Quitter son travail de b(o)ureau

13,04€. C’est le salaire horaire net moyen d’un salarié à temps complet (base 2007, source INSEE). Voilà pourquoi la plupart s’esclavent tous les matins. Et je ne parle pas des 1h30 (en moyenne) quotidiennes dévolues au transport, totalement « offertes » puisque la pointeuse démarre à l’arrivée dans l’entreprise, pas au départ de votre domicile… Je ne parle pas non plus de l’heure de table (qui n’a d’heure que le nom, le temps réellement passé attablé à déjeuner doit être approximativement de la moitié), de cette heure de stress et surtout de son coût car manger (si tant est qu’on puisse appeler ainsi la malbouffe servie aux cochons – ânes – moutons… rayez la mention inutile) n’est pas « gratuit. »

Le salarié de base se déplaçant généralement pour 8h dans la journée (tant qu’à faire, autant grouper!), ça nous fait dans les 100€/j. Je ne rentre pas trop dans le détail, j’ai déjà disserté sur le coût du travail (les dépenses engagées par le salarié pour bosser!!), je pourrais en ajouter une couche sur la double peine que constitue l’impôt sur le revenu…

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Que représente cette somme?

Votre liberté!

Et pour aller plus loin, je vous propose un exercice simple: prenez une feuille et inscrivez tout ce que vous coûte votre travail (limitez-vous au plan financier, sans quoi sur le plan moral, il faudrait sans doute un cahier complet!). Listez puis budgetez: métro, essence et coût d’acquisition d’une 2nde voiture, temps perdu dans les transports, vêtements achetés spécifiquement pour le travail (j’entends par là que vous ne vous promèneriez sans doute pas en costume chez vous), garde d’enfants, restauration sur le lieu de travail, surcoût de loyer pour habiter près de votre boulot ou dans un bassin d’emploi coûteux (je pense aux grandes métropoles)…etc.

Le but étant d’obtenir votre gain horaire net net. Prenons un exemple: si je gagne 2000€ nets sur ma fiche de paie, que mes frais s’élèvent à 600€/ mois et que je bosse 20j/mois avec un temps de parcours domicile-travail (entre le moment où je pars de chez moi et le moment où je rentre) de 1h/j, alors mon gain horaire net net serait de 7€ (contre 12,50€ bruts!!!).

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Le salaire à la moulinette 80/20

Vous « gagnez » 100€/jour mais pourquoi ne pas en faire « autant » avec « moins? »

Considérons toujours mon exemple avec 1h de trajet + 1h de table + 8h au bureau, soit un total de 10h. Si je considère mon gain net pour 1h de labeur à 7€: adieu l’esclavage du bureau et place à 10 actions engrangeant chacune (au moins) 7€. Imaginons qu’il ne faille que 10′ pour générer 7€, l’affaire serait pliée en moins de 2h: à vous les 9h de détente économisées. Ou vu différemment, 4 jours 1/2 de boulot dans le mois (sur une base de 8h/j)…

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Quelles alternatives pour gagner 100€/j?

Si la clef du problème se résout à de l’arithmétique pour en extrapoler le gain net net, gardons le repère de 100€/j, ou plutôt de 13,04€/h, ce qui pour un contingent de 1600h travaillées annuellement, nous donnerait un salaire annuel légèrement inférieur à 21k€.

Il s’agit de modifier son paradigme, de changer d’optique de visualiser les choses. Auparavant, vous prostituiez votre temps en échange d’un (trop faible) salaire. Aujourd’hui, il s’agit de dégager une marge bénéficiaire. D’au moins 21k€/an (ou 100€/j) dans l’exemple choisi.

