser sur l’Etat. C’est même le contraire. Le problème, est que le système tout entier est interconnecté. Et aujourd’hui, on ne peut pas tout résoudre soit même, et d’autant moins lorsqu’autour, une majorité de citoyens, n’a plus qu’une vision individualiste, réduite à un état de simple consommateur. Et puis, on ne peut pas simplement non plus, réduire le problème à sa propre personne. Il est parfois naturel, de se pencher sur ce qui touche d’autres citoyens lamda, autour, d’y être sensible, quand bien même le problème désigné, ne nous touche pas directement, ou d’une manière très différente.

  15. @Retail&Co:
    C’est ce que je tente aussi de faire: de frayer mon chemin. Car l’énergie à déployer pour entraîner les autres serait bien plus grande que celle qui me servirait à me propulser hors de la crise pour mon compte. Finalement pas par individualisme ou égoïsme mais plus pour éviter l’immobilisme général.

    @Novemo:
    Ton altruisme t’honore mais pour l’ensemble des individus interconnectés (je te rejoins totalement là-dessus), il faut bien un peu d’Etat (en tant que déclencheur, non en tant que moteur, c’est là je ne rejoins pas la masse qui attend « tout » du politique). Malheureusement, on peut être certain que ce sera le statu quo jusqu’aux élections, soit dans la pratique jusqu’à septembre 2012…
    Comment agis-tu ou que préconises-tu au quotidien, à notre propre niveau pour pas forcément enrayer la crise mais s’inscrire dans un mouvement positif qui pourrait collectivement nous en faire sortir?

  16. Chacun aujourd’hui, est susceptible d’apporter sa contribution, permettant une évolution positive, à partir du moment où il ne s’agit pas de revendiquer sa propre position favorisant ses intérêts, mais de défendre une position pour le bien commun. Personne ne détient les clés à lui seul, la force réside en effet dans le collectif où chacun a un rôle à jouer. Une meilleure compréhension de notre environnement, de notre société, mêlée à plus d’observations, et d’ouvertures, peut être naturellement positif.

    Tout dépend également de la définition que l’on se donne au départ : Une société matérialiste où l’argent est roi, ou bien une société basée sur de réelles valeurs auxquelles s’ajoute le bien être, le respect de notre écosystème sans lequel nous ne sommes rien, et où l’argent n’est plus une fin , mais un moyen d’atteindre ces objectifs.

    A l’heure, où le matérialisme, le paraître, l’emportent et mettent souvent, une distance entre chaque individu, poussent au renfermement sur soi, il apparaît indispensable de s’ouvrir et de comprendre en premier lieu la Société actuelle, d’en définir les contours, afin de mieux s’y adapter, s’en protéger , ou si possible de tenter de la faire évoluer positivement, ensemble bien évidemment .
    Le cap, les directions qu’elle prend, par l’intermédiaire des dirigeants politiques et des personnes influentes sur les plans économiques et financiers ne peuvent être ignorés, occultés, même si au premier abord, cela ne nous donne pas l’impression de nous rapporter quelques chose dans la poche. On ne peut cependant pas tout réduire à une question d’Argent, la Vie ne se résume pas à cela. La Société actuelle oui, le plus souvent.

  17. Je pense que la plupart des personnes (moi compris) sont de ton avis, mais derrière l’élan philosophique, je pose vraiment la question de manière pratique: comment mets-tu cela en application au quotidien? As-tu des exemples dont nous pourrions nous inspirer?

  18. Quelques idées dit:

    Voici quelques petites idées.

    Collectivement, pour enrayer la spirale dépressive, il faut tout d’abord continuer à consommer. C’est un facteur de premier plan. Plus de consommation, nécessite plus de production, et par conséquent préserve l’emploi. Le bénéfice est donc réel pour tous.
    Consommation aussi de produits locaux pour faire vivre et soutenir son économie locale (commerçants , artisans, services … ) afin d’éviter d’une part qu’elle disparaisse , mais aussi de trop dépendre des grandes multinationales, des grands groupes. Il est particulièrement intéressant, de pouvoir s’appuyer sur cette économie locale en cas de coup dur. Une ville, une région, peut dès lors continuer à fonctionner et à vivre. Donc, peut être y a t il là quelques habitudes à changer.