Quelques pistes:

  • Immobilier. En particulier le home-staging, voire la rénovation complète. Le principe est simple: vous acheter un appartement, vous l’embellissez (vous-même), vous le revendez, vous empochez la plus-value.
  • Formation. Vous avez forcément des compétences: informatique, cuisine, danse, conseils vestimentaires, décoration, soutien scolaire…etc. Lancez-vous! Et souvenez-vous qu’il n’est pas nécessaire d’être un expert en le domaine, seulement d’avoir un niveau supérieur à votre élève.
  • Commerce. La voie royale. Puisque vous connaissez votre objectif de marge, il vous suffit à présent de choisir un ou plusieurs produits et de les vendre. Les supports de vente sont nombreux (internet avec ebay, leboncoin, priceminister…, les réunions d’affiliation (type Tupperware), la rue (attention aux autorisations), le porte à porte…etc).
  • Artisanat. Pourquoi ne pas fabriquer vous-même quelque-chose puis le vendre (ou le faire vendre via un système d’affiliation). J’en profite pour faire un peu de pub à une amie créatrice de bijoux et de mobilier: ch’Agathe the Blues (et le lien direct vers sa boutique DaWanda).
  • Blogging. Le principal investissement sera du temps. Mais est-ce vraiment une contrainte de parler de sa passion, de ces centres d’intérêts? La monétisation ne vient que plus tard mais forme un tremplin (pub adsense, affiliation, vente d’ebook…etc).
  • Expatriation. Je reviendrai sur ce point mais n’oubliez pas que si vous êtes un « pauvre » Français moyen, vous êtes de facto catégorisé parmi les nantis dans certains pays, et ce avec 100€/j (voire beaucoup moins). Et si on vous donnait l’occasion de « bien vivre » pour seulement 1000€/mois (le SMIC globalement), avec en prime le climat, la chaleur et l’accueil de la population, l’absence de stress…!?

Alors, combien de temps passerez-vous encore à vous esclaver au bureau, persuadé d’être indispensable à une société qui vous jettera dès qu’elle n’aura plus besoin de vous…?

22 commentaires

  1. bonjour !
    100 euros par jour ! seulement ?? à la télé ce midi on donne les revenus d’un sportif qui en est à 50 000 par jour, soit (j’ai quand même calculé) plus de 2000 euros l’heure (même celle dormie) !!!
    mais ce sont des carrières éphémères ! pour ma part je préfère regarder comme exemples la liste mise à jour des milliardaires de la planète, et constater que pour ceux qui ont baissé dans le classement, la cause est leurs dons accrus aux oeuvres ! là on rejoint les recommandations d’un bon nombre de livres parlant de ‘fortune’ …

  2. En 2007, le salaire moyen en France était de 1997€ (nets) vs 1594€ pour le salaire médian (50% gagnent moins, 50% gagnent plus). Par ailleurs, les 10% de Français les plus « riches » gagnent 3000€ et plus (et 3000€, ce n’est pas « énorme » en soi…).

    Donc il faut relativiser.
    Et comme tu le dis ChrisToonet, beaucoup de très gros salaires sont éphémères (sportifs, patrons, artistes…). Et ces gens-là vivent selon un niveau de vie très élitiste et sont à 100% dans la rat-race: leur IF est quasi-inatteignable!
    Mais ces gens-là n’ont pas un job de merde, dans une tour à La Défense ou au bout de n’importe quelle ligne de métro à 1h de leur domicile… Aucun doute qu’ils ne vont pas à reculons au boulot!

    Quant aux grosses fortunes, d’une part on parle d’une infime partie de la population et d’autre part les chiffres sont biaisés car on parle souvent de leur capitalisation, en intégrant la valeur de leur société, ce qui ne correspond pas au montant présent sur leur compte en banque 😉
    Ceci étant, je ne les plains pas pour autant…

  3. Merci pour cette réflexion dominicale! Intéressant a creuser! Je suis en plein dedans! Bon dimanche

  4. Bon dimanche à toi aussi Zenetperf!
    En fait, ce n’est qu’une « décomposition » de l’objectif. Le plus difficile est de se fixer soi-même cet objectif puis de passer à l’action.

    Pourtant avec la rupture conventionnelle et le filet de sécurité des Assedic, c’est grandement facilité aujourd’hui! 😉

  5. Bonjour Alteriche,
    Je pense que tu sais d’ou j’ai trouvé l’url de ton site.
    Tu dis qu’avec la rupture conventionelle et le filet de sécurité des assedic l’objectif (100Euros par jour en se fatigant moins je suppose) est grandement facilité.
    J’aimerai bien te voir développer le sujet, car cela semble être intéressant.
    Je ne connais pas bien le système des assedics mais en profiter (dans le sens en abuser) m’est impensable, question de principe.
    L’assedic est effectivement un super filet de sécurité si l’on perd son emploi, le temps d’en trouver un autre (ou un autre moyen de remplacer ses revnus), il est tellement super que ce serait dommage de le perdre à cause de l’abus que beaucoup en font (du au fait qu’il est déjà trop sécuritaire? mais c’est tout un débat ou entre de nombreuses composantes que je ne suis pas en mesure de mener).

    Bref, imaginons que j’ai un emploi, et que pour pouvoir travailler moins, ou gagner plus (suivant l’objectif), je décide de négocier une rupture conventionelle et de négocier 20 000 euros de prime de départ tout compris (et cela n’est pas forcement gagné dans toutes les entreprises).
    Donc la deux choses :
    De une il y a un délai de carence des assedics, et je crois que le pécule rentre dans le calcul non?
    De deux : j’ai 20 000 euros + l’épargne de secours, disons 3 mois de salaire (6000 euros (c un exemple je ne gagne pas 2000 par mois je précise)) comment comptes tu placer tu 26000 euros pour gagner 2000 euros par mois ? (7,69%)
    Surtout en france ? A l’étranger j’aurai encore une idée, mais je serai quand même un peu en dessous, et le risque…est gros sur ce coup, car on ne parle plus d’argent dont a pas besoin.

  6. Salut Scheucheu (et content de te voir ici 🙂 ).

    Pour répondre à tes questionnements:
    _ Le salariat (que j’appelle souvent « l’esclavage » de manière emphasique) n’est pas le meilleur moyen pour parvenir à l’IF, donc je l’imagine encore plus mal comme point de départ pour être rentier…
    _ Les Assedic sont en revanche un filet de sécurité inouï pour qui souhaite se lancer dans l’entrepreneuriat mais bloque quant à l’aspect « gagne-pain » des débuts (pour reformuler: ça permet de quitter sa zone de confort sans pour autant se mettre totalement en danger, étant donné qu’on retrouve une autre zone de confort, financièrement parlant)
    _ Les indemnités de départ (prime) ne servent pas à financer un apport ou un placement mais viennent en complément des indemnités d’allocations (Assedic), c’est en tout cas ma façon de voir les choses. Voilà pourquoi je les rapproche en utilisant le dénominateur commun « indemnités. » Bref, de l’argent perçu sur des efforts passés (le temps passé à s’esclaver) et non sur les efforts à venir (l’aventure entrepreneuriale)
    _ L’idée n’est pas de « travailler moins ou de gagner plus » comme tu l’écris mais de ne plus travailler (pour de l’argent en tout cas) et de vivre (à son niveau d’IF) de revenus passifs. Et pour cela il faut « bosser », c’est-à-dire mettre en place des systèmes (ET NON THESAURISER, nuance!!)
    _ Attention!! Je ne dis pas que les Assedic facilitent l’objectif de 100€/j par « eux-mêmes »: il n’est pas question de « placer » argent (cette « rente » ne serait pas définitive de toute façon) mais de mettre en place des systèmes pour atteindre l’IF (et en attendant, il faut bien subvenir à ses charges!).
    Pour reprendre l’exemple du blog: perso, je ne gagne pas (encore) d’argent avec alteriche.com et il faut bien que je « remplisse la gamelle »
    _ Je ne vais pas débattre sur l’éthique de profiter ou non d’un système. Mais ces « avantages » existent (et depuis peu: http://tiny.cc/kk2lg). Pourquoi ne pas en profiter?
    Les gens gagnant beaucoup d’argent esquivent au maximum l’IR en investissant, et à contrario les gens tout en bas de l’échelle sociale sont totalement assistés d’allocations en tout genre, ce qui les prive de rage de s’en sortir!
    Et je ne parle même pas de la soit-disante solidarité qui impose un modèle de société à tous…
    _ Quant à l’étranger (je parlais d’expatriation), on peut imaginer l’inverse de ton propre parcours: investir en France et vivre à l’étranger (pays à « bas coûts »… qui a dit les Philippines!? lol).