    Individuellement, si l’on dispose d’Epargne, varier bien évidemment ses placements, d’autant qu’ aux vues du contexte actuel, il n’y a pas de placements surs. Ne pas tout placer dans une même banque, et éventuellement, opter pour des établissements financiers, qui soutiennent l’économie réelle, et l’économie locale : Des banques aux services de l’Economie et non l’inverse.

    Investissement immobilier pour ceux qui en ont la possibilité, dans des secteurs géographiques attractifs (Centre ville, proche d’une gare, zone commerciale, …… La pierre présente l’avantage de pouvoir y habiter, et séduira toujours. Un toit a en effet une réelle utilité.

    Investissement sur des terrains agricoles, ( pouvoir cultiver ses légumes peut être un vrai avantage)

    Attention néanmoins aux achats immobiliers (pour les primo-accédants) , qui engage l’emprunteur sur 25 à 30 ans. En effet, il faut être sure de sa situation à l’avenir en terme d’emploi, stabilité familiale, ….., estimer le coût de l’entretien, pour ne pas avoir de mauvaises surprises. Rester locataire n’est pas en soi une mauvaise opération.
    Au prix réel du bien on doit en effet ajouter le coût du crédit. Le remboursement de la pierre ne s’opère qu’au bout de longues années. Et une baisse peut de plus intervenir.
    Mieux vaut dès lors privilégier la liquidité.

    Achat de métaux précieux, lorsqu’on le peut : Or et Argent. Le retour au standard OR est une possibilité compte tenu du contexte actuel. Plusieurs Etats américains semblent y revenir. Beaucoup estime que la valeur de ces monnaies n’est plus. Leur valeur réelle atteignant à peine celle du simple papier. L’économie US n’est guère mieux qu’en zone euro. Simple coup d’œil à 2 emblèmes américains, American Airlines, et Bank of américa, 2 piliers, présentant aujourd’hui d’importantes difficultés. La planche à billet ne résout pas tout.

    Bien évidemment, s’appuyer sur une solidarité entre les citoyens. c’est une force qui elle, n’a pas de prix. (solidarité et générosité , ce que manque cruellement nos politiques, chez qui les intérêts passent bien souvent avant les principes.)
    Il est toujours possible de se rendre service mutuellement.

    ( La ville de Toulouse témoigne à ce titre d’un changement , et crée sa propre monnaie locale )

    Enfin, pour ne pas se faire étouffer par la hausse des prix, la spéculation, sur les matières premières, il peut être judicieux d’anticiper et de faire quelques réserves (café, sucre, ….) Avec l’inflation, les français perdent de plus en plus de pouvoir d’achat. Il y a une forte spéculation sur les matières premières. Plusieurs produits de base ne cessent de voir leur coûts exploser. Il faut cependant être attentif aux prix et se rappeler de leur niveau , il y a un ou deux ans, sachant que les contenants ont eux aussi été modifiés. (Donc voir le prix au kg )

    Pour l’alimentaire, on peut d’autre part, trouver des produits locaux, régionaux ( auprès de producteurs, agriculteurs, pêcheurs ….) : viandes, légumes, fruits, poissons, … …., moins chers qu’ en Supermarché. Avec en bonus : une meilleure qualité. En commander à plusieurs ( avec des amis ou voisins, famille, ) est en effet intéressant en terme de coût.
    Des achats regroupés font en effet baisser la facture .