  7. Je rebondis juste sur la fin, pour le reste il faut que je relise, plus longuement (j’ai pas encore dormi et je suis en pleine renovation lol).
    Pour ce qui d’investir en France et vivre aux philippines, c un but de ma démarche, mais j’ai une logique bien à moi (ca se remarque un peu lol), en gros nous (moi ma femme, et mon fils) aimerions pouvoir vivres aux philippines ET en France, en alternant au gré des envies… Mais l’objectif serait de pouvoir dépenser aux philippines l’argent gagné la bas, et en France les revenus d’ici… Bref j’en suis bien loin, surtout sur la partie France ou nos seuls actifs sont nos salaire au jour d’aujourd’hui… (mais je vais tout faire pour y remédier).
    Par contre concernant le temps passé à s’esclaver… sans cet « esclavage » et je trouve le mot trop fort, (même si on ne peut pas dire qu’en tant que salarié nous sommes autre chose qu’un numéro) est le point de départ de notre futur richesse (c le but avoué non?) :
    Sans mon boulot, je dois réduire encore plus mes coûts que ce que j’ai déjà fait, et la je parlerai de grosses privation (au point de chercher une boite de pâté 5 cents moins cher 🙂 ), moi je reste dans l’optique mon travail est un actif, il faut que cet actif puisse aussi servir à financer un autre actif. Mais bien sur avant cela il y a des étapes.
    Bref je philosophe la, mais je penses que tu as compris un peu mon optique.
    Je finirai par le fait qu’on peut voir le monde d’autant de façon différente qu’il y a de personne, et que par conséquent il n’y a jamais de solutions unique, mais une multitude avec des résultats corespondant plus aux moins aux attentes, et ou effectivement le facteur temps joue beaucoup.
    Je rebondirai plus tard sur ton analyse du filet de sécurité 🙂

  8. Attention!
    Ton salaire n’est pas un actif: c’est une contrepartie à la dépense de temps que tu consens (un « produit » comptablement parlant).
    Je pense que cette sémantique est importante, surtout pour prendre conscience qu’on investit pas son temps (on le DEPENSE) dans un emploi car celui-ci ne rapportera jamais rien (au mieux un licenciement…).

    Comme tu le dis, la seule vertu du salaire (pour moi il n’est pas question de le « supprimer » mais de le « remplacer »), c’est d’en utiliser une partie pour acquérir de (vrais) actifs.
    A condition que cette partie soit suffisante pour que cette stratégie ne mette pas plusieurs décennies à se finaliser (sans quoi l’âge de la non-retraite ne sera jamais à 40 ou 50 ans…). Et à condition de savoir « se payer en premier » 😉

  9. Ok,
    Si j’invetsis mon argent, dans un bien qui me rapporte de l’argent avec le temps est un actif, alors pourquoi en investissant mon temps et peu d’argent (au départ quasi 0..quoique nos parent ont payés pour nous élevés)ne serait ce pas un actif. Mais on s’est éloigné du sujet, et même si on est pas d’accord sur cela, on est entièrement d’accord sur le fait qu’un salaire est forcément insuffisant et trop contraignant (ton sens de l’esclavage).

  10. Bonjour Alteriche,

    Si je peux me permettre en complément des quelques pistes que tu nous as déjà donnés j’y ajouterais le marketing de réseau comme moyen pour se créer un revenu résiduel ou passif. Mais là aussi, il faut y passer du temps.

    Olivier

  11. Entièrement d’accord Olivier, encore faut-il savoir utiliser le MLM pour que ce soit efficace (et ne pas tomber dans certains pièges comme la vente pyramidale).

  12. En fait je suis un passionné de la question, je commence à avoir une bonne expérience dans ce domaine et suis toujours à l’affût de bons conseils … Par contre, je me suis toujours dis qu’une fois la bonne compagnie identifiée avec le bon produit ; ceux qui vont maîtriser les techniques du marketing internet et du marketing de réseau vont faire un carton et seront à même de se constituer un revenu récurrent non négligeable qui leur permettra de laisser sans aucuns regrets leur travail de bureau… 🙂

  13. Bonjour Alteriche,
    Je constate qu’il y a, actuellement, une forte tendance de fond qui associe le développement personnel au fait de devenir entrepreneur et surtout, surtout, de ne pas rester salarié.
    Je trouve le raccourci un peu facile. Le salariat n’est pas de l’esclavage même de manière emphasique. Esclave de quoi ? De ma boite. Je peux partir à n’importe quel moment. Des directives de ma boite, de mon patron, de mon salaire, de mon pays ? De rien de tout ça car je ne dois rien à personne en étant salarié. Je suis libre. J’ai des amis entrepreneurs de TPE/ PME, je me sens beaucoup plus libre qu’eux. Je prends un exemple concret. Je cherche à organiser une semaine de vacances prochainement avec certains de ces amis. L’horreur. Il faut qu’ils s’organisent 4 mois à l’avance, font hyper attention à la destination car c’est la seule semaine de congés qu’ils prennent et ne vont pas déconnecter de leurs assistantes ou blackberry. La boite a tout le temps besoin de son patron pour tourner. L’entreprise n’a pas besoin tout le temps besoin de ses salariés. J’ai 9 semaines de congés par an, je les prends quand je veux, et une fois en congés, no work connection. L’entrepreneur est davantage esclave de son entreprise que le salarié n’est esclave de son entreprise.
    Certes, l’entrepreneuriat est une vraie aventure très enrichissante personnellement. Mais le salariat comporte de vrai challenge, de vrai défi. L’entreprise est un vrai laboratoire de développement personnel pour la recherche de la performance, de la maitrise de soi, de la confiance. J’ai envie de dire soyez fier d’être salarié car c’est vrai moyen de se développer personnellement dans un environnement de compétition et de défi.
    L’intérêt du développement personnel, en étant salarié, est que l’on constate tout de suite le résultat de notre développement au regard des autres qui vont reconnaitre ou non nos aptitudes. Nous sommes alors récompensé par une évolution ou une gratification. Le salarié ne peut s’en prendre qu’à lui-même alors on apprend, on applique et on voit tout de suite si les résultats escomptés sont là. On ne peut pas tricher en entreprise car c’est la perception et la vison des autres qui va vous donner le niveau de vos résultats : vous êtes bon, mauvais, médiocre ou excellent. Je ne considère pas mon salaire comme une contrepartie à la dépense de temps que je consens. Le temps étant limité, mon salaire serait limité. Je considère mon salaire comme une contrepartie au résultat que je donne à ma société. Pas limite dans la performance des résultats, pas de limite dans mon salaire.
    Il donc important de dire que oui vous pouvez trouver votre épanouissement et enrichissement personnel en étant salarié.

  14. Bonjour,
    Je réagis aux propos d’Holyclair,
    Tu as raison de préciser que l’entreprenariat n’est pas forcément de tout repos, le cliché ou lorsque l’on est patron on est tranquille est bien faux. Il est sur qu’être patron est dans un premier temps être responsable de ses revenus, et bien souvent dans ce cas la on ne compte plus ses heures, car nos résultat seront à l’échelle de nos résultats.
    Cependant le type de salarié que tu décris, dans ton entreprise est un cas rare, aujourd’hui une entreprise ne reconnaît plus aussi aisement l’implication et la motivation de ses employés, au contraire elle leur demande un maximum de performance pour un minimum de coûts, sans compter qu’elle leur demande aussi de la flexibilité.
    Je ne dis pas qu’il n’existe pas d’entreprise ou il fait bon travailler, cependant elles tendes à se rarifier, en dehors de quelques patrons de PME qui sont prêt à payer des personne performantes (et surtout de confiance c’est important dans les petites entreprises), note bien que les grandes entreprises essaye d’applique le minimum requis par les grilles salariales.

    Sorti de la, tu as une certaine sécurité à être salarié plutôt que patron (quoi que de nos jours…), mais je ne penses plus que cela te mènera à l’épanouissement personnel, un jour ou l’autre tu sera déçu par un de tes supérieurs qui ne te reconnaitra pas à ta juste valeur.

    Personellement je pense que l’idéal ce serait d’être rentier 🙂

    Mais avant cela l’entrepreunariat est un grand pas, et rien n’empêche si cela fonctionne de pouvoir déleguer au fur et à mesure une partie des responsabilités, afin de ne plus se surcharger.

    Si l’on est patron est qu’au bout de 10 ans on continue à courir e à être indispensable (je veux dire par la 7J/7), il faudra peut être se poser de sérieuses question, ou alors cela répondra à un choix.