  19. Concernant la consommation, je ne veux pas jouer les oiseaux de mauvaise augure, mais je constate les points suivants:
    _ De plus en plus reviennent (moi le premier) de cette consommation effrénée, et sans être de la Simplicité Volontaire, davantage de frugalité va directement à l’encontre du « continuer à consommer » (cette dernière phrase s’entend « plutôt que d’épargner » mais on peut vouloir être moins cigale sans pour autant se transformer en fourmi… insoluble!?)
    _ On pense toujours « équitable » ou « local » en temps de crise. C’est bien, mais il eut été mieux d’y songer un peu plus tôt. Je pense qu’en solution de rattrapage, ça n’apportera pas grand-chose, alors qu’en situation de croissance, on aurait pu créer un véritable cercle vertueux. Mais je suis d’accord, c’est mieux que rien…
    _ Beaucoup de Français plébiscitent la fabrication française. Malheureusement le made in France est tout sauf un label, c’est même une honte quand on voit son indication sur certains produits et qu’on sait bien que seules quelques opérations ont été faites dans l’hexagone. Certes, c’est mieux que rien, ça fait (un peu) marcher l’emploi local mais c’est mensonger quand on connaît intrinsèquement le produit (mais je m’éloigne du débat).
    _ A nouveau sur le point précédent, les sondages sont écrasants sur la volonté d’achat patriotique mais beaucoup moins de monde quand on annonce que cela a un coût… on veut bien bouffer des oranges françaises mais il faut qu’elles soient au prix des marocaines, et en plus disponibles toute l’année…
    _ On sait que beaucoup trop de marge part dans la spéculation et l’actionnariat et bien trop peu dans le salariat (la fameuse « valeur travail ») ou encore dans l’investissement… Pourtant on sait aussi qu’en sanctionnant, en boycottant, on punit indirectement les travailleurs de ces sociétés capitalistiques…

    Je conviens d’être assez pessimiste. Je pense aussi qu’il est illusoire de sortir de ce modèle global, si nous pourrions en théorie vivre en autarcie, ce serait sur un modèle agraire et arriéré.
    Nous sommes les champions du Monde du pessimisme:
    http://www.lepoint.fr/societe/sondage-les-francais-champions-du-monde-du-pessimisme-04-01-2011-126436_23.php
    Et si notre nouveau modèle de société se basait sur l’optimisme? Et si collectivement nous pourrions simplement se piquer à un rêve commun, démesuré, illusoire mais que par notre mise en oeuvre, nous pourrions mener à bien!? Les idées ne manquent pas, notamment aux niveau des énergies vertes, de la répartition du travail, de l’Art de vivre à la Française…etc.
    Plus que de devenir leader, exportateur, ériger ce rêve en modèle national.

    Par exemple, à l’instar – à son niveau – de Jamie Oliver:
    http://www.jamieoliver.com/us/foundation/jamies-food-revolution/home
    faire en sorte que la bonne bouffe devienne cause nationale. Je ne parle pas d’une émission par mois d’un Cyril Lignac sur M6, je parle d’un grand mouvement national, qui s’accompagnerait d’une remise en question de tous les produits agro-alimentaires, de tous ces poisons qu’on voit en vente libre dans la distribution, qui s’accompagnerait d’une fermeture fracassante de tous ces lieux de malbouffe (soit 80%, voire plus… des lieux de consommation hors domicile), qui s’accompagnerait de la revalorisation de filières complètes (agriculture, cuisine, diététique…), qui s’accompagnerait d’un changement profond des habitudes individuelles par des actions collectives et un rythme chamboulé…etc.

    Utopique?
    Oui mais non. Nos politiques ont par le passé été capables de nous vendre des grands projets de guerres, d’industrialisation, d’européanisation…etc. Pourquoi pas autre chose, plus pragmatique, plus citoyenne, plus participative?

  20. Pas de consommation outrancière bien entendu, ou en bon mouton.

    Aussi, Les idées ne manquent pas, mais les dirigeants politiques, n’émettent pas toujours le souhait de changer de modèle , sauf ceux qui se retrouvent en retrait et que l’on entend par conséquent moins. Le particifatif fait bien souvent peur aux politiques. Il souhaitent d’abord et avant tout conserver le pouvoir. Preuve en est avec ce traité européen, que les français n’ont pas voulu. Ils sont pourtant passés outre.

  21. On a l’impression que dans certains certains, la crise n’existe pas par contre c’est un prétexte pour licencier des personnes pour être de plus en plus rentable car il n’y a que ça qui compte au final. Alors qu’il y a des gens qui travaillent dur!

  22. La crise n’existe pas à mon avis mais ça ne va tarder pour frapper dans les grandes capitales de l’union européenne, votre article est intéressant.

  23. Bonjour

    C’est marrant mais la crise est perçue différemment selon les pays.

    Je crois que nous sommes pessimistes

    Ludovic

  24. Tout n’est qu’une pure fiction!

  25. Tout dépend de ce qu’on appelle crise….

    Que répondriez-vous à un grec qui demande si c’est aussi la crise aussi en France ?

    En même temps, il fait bien admettre que le coût de la vie monte en flèche.

    Ave

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