    Pour je ne précise n’avoir jamais dit que c’est facile, mais tout cela répond à des choix de vie. Et comme ici l’on parle d’indépendance financière, en résumé, le but est quand même de ne plus dépendre d’un patron. Non?

  15. Bonjour Scheucheu,

    Je suis d’accord avec toi sur l’état que tu fais de l’entreprise. Pour être précis, je suis directeur dans une entreprise cotée au CAC40 où je suis en charge d’une trentaine de personnes. Comme tu le précises bien, je recherche auprès de mes collaborateurs un maximum de performance et malheureusement, je n’ai pas forcément tous les moyens pour les rémunérer à leurs justes valeurs. Ce que je veux dire sur le statut de salarié, c’est qu’il n’y a pas de fatalité à ne pas réussir dans son poste. C’est vrai de que l’environnement de l’entreprise est très darwinien mais c’est justement une opportunité pour s’améliorer, devenir plus fort et trouver un épanouissement personnel. Je pense que l’épanouissement personnel, on le trouve plus lorsque nous sommes en zone d’inconfort que de confort. Après c’est l’état d’esprit qui fait la différence.

    Comme disait Churchill « Le pessimiste voit des difficultés dans les opportunités, l’optimiste voit des opportunités dans les difficultés »

    J’ai aussi des réflexions d’entrepreneuriat car forcément, il est question de challenge, de créativité et oui, de gain financier. Mais je pense vraiment que le salariat est un tremplin intéressant et formateur. Il faut y voir les cotés positifs et lui redonner un peu de lettres de noblesses (même si dans les médias ce n’est pas le cas).

  16. Bonjour Holyclair,

    Je penses que ton point de vue est pas mal, même si il n’est pas le même que moi, mais quand tu dis que le salariat est un tremplin intéressant et formateur, moi je dirai que c’est une étape obligatoire.
    Je précise, je suis bien loin de l’indépendance financière aujourd’hui, et je suis encore salarié. J’ai la chance d’être dans un service ou l’ambiance est bonne, et ou mon travail me plaît. Cependant je ne me fais pas d’illusions, lorsque la société devra faire du ménage elle n’hésitera pas à nous jeter. (A nuancer) Donc mon objectif, est aujourd’hui de ne plus dépendre de quelqu’un d’autre, et pour ca, il faut soit : acheter de l’immobilier et louer (assez pour pouvoir se payer), soit créer une entreprise.

    Après pour les personnes qui se plaisent à être salariés, je ne les critiques pas du tout, mais le salariat n’est à mon sens pas compatible avec indépendance financière.

    Cependant pour finir, oui il faudrait redonner des lettres de noblesse au TRAVAIL, mais la encore ce n’est pas dans les mains des salariés, si les salaire étaient plus haut (plus d’écart avec les assedics etc..) les gens comprendraient qu’il est utile de travailler, et ne profiteraient pas autant des aides. C’est un autre débat, qui je penses est très lié à l’image du travail.

  17. Je découvre ton blog qui partage des thèmes communs avec le mien et je vais réagir sur cet article car moi aussi j’ai pas mal réfléchi au salaire horaire (concept bien décrit dans le livre « Votre vie ou votre argent »).

    En effet je te rejoins, nos salaires ne sont pas énormes surtout si on pense aux années d’études et ce qu’elles ont couté.

    Pour les moyens d’enrichissement à vrai dire, je ne crois qu’en un seul : l’entrepreneuriat car il offre un effet de levier terrible si tu as des salariés. Ce n’est pas mon cas mais j’ai tout de même créé mon eurl que j’ai fermé depuis et qui m’a permis d’être très à l’aise avec la création d’entreprise.

    Tout le reste c’est malheureusement peu évident et l’immobilier c’est de l’investissement (c’est différent ce n’est pas du business sauf si tu es marchand de biens).

    Un mot sur les blogs. Je ne crois pas en France au modèle du blog qui permet de vivre car il n’y a pas assez de public francophone. Quand je parle de blog, je parle d’une personne qui écrit des articles, qui met de la pub sur son site mais qui ne vend pas lui-même de produits. Par contre c’est la encore intéressant car si tu crées une société ton expérience de blogueur (technique, marketing et rédactionnel) te sera fort utile!

  18. Bonjour Gilles,

    Ton analyse du salariat est juste, mais sur celle de l’entreprise il faut peut être nuancer…
    Je penses surtout que l’entrepreunariat (je suis en train de monter ma premiere societé) est un levier terrible, mais attention, il comporte des risques que l’on se doit de bien calculer avant de se lancer, en emettant les pires des hypothèses (ma facon de proceder est de toujours penser au pire, pour n’avoir que de bonne surprise, ou au moins ne pas etre pris au depourvu).
    Quand tu investis dans l’immobilier, tu peux encore travailler en tant que salarié et garder un filet de sécurité, mais quand tu crées une sociétés dans laquelle tu dois t’investir, cela va te prendre beaucoup de temps, et donc tu ne pourra que t’occuper de cela (après il y a des nuance en fonction de l’activité de la société). Et, tu n’aura pas de filet de securité (bon ok si tu es demandeur d’emploi tu peux créer et toucher les assedics…) et même si ca peut rapporter gros (en etant ton propre patron) tu prends quand même beaucoup de risque, pour ton capital, tes revenus, et peut être même pour ta famille car tu ne fera plus du 35 heures…

    Cependant l’aventure, car c’en est une en vaut la chandelle à mon sens.

    A+++

  19. Bonjour,

    Quelle discussion intéressante!
    J’ai moi aussi l’envie d’atteindre l’IF. Seul hic (ou pas), je suis fonctionnaire, alors pas questuion de rupture conventionnelle, ni d’ASSEDIC….J’essaie donc de développer mon activité (ou plutôt ma passion) en travaillant dans la fonction publique à 80%, mais clairement, c’est presque impossible. J’ai bien investi dans l’immobilier ( 1 appart en LMNP et une maison en location), mais pour l’instant, cela ne me rapporte rien (oui, j’exagère, maes locataires payent mes biens) en argent sonnant et trébuchant.
    Quelqu’un aurait-il des idées ou une expérience similaire à la mienne?
    Merci d’avance

  20. Merci de ton commentaire Sab 🙂
    Il n’y a pas de recette miracle. Pour l’instant, tu as déjà 3 atouts de taille par rapport à 90% des gens: un emploi public qui t’ouvre davantage de portes au niveau bancaire – un sens entrepreneurial qui t’a fait passé à l’action (pendant que d’autres procrastinent) – la constitution d’un capital (qui même s’il ne génère pas de revenus sera une rente à terme).
    A mon sens, ton problème semble être que tu as atteint un seul: d’une part sans doute ta capacité d’emprunt avec 2 biens (?) mais surtout d’autre part ton temps qui n’est pas extensible…

    Une piste pourrait être d’estimer le temps que prend ta passion (en tout cas sa monétisation) et de voir comment l’insérer dans ton emploi du temps (revoir ton organisation personnelle, revoir ton approche de cette passion si trop chronophage, réduire ton activité salariée de 80 à 50%…etc).

    Une autre piste que j’explore beaucoup actuellement, c’est la location saisonnière.
    Peut-être l’occasion pour toi de transformer tes 2 biens vers ce système. C’est lourd en gestion mais si ça te rapporte plus, ça pourrait par exemple te permettre de « te mettre en disposition » (je crois que c’est comme ça qu’on dit dans la fonction publique?).

  21. Bonjour,

    Je dois avouer que votre méthode de calcul pour trouver comment nous gagnons réellement et pleine de bon sens et c’est la raison pour laquelle il y a 8 mois de cela j’ai créé mon emploi.

    Aujourd’hui j’aide les gens qui cherchent à améliorer leur style de vie en les soutenant dans la création de leur propre emploi. Faire ce que l’on aime tout en aidant les gens, voila un travail sympa !

    Wilfrid

    Pour avoir plus de détails sur mon activité, cliquez sur mon Wilfrid BERGÉ au dessus de ce texte.

  22. Tes idées sont bonnes ! Je ne suis pas très douée en ce qui concerne l’artisanat, mais le commerce et l’immobilier sont des sujets que j’arrive à maîtriser 😉 Merci pour le partage, c’était un article intéressant.

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